Bien-être au travail: pourquoi la France est à la traîne

source: challenges.fr

Ce n’est pas une surprise. Encore une fois les Français sont en queue de classement du baromètre sur le bien-être au travail d’Edenred-Ipsos.  Exception culturelle ou vrai problème de fond des politiques RH?

checklist-1266989_640

Manque de considération de la hiérarchie, faible solidarité entre collègues, intérêt limité pour le travail, sentiment de déséquilibre entre vies personnelle et professionnelle… Cette année encore, les salariés français se retrouvent en queue de peloton de la 11ème édition du baromètre sur le bien-être au travail, publié ce jeudi 26 mai par Ederend et Ipsos. L’étude a été menée à travers les 15 plus grandes économies du monde sur la base de trois critères de jugement principaux: le cadre de travail (équipement, solidarité, objectifs…), l’attention (considération de la hiérarchie, investissement dans la formation…) et l’émotion (plaisir à travailler, intérêt pour les missions, confiance en l’avenir…).

En la matière, l’Hexagone décroche ainsi seulement la 12ème position. Et même si les deux tiers des Français attribuent un score plutôt voire tout à fait positif à leur entreprise en matière de bien-être au travail, ils se situent néanmoins loin derrière l’Inde (88%), les Etats-Unis (77%) ou même l’Allemagne (75%); et même en dessous de la moyenne globale de 71%. En matière d’épanouissement, difficile toutefois, de faire pire que les entreprises japonaises qui emportent l’adhésion d’à peine deux salariés sur cinq (44%).

Un pays de râleurs… mais pas seulement!

« Parler d’exception française serait toutefois tiré par les cheveux, tempère Julia Pironon, Director de la practice Leadership & Engagement Advisory Practice d’Ipsos, qui pilote le baromètre depuis l’origine. Les Français se montrent traditionnellement plus pessimistes, râleurs, critiques et démotivés que les autres. Ce biais culturel explique en partie ce score assez faible. »

Mais pas seulement! « On peut également expliquer ce résultat par des politiques RH perçues comme peu actives sur cette problématique alors que les attentes exprimées semblent, elles, très fortes », pointe Julia Pironon. Ainsi, l’Hexagone enregistre le troisième plus mauvais score en matière de politique RH sur le sujet, juste devant la Chine et le Japon. Or, « il existe une corrélation entre le bien-être au travail et la perception de politiques ‘actives' », souligne l’étude.

Comparées aux autres pays, les entreprises françaises négligeraient particulièrement les marques d’attention à leurs collaborateurs, qu’il s’agisse de signes de reconnaissance ou d’investissement dans la formation. « Nous sommes un peu en retard sur la gestion individualisée des compétences qui semble moins développée en France que dans d’autres pays, en particulier du côté des économies anglo-saxonnes », note Julia Pironon.

Le référendum à l’initiative de l’employeur inquiète les salariés

source: lexpress.fr

S’ils saluent le côté démocratique de la mesure figurant dans la réforme du code du travail, les salariés sont majoritairement contre, révèle une étude menée par Technnologia.

ballot-box-32384_640

Les salariés français sont attachés aux instances représentatives du personnel, selon l’étude publiée, mardi 4 juillet, par le cabinet Technologia. 61% d’entre eux assurent qu’ils connaissent leur rôle et leurs fonctions. Interrogés sur ce qui occupe majoritairement les représentants du personnel, les salariés citent d’emblée les conditions de travail, la sécurité et la santé (67%), soit les prérogatives du CHSCT. Vient ensuite la question liées au salaire (61%).

Un rôle globalement positif

Un quart des salariés affirment avoir déjà sollicité un représentant du personnel au cours de l’année écoulée. Et ils en sont plutôt satisfaits: 68% jugent leur rôle positif.

Un sondage qui tombe à pic: la fusion des instances représentatives du personnel dans les entreprises est l’un des points centraux de la réforme du code du travail. Le gouvernement souhaite rassembler en une instance unique le comité d’entreprise (CE), le comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT) et les délégués du personnel. La ministre du Travail assure que chaque instance garderait ses priorités et ses spécificités, mais plusieurs syndicats s’alarment de cette décision. Ils estiment que cela risque de diminuer le nombre d’élus et les heures de délégation et de voir certains sujets, notamment liés à la santé ou l’organisation du travail, disparaître des discussions.

83% des salariés contre la fusion

Une crainte qui semble se retrouver du côté des salariés. 83% des personnes interrogées se disent convaincues de la nécessité de conserver l’indépendance des instances. La moitié des répondants justifie cette position par la nécessité de « mieux défendre l’intérêt des salariés. » Pour une toute petite majorité des répondants (51%), les IRP ont suffisamment de temps pour le faire, même si 47% d’entre eux estiment que leur rôle s’est complexifié au fil du temps.

L’étude aborde également le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur et interroge les salariés sur cette mesure envisagée dans le projet de réforme actuellement discuté. Le refus est catégorique: 60% des salariés se disent opposés à cette option. S’ils sont 84% à reconnaître que c’est une « avancée démocratique », ils sont également 65% à craindre que ce référendum soit utilisé pour « imposer une décision contestée. »

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, FAUT-IL S’INQUIÉTER POUR LE MONDE DU TRAVAIL ?

source: ipssidm.com

robot-2301646_640

L’IA, DE QUOI S’AGIT-IL ?

