Qualité de vie au travail : que valent vraiment les classements d’employeurs ?

source: les echos

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Tendance. En pleine guerre des talents, difficile pour les entreprises de ne pas tenir compte de ces palmarès qui prétendent mesurer la qualité de vie au travail.

Ce fut une petite guerre d’annonces. Le 28 mars dernier, des dizaines d’entreprises vantaient leur place dans le palmarès 2018 de  Great Place To Work des entreprises où il fait bon travailler en France . L’une se félicitait d’être « la première à figurer pour la cinquième année consécutive dans le Top 3 », l’autre de son entrée prometteuse à la 41e place… Le même jour, le géant Amazon France rappelait, dans un communiqué un brin agacé, qu’il avait, lui, été « distingué à trois reprises parmi les employeurs les plus attractifs en France », dans de « prestigieux classements » : les LinkedIn Top Companies 2018, Randstad Employer Brand Research 2018 et Universum Awards 2018. Aucune entreprise soucieuse de son image ne peut plus ignorer ces classements d’employeurs. Chacune cherche la meilleure stratégie à adopter.

Un ticket d’entrée parfois coûteux

Patrick Dumoulin, directeur général de Great Place To Work France, ne cache pas sa satisfaction. « Les entreprises françaises sont de plus en plus nombreuses à se porter candidates pour figurer dans notre palmarès. Elles font désormais de la qualité de vie au travail un axe stratégique. » Le cabinet originaire de San Francisco est ainsi devenu une sorte d’arbitre des élégances « corporate ». Chaque année plus attendu, son palmarès est aussi contesté. Ce qui lui est reproché ? Un ticket d’entrée à 5.900 euros minimum, voire 13.400 euros pour les entreprises de plus de 50 salariés souhaitant bénéficier d’une « analyse détaillée ». Le montant n’a pourtant rien d’excessif, sur ce marché pas comme les autres.  Top Employers , palmarès concurrent né à Amsterdam il y a dix ans, annonce un tarif d’adhésion à 15.500 euros par an, assorti d’un engagement de trois ans. « Nous assumons complètement notre modèle payant », insiste Patrick Dumoulin.

Cherchez le business model !

A mesure que la marque employeur et le bien-être au travail sont devenus des leviers puissants de recrutement, de nombreux classements ou labels ont débarqué en France :  Top EmployersRandstad Employer Brand , Statista, Universum, LinkedIn, pour ne citer qu’eux. On en dénombre 100 à 150 chaque année dans le monde. Great Place To Work veut se distinguer par son antériorité. « Notre méthodologie a été mise au point en 1992, et développée dans 60 pays, rappelle son directeur pour la France. Nous avons accumulé quinze ans de data. Great Place To Work s’est imposé comme un observateur privilégié de la qualité de vie au travail en France. » Avant d’ajouter, un peu provocateur : « Si un classement met en avant sa gratuité, cherchez le business model ! »

Une manifestation spontanée de l’attractivité

La gratuité, c’est justement l’argument du  Randstad Employer Brand. La moitié des 250 entreprises lauréates en France sont de grands clients du cabinet d’intérim et de recrutement. « C’est un service que nous leur rendons, concède volontiers François Béharel, président du groupe Randstad France. Ce qui les intéresse, c’est le rapport détaillé que nous leur transmettons sur ce que perçoivent d’elles les sondés. Il leur permet de s’autoévaluer et de se comparer avec d’autres acteurs, concurrents directs ou non. »  Randstad Employer Brand du classement de Randstad, ne figure  Great Place To Work des entreprises où il fait bon travailler en France . « Nous préférons ne pas mettre en place d’opération payante, puisque nous avons la chance que notre attractivité se manifeste spontanément dans d’autres enquêtes », explique Thierry Baril, directeur général des ressources humaines du groupe Airbus. Mais il se garde bien d’exclure formellement de faire la démarche de s’affilier, un jour, à Great Place To Work. « Car c’est un label international qui compte. »

 

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7 principes pour être plus efficace

source: l’express

Heures sup’ qui s’enchaînent, projets qui dérapent… Ces scénarios catastrophes s’expliquent. Apprenez à les déjouer.