Inspirée de la définition du professeur M. Marvin du Massachusetts Institute of Technology. L’IA recouvre toutes les tâches effectuées par des machines, qui seraient considérées comme intelligente si elles étaient faites par l’homme.

L’avantage de l’IA repose sur sa capacité à mémoriser sans limite l’historique, les paramètres et leurs évolutions. Ainsi la conservation en mémoire permet une adaptation permanente. Cela permet notamment la correction d’erreurs ou la création des systèmes d’alertes pour y remédier. La transmission de savoir, nécessaire aux humains, est inutile pour l’IA. La capacité prédictive des machines devient possible, elles se souviennent, anticipent et alertent.

Cependant, pour des opérations cérébrales comme raisonner, analyser son environnement et communiquer, l’être humain surpasse complètement la machine.

En effet, l’ordinateur est loin de la compréhension, d’une pensée autonome et son « intelligence » réside dans les programmes qu’il exécute, lesquels doivent être réalisés par l’être humain.

DEVONS-NOUS NOUS PRÉOCCUPER DES CONSÉQUENCES SUR L’ORGANISATION ACTUELLE DU TRAVAIL ?

En 2016, le Forum Economique Mondial estimait que 5 millions d’emplois seraient détruits d’ici à 2020, du fait de la 4ème révolution industrielle. Cette estimation inclut l’IA, la robotique, la nanotechnologie, l’impression 3D, la génétique et la biotechnologie. Précisons que : la disparition de 7,1 millions d’emplois (l’automatisation mais aussi les tâches administratives) devrait être compensées par la création de 2,1 millions de nouveaux emplois (l’informatique, les mathématiques et l’ingénierie).

D’après Laurent Alexandre, ex-chirurgien, cofondateur de Doctissimo, il faudra devenir complémentaire de l’IA pour continuer à travailler.  « Dans le futur, tous les gens qui ne seront pas complémentaires de l’intelligence artificielle seront soit au chômage, soit avec un emploi aidé ». 

«L’IA aura dépassé les meilleurs radiologues avant 2030», pronostique-t ’il. 

Aussi, Stephen Hawking est plus pessimiste, « Le développement de l’intelligence artificielle pourrait signifier la fin de l’espèce humaine ». Il ajoute : « Elle prendrait son envol et se restructurait à un rythme toujours croissant. Les humains, qui, sont limités par l’évolution biologique lente, ne pourraient pas concurrencer, et seraient remplacés ».

Nous comprenons l’utilité de faire évoluer les compétences de chacun afin d’utiliser les nouveaux usages numériques pour améliorer les performances.

Les webdesigners doivent faire évoluer leurs compétences pour continuer à travailler. Nombre de sites et de fonctionnalités sont proposés pour aider à la conception d’un site web.

La StartUp The Grid, permet de créer son site web grâce à des robots. Ils vont chercher à optimiser par le design les objectifs fixés par l’utilisateur. Ils sont aussi capables d’analyser les images et d’y détecter les parties saillantes ou les creux, il sait aussi analyser du texte pour identifier le sujet et ajuster la couleur des typographies aux contrastes. L’IA propose plusieurs variations d’assemblages de site web. »

L’HUMANITÉ AURA À CHOISIR ENTRE LE DÉMIURGE OU LE GOLEM

Les propos de Laurent Alexandre sont loin d’être rassurants : «Je vous rappelle que dans le futur tous les gens qui ne seront pas complémentaires de l’IA seront soit au chômage, soit avec un emploi aidé». Il ajoute même : «Aucun emploi non complémentaire de l’IA n’existera en 2050, par définition».

Il termine par : «Si on met de côté tous les gens qui ne sont pas complémentaires de l’IA et qu’on leur donne des jeux et du cirque, dans 50 ans on a Métropolis, et dans un siècle on a Matrix». 

À cette vision dantesque l’on peut opposer la faculté d’évolution et d’adaptation de l’humain… à condition qu’il en ait le temps et l’envie. Il reste à engager la réflexion des conditions de l’intégration de l’IA et ce en complémentarité plutôt qu’en substitution.

Brown-out, stupidité fonctionnelle et souffrance au travail

source: managerattitude

conflit

Les concepts se multiplient pour décrire le mal-être au travail et ses conséquences : l’excès d’implication qui mène au burn-out, l’ennui qui génère le bore-out, et maintenant l’absurdité ressentie de ses tâches quotidiennes qui conduit au brown-out. De quoi s’agit-il, pourquoi en arriver là et comment en sortir ?

Traduit par « chute de tension » dans l’industrie électrique, le brown-out désigne maintenant cette perte d’énergie subie par un manager ou un collaborateur face à un travail qu’il ressent absurde ou stupide. Un terme tendance pour décrire des situations largement répandues, dans lesquelles un individu doué d’intelligence se retrouve exécutant de tâches qui en sont dépourvues.

Comme un dégoût de soi-même

Le chercheur suédois Mats Alvesson et son collègue britannique André Spicer étudient depuis plus de dix ans comment des organisations intelligentes emploient si mal des gens intelligents. Avec une surprise constante : la façon dont les gens les plus intelligents finissent par faire les choses les plus stupides. Parmi les exemples qu’ils citent dans leur livre The Stupidity Paradox :

  • des adultes intelligents qui participent avec enthousiasme à des exercices de leadership qui auraient plutôt leur place en maternelle,
  • des cadres qui accordent plus d’attention au design des slides powerpoint qu’à une analyse approfondie des problèmes traités,
  • des inspecteurs d’académie davantage intéressés à construire des stratégies fumeuses qu’à améliorer la formation des étudiants,
  • des ingénieurs plus impliqués à mettre en scène des bonnes nouvelles qu’à apporter de réelles solutions,
  • des travailleurs de la santé qui passent plus de temps à remplir des formulaires qu’à soigner leurs patients,
  • … la liste est longue !

Du même coup, soulignent les auteurs, « on ne s’étonnera pas que tant de ces individus intelligents décrivent leur emploi comme stupide. » Il s’ensuit une démission face aux exigences de l’organisation voire, pour certains, une véritable souffrance, voire un dégoût de soi qui débouche sur des troubles psychologiques et physiologiques.

La stupidité fonctionnelle

La stupidité fonctionnelle au travail commence quand des collaborateurs intelligents sont découragés de réfléchir. Dans ce type d’entreprises – et elles sont légion ! – on considère deux populations : les thinkers et les doers. Il y a ceux qui pensent et ceux qui font, autrement dit : la tête et les jambes. Une conception venue d’un taylorisme mal digéré, et dont l’absurdité devient manifeste quand ces mêmes organisations prétendent recruter les meilleurs !

Le pire est peut-être que la stupidité fonctionnelle se nourrit d’elle-même. Car à court terme, elle peut sembler utile et produire des résultats, parmi lesquels gain de temps dans l’exécution et absence de conflits. Comme le rappelle André Spicer : « réfléchir est plus fatigant qu’exécuter, et remettre des habitudes en question ne favorise pas la popularité ». Les individus intelligents apprennent vite : plutôt que d’utiliser leurs dons, ils se tiennent tranquilles et se contentent de suivre le mouvement. L’intelligence collective va ainsi diminuant, les meilleurs éléments quittent l’entreprise, et les plus fragiles tombent malades.

Pour éviter le brown-out, fuir la stupidité fonctionnelle

Néfaste aux individus comme aux organisations, la stupidité fonctionnelle est le résultat d’un style de direction dont il faut prendre le contrepied. Les moyens sont connus : considérer ses collaborateurs comme des êtres doués de raison, encourager la réflexion individuelle et collective – en d’autres termes, « libérer » l’entreprise en même temps que ses collaborateurs…

Clause de mobilité figurant au contrat de travail: ce que dit la loi

source: l’express.fr

Même en présence d’une clause de mobilité valablement rédigée dans le contrat de travail, l’employeur n’a pas la liberté absolue de faire ce qu’il entend.

Un employeur peut insérer une clause de mobilité dans le contrat de travail le liant à son salarié dans le but de changer son lieu de travail sans avoir besoin de recueillir son accord. Ceci confère de la souplesse pour l’entreprise qui peut être amenée à transférer un ou plusieurs salariés d’un établissement à un autre ou en cas de déménagement. Mais pour être valable, la clause de mobilité doit répondre à certaines exigences.

lifting-24401_640

Une zone géographique précise

Lorsqu’il rédige une clause de mobilité dans un contrat de travail, l’employeur doit veiller à respecter plusieurs critères.

La jurisprudence exige que la clause de mobilité définisse de façon précise sa zone géographique d’application. Celle-ci doit être ainsi claire et non évolutive afin que le salarié sache exactement dans quel périmètre il pourra être amené à se déplacer.

Un employeur ne peut pas se contenter d’indiquer qu’il pourra, par exemple, muter le salarié dans toutes les zones géographiques où il exerce son activité. Dans ce cas, la zone concernée ne peut pas être clairement et précisément envisagée par le salarié.

De même, l’employeur ne peut pas prévoir qu’il se réserve le droit de muter le salarié dans tout nouvel établissement que l’entreprise souhaiterait implanter. En effet, ce type de clause laisserait trop de pouvoir à l’employeur, lequel pourrait, de fait, unilatéralement étendre la portée de la clause de mobilité en ouvrant un établissement où il le souhaite.

« Sur tout le territoire français »

En revanche, un employeur peut, par exemple lister deux ou trois sites sur lesquels il est implanté. Il peut également délimiter une zone géographique telle que l’Île-de-France ou encore l’agglomération lyonnaise. La Cour de cassation a même reconnu qu’une clause de mobilité « sur tout le territoire français » n’était ni floue ni évolutive et pouvait être opposable au salarié (Cass. soc, 9 juillet 2014, n°13-11.906. (Ille-de-France, agglomération lyonnaise, Bretagne…).

Enfin, la clause n’est valable que si elle est indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise et si elle est proportionnée au but recherché.

La jurisprudence sanctionne les abus

Si la clause de mobilité confère à l’employeur le droit de muter le salarié à l’intérieur d’une zone géographique qu’il a précisément délimitée, ce droit n’est pourtant pas absolu. La jurisprudence sanctionne les abus.

Ainsi, selon la jurisprudence, la mise en oeuvre de la clause de mobilité ne doit pas porter atteinte à la vie personnelle et familiale du salarié si une telle atteinte n’est pas justifiée par la tâche à accomplir et si elle n’est pas proportionnée au but recherché. Par exemple, si l’on demande à une femme mariée et mère de deux jeunes enfants de déménager à l’autre bout de la France alors que son mari occupe un emploi fixe… Cela voudrait dire déménager, se séparer de fait de ses enfants, ou éventuellement les emmener et leur faire changer d’école.

Sont notamment concernées les hypothèses où l’employeur met en oeuvre la clause de mobilité de manière abusive, en sachant pertinemment que le ou la salarié(e) ne pourra pas accepter. Par exemple, un employeur qui décide de muter une salariée au retour d’un congé parental en ne lui donnant que trois semaines pour intégrer son nouveau poste commet un abus de droit. À contrario, une clause limitée à une région avec un salarié célibataire peut être appliquée.

Le délai de prévenance est souvent pris en compte par la jurisprudence pour caractériser l’abus de l’employeur. Une précipitation dans la mutation peut paraître suspecte. Il n’y a pas de délai dit « normal », mais une appréciation au cas par cas. L’abus peut également être caractérisé lorsque le poste à pourvoir pourrait être proposé à d’autres salariés de l’entreprise, sans porter cette fois atteinte à leur vie familiale.

En cas de litige, c’est au salarié qu’il appartiendra de démontrer que la décision de l’employeur était étrangère à l’intérêt de l’entreprise et que la clause de mobilité a été mise en oeuvre de mauvaise foi.

FutureOfWork : le travail de demain se construit aujourd’hui

source : welcometothejungle.co

Construire le futur du travail, voilà une mission ambitieuse qui a su regrouper des acteurs aussi divers que les politiques, les ressources humaines, ou encore les plateformes d’intermédiations et plus largement la « gig economy » qu’ils représentent. (Littéralement « économie des petits boulots », ce terme renvoie aux plateformes collaboratives comme Uber ou Deliveroo qui emploient majoritairement des micro-entrepreneurs et renouvellent ainsi le rapport au travail en diminuant le recours au travail salarié. Un modèle en plein essor partout dans le monde !). L’objectif  qui en découle :adapter le travail à l’orée de l’intelligence artificielle et autres technologies qui ont vocation à le bouleverser. Mais aussi : le calquer sur les attentes des futurs travailleurset offrir plus de flexibilité, plus de créativité, plus de collaboration. Bref, mettre la technologie au service du travailleur de demain. Jusqu’à modifier le sens même du mot « travail ».

S’il est un secteur qui est aux premières loges pour influer ce changement, c’est bien leSaaS – comprendre « software as a service », ou logiciels à usage professionnel. Le startup studio eFounders en est l’expert ! Acteur majeur du SaaS en Europe, il crée en effet des startups dont les logiciels sont déjà utilisés par des millions de professionnels. Entre ses murs se lancent chaque jour des idées, des discussions, des débats, des projets, des succès… qui ont et vont révolutionner l’entreprise dans son ensemble. Fort de cette expérience, eFounders a accepté de nous livrer sa conception du futur du travail. Tour d’horizon d’un futur plus collaboratif, plus intelligent, et plus heureux – de quoi faire aimer le travail.

Plus collaboratif

S’il est un point sur lequel tous s’accordent volontiers, c’est bien celui-ci. L’avenir du travail sera collaboratif, ou ne sera pas. D’une part, parce que les exigences liées au travail d’aujourd’hui sont à la croisée de différentes compétences. Et d’autre part, car c’est un vœu cher aux employés eux-mêmes. Plus d’échange, c’est pour chacun l’opportunité d’apprendre de l’expertise des autres et de s’impliquer, ensemble, dans le projet de boîte.

Ce mouvement vers plus de collaboration, vers plus de transversalité, ne date pas d’hier. Certains dinosaures du web – comme Dropbox – avaient déjà pressenti ce changement et ont permis très tôt la création et le partage de fichiers en ligne. Dans le SaaS en particulier, des logiciels collaboratifs comme Slack ont explosé ! Ce chat nouvelle génération facilite la transparence au sein des équipes et propose une nouvelle manière de travailler en groupe. Choisi par une majorité de startups, il permet en effet de créer des channels de discussion en interne sur des thèmes choisis pour faciliter les échanges et l’accès aux informations. il s’interface avec d’autres logiciels pour rassembler toutes les notifications liées au sein d’une même interface Slack (exemple : vous recevez un mail via le formulaire de contact de votre site, celui-ci apparaît automatiquement dans le Channel Slack « support ». Idem si vous créez un nouveau projet sur Trello ou recevez une candidature via Welcome Kit, l’outil de gestion des candidatures de Welcome to the Jungle). Une trajectoire vers plus de transparence que de nombreuses entreprises souhaitent suivre !

Exemple : Slite, du startup studio eFounders, souhaite développer le partage de connaissance en facilitant la collaboration sur la prise de notes.

→ S’adapter à des projets toujours plus interdisciplinaires, à des attentes des équipes pour plus de transversalité et de transparence – voilà l’un des chantiers du #FutureOfWork. Un créneau très porteur pour des SaaS qui veulent résoudre l’équation par un mix entre technologie et culture d’entreprise.

Plus intelligent

Ce changement-là, les professionnels du SaaS l’avaient déjà anticipé. Arrivée de manière fulgurante – et avec son lot d’inquiétudes – la vague de l’intelligence artificielle ne fait que débuter et déjà beaucoup voient en elle l’un des piliers du travail de demain.Automatisation des tâches, insights puissants, et même aide à la décision : voilà ce que promet l’IA appliquée au monde du travail. Un changement qui peut être anxiogène, mais dont le fondement est bien une volonté d’enrichir le travail – quitte à le réinventer au passage.

Les cas concrets ne manquent pasFred de la Compta offre des insights et de l’aide à la décision sur un secteur souvent outsourcé – la comptabilitéForest aussi mélangeanalytics et business opérations dans sa plateforme d’admin. Les deux permettent ainsi aux entreprises de reprendre la main sur des activités souvent reléguées au deuxième rang. L’IA vient également suppléer les humains sur certaines tâches fastidieuses. On pense bien évidemment aux bots (robots informatique) – comme celui de Julie Desk(assistant virtuel pour la prise de RDV) – mais aussi à des outils plus « traditionnels » tels que des nouveaux CRMs comme Near qui ajoutent une couche d’IA pour faciliter la gestion des bases de contacts.

→ Si la montée de l’IA a de quoi inquiéter – comme chaque révolution technologique a pu le faire en son temps – c’est aussi une manière de remettre l’humain au cœur du travail de demain. En sollicitant ces qualités qu’aucun bot ne saurait imiter : la créativité, bien évidemment, la prise de risque, aussi, et l’intuition. Bref, le travail à encore de beaux jours devant lui.

Plus heureux

Parfaitement : l’avenir du travail sera heureux ! Cela a de quoi surprendre, et pourtant. Si la promesse du revenu universel n’a pas su convaincre lors des élections présidentielles 2017, c’est là une contrepartie inéluctable de la montée de l’intelligence artificielle. Car forcément, qui dit automatisation de certaines tâches dit productivité décuplée. Ainsi, l’activité professionnelle deviendra un choix : le choix de s’investir dans un travail qui nous motive et via lequel on veut progresser et s’épanouir… La preuve de cet intérêt croissant pour la problématique du bonheur au travail ? L’émergence du métier de Chief Happiness Officer, inventé dans les années 2000 par un ingénieur chez Google. CHO, autrement dit : garant du bonheur en interne et de la culture d’entreprise.

Pour rendre le travail plus attractif, certains SaaS planchent aussi sur des solutions. La notion de bien-être au travail a déjà fait naître des beaux succès entrepreneuriaux :

  • Hivy, dont la solution de ticketing pour office managers fut propulsée au batch d’hiver du Y Combinator, compte parmi ceux-là. Elle permet aux employés de faire remonter tout type de demandes aux « office managers », que ce soit signaler un problème technique, réserver un taxi, un restaurant ou demander l’achat d’un matériel manquant. Une plateforme simple permet alors de tout gérer via un tableau de bord. Toutes ces requêtes inhérentes à la vie quotidienne de l’entreprise sont consultables aussi librement par les DRH et Managers sur leur smartphone, ce qui améliore aussi la transparence globale. Une bonne manière de booster l’engagement & l’investissement de chacun !
  • D’autres, plus récents, comme Briqentendent révolutionner la reconnaissance au travail – un chantier colossal, à la croisée des attentes des entreprises et des employés pour plus de bienveillance. Comment exprimer sa satisfaction à l’égard du travail fourni par les différents employés d’une équipe ? eFounders a fait le pari d’unemonnaie virtuelle avec Briq ! Une monnaie qui permet de s’encourager et se remercier au quotidien entre collègues via Slack. Vous venez de signer un gros contrat, avez fait le buzz avec votre dernier article, trouvé un Hack malin ou fini de développer une nouvelle feature ? Votre équipe ne manquera pas de vous féliciter en Briqs, que vous cumulez et pouvez alors dépenser sur un e-shop (livres, iPad, etc.). Jolie mentalité en interne pour booster la motivation générale !
  • Autre chantier, et pas des moindres : les outils dits de productivité. Pensés pour un usage intensif, certains logiciels comme Station souhaitent offrir plus de confort aux travailleurs surmenés par la multiplicité des onglets, des mots de passe, et des distractions dans leur console de travail.
  • Enfin, des startup comme Supermood ou Bloom at Work créent des outils pour sonder les salariés sur leur bonheur au travail via des questionnaires hebdo ou mensuels. Les résultats sont ensuite remontés de manière anonyme aux managers pour leur permettre de mieux gérer leurs équipes et façonner la culture interne. La parole est donnée aux collaborateurs pour faire changer les choses !

Ainsi, si le travail restera porteur de sens dans la vie de chacun des travailleurs de demain, il devra également rimer avec bien-être. Une équation pas aussi simple qu’il n’y parait, le travail restant après tout pour certains – et notamment pour les entrepreneurs – une sphère de compétition et d’accomplissement de ses ambitions personnelles. Un impératif qui ne pourra prendre le pas complètement sur la cohésion de groupe, critère qui tient une place de plus en plus prépondérante dans le choix d’un travail et à l’avenir dans le choix de travailler.

La France au 1er rang

Un peu par habitude, on s’attend à ce que les nouveautés pour le futur du travail soient importées des US, où la Silicon Valley tourne à plein régime. Et pourtant, tous les exemples cités sont français et basés en France (sauf Dropbox et Slack, bien évidemment). Comme si, las de devoir attendre des changements sur le plan institutionnel les entrepreneurs de la French Tech avaient décidé de se retrousser les manches et de réinventer le travail par le software.

Et le moins que l’on puisse dire c’est que le secteur est plein d’innovations et à la cote auprès des investisseurs. Chez eFounders, par exemple, c’est 9 startups et plus de $45 millions qui ont été levés en 6 ans d’existence. De quoi imaginer toujours plus loin, les frontières du travail de demain !

Burn out : les douze signes qui doivent vous alerter

source: Francetvinfo

Rares sont ceux qui ne se sont pas sentis un jour épuisés à la fin de leur journée de travail. Ou stressés le matin, à l’idée d’en affronter une nouvelle. Parfois, les vacances sont attendues avec une telle impatience que l’individu s’interroge : suis-je en train de faire un burn out ? Si ce terme anglais n’a toujours pas rencontré de consensus scientifique, il répond à une liste de symptômes précis, identifiés au gré des centaines d’études menées sur le sujet.

conflit

Pour savoir si vous êtes atteint par ce syndrome des temps modernes, répondez par « OUI » ou par « NON » à chaque phrase.

1. Pour x raisons – changement de poste, de chef, restructuration, nouvelles missions, etc. – vous avez le sentiment de ne plus être aussi efficace au travail.
OUI NON

2. Vous présentez des troubles de l’attention, de concentration, de mémoire. Vous ne trouvez pas vos mots, vous faites des erreurs.
OUI NON

3. Vous compensez avec des horaires à rallonge pour tenter de retrouver l’efficience antérieure. En vain.
OUI NON

4. Le repos n’est plus réparateur. Au réveil, au retour d’un week-end ou de vacances, la fatigue revient aussitôt. Vos ruminations sur le travail vous empêchent de dormir.
OUI NON

5. Contrairement à une dépression, vous n’avez pas le goût à rien, vous n’êtes pas triste tout le temps. Mais le travail est votre principale préoccupation.
OUI NON

6. Vous vous montrez irritable, vous avez des accès de colère. Vous passez facilement du rire aux larmes.
OUI NON

7. Votre entourage a beau vous alerter, vous êtes dans le déni par rapport à votre surmenage. Vous vous repliez sur vous, avec un sentiment de solitude grandissant.
OUI NON

8. Vous souffrez de maux de tête, de douleurs musculo-squelettiques, de troubles du comportement alimentaire, d’infections virales (ORL) à répétitions, de palpitations…
OUI NON

9. Pour tenir le coup, vous avez recours à des substances psychoactives (alcool, tabac, drogue).
OUI NON

10. Vous ressentez un épuisement émotionnel, renforcé par le déni de l’encadrement à l’égard de votre situation. Vos tâches se transforment en mission impossible.
OUI NON

11. Vous avez un comportement à risque, accidentogène.
OUI NON

12. Bienveillant d’ordinaire, vous devenez cynique à l’égard de vos « usagers » au travail (patients, clients, public, etc.). Vous travaillez frénétiquement mais mécaniquement.
OUI NON

Si vous répondez « OUI » aux cinq premiers signes

Ne passez pas votre chemin. Les cinq premiers symptômes décrits ci-dessus sont déjà significatifs dans la mesure où le « sommeil non réparateur et l’hyperactivité compensatrice » au travail sont deux des trois constantes d’un syndrome d’épuisement professionnel en gestation, selon Marie Pezé, psychologue spécialiste de la souffrance au travail contactée par francetv info. Pour autant, le burn-out « est un processus, et non un état » et son évolution est « très lente », explique Catherine Vasey, auteure de Burn-out : le détecter et le prévenir (éd. Jouvence) dans le magazine Psychologies. Autrement dit, il peut être interrompu en cours de route et présente différents degrés de gravité.

Pour évaluer plus précisément votre degré d’usure, vous pouvez effectuer ce test en ligne. Le Malash Burn Out Inventory (MBI), conçu en 1981 par des chercheurs américains et validé au niveau international, permet de mesurer, séparément, le degré d' »épuisement émotionnel », de « dépersonnalisation » et d' »accomplissement personnel » au sein de son activité professionnelle.

Car à ce stade, des sentiments positifs peuvent subsister à l’égard de votre travail et il faut puiser dans ses ressources. « Le principe de base, c’est de ne pas focaliser sur ce qui est stressant, usant », suggère Catherine Vasey, mais de se concentrer plutôt sur ce qui fait sens et apporte de la satisfaction. Lever le pied pour se ménager des moments de pause et de détente dans la journée est également essentiel. Objectif, selon la psychologue : « Ne plus terminer une journée de travail en étant complètement épuisé, au point de ne plus pouvoir s’investir dans sa vie privée. Il n’est pas juste de sacrifier toute son énergie au travail. »

Si vous répondez « OUI » jusqu’au dixième signe

Le processus est bien enclenché, notamment si vous commencez à somatiser, en souffrant de maux physiques chroniques. Si vous consultez un médecin à ce sujet, c’est le moment d’aborder le fond du problème. « Quand on sort du déni, on a déjà fait la moitié du chemin », souligne auprès de francetv info François Baumann, médecin et auteur de Burn-out, quand le travail rend malade (éd. Josette Lyon). Un arrêt de travail temporaire peut être envisagé pour prendre du recul et enrayer le processus. Le site Souffrance et travail publie la liste des consultations spécialisées par département.

Des stratégies peuvent aussi être mises en place dans votre milieu professionnel. « Vous n’osez pas dire non à un surcroît de travail alors que vous êtes déjà débordé ? Essayez le ‘oui, mais plus tard’, ou bien ‘oui, mais aide-moi' », suggère Agnès Martineau-Arbes, médecin du travail, dans L’Express. Il faut commencer par accepter et reconnaître ses propres limites et apprendre à déléguer. Car dans le burn-out, « on est souvent son pire ennemi », analyse la spécialiste.

Catherine Vasey propose quant à elle d’identifier « les lieux d’usure » dans le travail afin de s’en extraire. « Ce sont des tâches, des situations ou des personnes qui créent chez vous un sentiment d’impuissance, de lourdeur, de fatigue. Qui vous vident de votre énergie. » Et vous conduisent directement au signal numéro 10 : l’épuisement émotionnel, symptôme typique du burn-out.

Si vous répondez « OUI » au douzième et dernier signe

Attention, vous courez droit à la catastrophe. Le cynisme est généralement la dernière étape avant le burn-out. Le médecin ne se soucie plus de ses patients, le commercial vend n’importe quoi à ses clients et l’éleveur ne s’occupe plus de ses bêtes. C’est ce que les spécialistes nomment la phase de la « dépersonnalisation » et de la « déshumanisation ».

Arrivé à ce stade, le surmenage est déjà bien installé et, généralement, l’organisme craque en premier : zona, ulcère, accident cardio-vasculaire… Cela peut, dans les cas les plus graves, aller jusqu’à la mort par excès de travail. Un phénomène baptisé « karoshi » au Japon. Le suicide est l’autre alternative dramatique du burn-out.

Sur le plan psychique, un grand sentiment de vide vous envahit soudainement, « comme un trou d’air en avion », dépeint Agnès Martineau-Arbes. Il est alors impossible de retourner travailler et cette incapacité peut durer de quelques mois à plusieurs années. Il faut alors entamer un long travail de reconstruction, dont les étapes sont décrites dans une récente étude de l’Institut national de recherche et de sécurité. S’il est bien accompagné (par un médecin du travail, un psychologue…), il peut être l’occasion de reconsidérer son rapport au travail et au temps. Et d’envisager une reconversion.

Les 10 tendances qui traversent le monde du travail

source: myhappyjob.fr

Agilité, intergénérationnel, décloisonnement… Le « Rapport mondial 2017 sur les tendances au travail », publié par Sodexo, invite à réfléchir sur les meilleures manières d’améliorer la QVT aujourd’hui, et demain. Au menu : les regards croisés de 50 experts.

« Nous cherchons à comprendre quels sont les facteurs d’épanouissement professionnel car nous sommes convaincus que la qualité de vie au travail contribue au succès et à la pérennité des entreprises, explique, en introduction, Sylvia Metayer, Directrice Générale Monde du Segment Entreprises chez Sodexo. Nous pensons qu’il est essentiel pour les dirigeants de prendre conscience des évolutions en cours, d’en mesurer la portée et les implications, afin d’adapter leurs actions. Pour anticiper plutôt que de subir. […] Nous souhaitons que ce rapport ouvre de nouvelles pistes et incite un public plus large à réfléchir et échanger sur les meilleures manières d’améliorer la qualité de vie au travail. »

LES 10 TENDANCES ÉTUDIÉES CETTE ANNÉE

1. L’agilité en entreprise : trouver le juste milieu entre rapidité et stabilité
L’agilité, ce subtil mélange de rapidité et de stabilité, est le dernier Graal des chefs d’entreprise. L’objectif : favoriser la flexibilité de leurs collaborateurs, grâce au recours à des disciplines telles que la méditation. « Dans un contexte de mondialisation et d’hyper-compétitivité, nous devons accepter l’idée que nos certitudes puissent voler en éclat du jour au lendemain. Cela implique d’être capable de repenser notre approche et d’opérer une transformation radicale », affirme Dr Michael Bazigos, Directeur Général d’Accenture Strategy et Professeur associé du Département d’Organisation de Leadership de l’Université de Columbia. « Les cultures managériales qui favorisent l’esprit critique et autorisent les collaborateurs à remettre en question la façon de faire du moment sont les mieux préparées à prendre le tournant de l’agilité. »

Pour y parvenir, les entreprises retiennent trois grands principes :
1. La mobilisation commune autour des objectifs de l’organisation
2. La priorité au travail d’équipe
3. Le principe de performance adaptative


sodexo agilite

2. Le décloisonnement ou le hasard des interactions comme accélérateur d’innovation
L’évolution la plus récente de l’espace de travail collaboratif est la généralisation du coworking à tous les échelons. Les entreprises n’organisent plus seulement le partage de l’espace et des ressources mais décloisonnent les interactions, afin de favoriser la transversalité et l’alliance des forces pour répondre à des problématiques complexes. Le fonctionnement par silos entraîne trop
souvent une forme de ronron stérile. L’entresoi de collègues partageant les mêmes idées et préjugés produit une « pensée unique. » Chacun se soucie de préserver l’ordre établi et un climat d’harmonie, si bien que les concepts neufs et les avis divergents peinent à se faire entendre.

Sodexo decloisonnement

3. Travailleurs sans frontières : comprendre l’impact des migrations sur l’entreprise
L’ampleur des déplacements de travailleurs, que ce soit dans les pays émergents ou les pays développés, offre de nouvelles opportunités pour créer un leadership inclusif, en évaluant les besoins, les compétences et la réussite de l’intégration culturelle.

4. Robots nouvelle génération ou comment la robotique transforme notre façon de travailler
Les robots sont présents dans l’entreprise depuis des années et les progrès de l’intelligence artificielle ont conduit les organisations à leur déléguer des tâches auparavant confiées à l’homme. L’actuel débat porte sur les succès de la robotique, en particulier dans l’accomplissement de tâches en interaction avec des êtres humains.

sodexo robots

5. Le transfert intergénérationnel de compétences : un nouveau modèle pour le développement de talents
L’allongement de l’espérance de vie et du parcours professionnel amènent les entreprises à repenser les modèles hiérarchiques traditionnels d’échange de compétences. Des transferts réciproques se mettent en place entre générations, faisant émerger une nouvelle culture du développement personnel. Historiquement, les transferts de compétences dans l’entreprise suivent un modèle relativement linéaire, de haut en bas. Au fil de la diversification des équipes, de l’allongement de la vie active ou de l’arrivée des nouvelles technologies, la circulation des savoirs prend des formes originales, à rebours de cette idée qui voudrait que les anciennes générations transmettent et que les jeunes reçoivent.

sodeco intergeneration

6. Le Personal Branding au travail : un outil puissant pour les collaborateurs comme pour les employeurs
Aujourd’hui, la création d’une « marque personnelle » suscite un vif intérêt, les employeurs cherchant à faire profiter l’entreprise de l’aura personnelle de leurs collaborateurs.

7. Recréer du lien avec son environnement de travail grâce au design
Qu’il s’agisse de la gestion de l’espace, des nouvelles technologies, du travail virtuel ou tout simplement des aménagements, le lien entre les collaborateurs et leur environnement est un facteur-clé d’épanouissement. Le design doit contribuer à améliorer cette interaction, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. Pour le Dr. Rachel Permuth, l’expérience design « vise à concevoir un service, un parcours ou toute autre composante de l’environnement de travail en l’articulant autour du collaborateur. Déterminer un lieu de travail spécifique, dans un bureau ou hors site. Recréer l’expérience d’une journée de travail, du réveil à la sortie des bureaux, en passant par les différents intermèdes qui ponctuent la journée. « Le Design Thinking peut faciliter le quotidien des collaborateurs au travail, et améliorer à terme leur qualité de vie. » Les architectes en Design Thinking s’emploient à recentrer l’espace de l’entreprise autour de l’humain, un concept que Tom Stat, un ancien d’IDEO, expert en innovation et consultant en stratégie, a baptisé l’« humanisation de l’environnement de travail. »

sodexo environnement de travail

8. L’Agenda 2030 du développement durable : repenser la responsabilité sociétale à l’aune d’une vision partagée et d’un objectif commun
Les Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés pour 2030 mettent les entreprises face à la nécessité de collaborer entre elles mais également avec les pouvoirs publics, pour servir une vision commune. L’adaptation des pratiques de ces sociétés aura une incidence sur les progrès accomplis dans la réalisation de ces ODD mais aussi sur les aspirations de collaborateurs, avides de changements positifs.

9. Libérer le potentiel de la génération Y : pour une nouvelle compréhension de ses motivations
Pourquoi a-t-on besoin de mieux comprendre les « Millenials » ? Parce que la compréhension de cette génération permet de mieux saisir à quoi ressemblera l’entreprise de demain.

sodexo generation Y

A lire : Le bonheur au travail selon la génération Z

10. Bien-être 3.0 : le lieu de travail comme destination bien-être
La notion actuelle de bien-être va plus loin que l’alternative « prévenir ou guérir » et fait du lieu de travail un catalyseur de santé pour les collaborateurs, leur famille et la société dans son ensemble. Aujourd’hui, les employés attendent de leurs employeurs qu’ils leur proposent un contrat amélioré, incluant leur santé et leur confort. On demande aux entreprises de fournir des cadres de travail optimisés ou des équipements propices au bien-être. Le Dr. Peter Wald, Directeur médical au sein de la United Services Automobile Association, explique que « l’ancien modèle repose sur des programmes fragmentés, alors qu’il faudrait créer une culture du bien-être globale, intégrant l’aspect physique, financier et émotionnel ».