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La vie, au travail comme à la maison, ne peut pas être mise en équation. Il existe pourtant des dizaines de lois empiriques qui la régissent sans que nous en prenions conscience et qui font l’objet de nombreuses études. Connaître leurs effets est une des clés pour bien s’organiser. En voici sept que l’on rencontre tout au long de sa carrière, décortiquées par le coach de dirigeants Jean-Louis Muller, auteur du blog « Le management dans tous ses états ».

1. Loi de Murphy: la loi des emmerdements maximum

Définition : « Rien ne se passe jamais comme on l’a prévu. » Variante: « Le diable est dans les détails. »

Le pépin arrive toujours quand il ne faut pas et où il ne faut pas. C’est le passeport qu’on découvre non valide une fois arrivé à l’aéroport, la tartine qui tombe côté beurre. Et les petits tracas s’enchaînent. Vous êtes pressé? La voiture est en panne, etc. Les ingénieurs connaissent bien cette loi qui dérègle et retarde les projets. Tout processus – de recrutement, d’innovation, de production…- est une aventure pleine d’aléas. Mieux vaut chercher à les anticiper et à les réduire.

Le conseil : faites de la paranoïa intelligente, dès que c’est important pour vous. Les explorateurs du bout du monde, par exemple, se font opérer de l’appendicite avant de partir, au cas où il y aurait nul médecin. Sur les gros projets les experts préparent des rétro-plannings et imaginent le pire. Et vous, avant votre rendez-vous capital, faites réviser la voiture.

2. Loi de Parkinson: la loi du temps qui s’étire à l’infini

Définition : « Comme le gaz, le temps se dilate jusqu’à occuper la totalité de l’espace disponible. »

Cette loi fondamentale s’applique à la gestion de son temps mais aussi de sa carrière et de sa vie. Lorsqu’on ne se fixe pas de butée horaire ou calendaire dans la réalisation d’une tâche ou la prise d’une décision, elles s’éternisent. Plus on a du temps pour faire une chose, plus on met du temps à la faire. Pensez plutôt à rebours:  » Qu’est-ce que j’aimerais qu’on dise de moi après cette mission? »

Le conseil : borner votre temps et celui des autres et raisonner en termes d’objectifs et non pas de tâches à réaliser. On vous dit « c’est ASAP » (aussitôt que possible), faites préciser le délai ; fixez à 20 minutes la durée de la réunion ; commencez un mémo par la conclusion, etc. Les petits ballons de baudruche laissent moins de place à l’air qu’une montgolfière.

3. Loi de Douglas: la loi des dossiers qui s’entassent tout seuls

Définition : « Plus on dispose de place, moins on trie. »

C’est une variante de la loi de Parkinson. Plus vous avez d’espace et d’armoires pour ranger, plus vous étalez vos affaires. Votre bureau ressemble plus à une aire de stockage qu’à un lieu de travail, votre boîte mail est surchargée de dossiers et sous-dossiers. Résultats: vous perdez du temps à retrouver l’information utile. Ce qui paralyse l’action.

Le conseil : restreignez vos zones de rangement.

4. Loi de Pareto: la loi de l’éparpillement inutile

Définition : « L’essentiel prend 20% du temps et de l’espace, l’accessoire, 80%. »

C’est une autre loi fondamentale qui s’applique à bien des domaines : 80% des effets sont produits par 20% des causes. Exemple: 80% du chiffre d’affaires est réalisé par 20% des clients, 80% des tâches sont traitées en 20% de temps… Ce coefficient multiplicateur est issu des bâtisseurs égyptiens de pyramides, qui ont calculé l’énergie minima à développer pour soulever les gros blocs de pierre.

Le conseil : inutile de gaspiller vos forces. Mieux vaut se focaliser sur ce qui vaut la peine, ces 20% qui vont causer des dégâts ou booster l’activité. Gare au perfectionnisme, au micro-management, à la lecture exhaustive des mails, etc. Apprenez à élaguer votre arbre des priorités et à doser votre effort.

5. Loi d’Illich: loi de l’acharnement inefficace

Définition : « Au-delà d’un certain seuil, l’efficacité humaine diminue jusqu’à devenir négative. »

C’est la loi des rendements décroissants. Au bureau ou à l’école, au-delà de 90 minutes, l’attention est en chute libre. Alors, inutile de prévoir des réunions de 3 heures, de s’escrimer en continu sur un dossier qui vous résiste, d’avaler un sandwich derrière votre écran à midi pour vous avancer… La journée non-stop ne vous rendra pas plus efficient. Vous tomberez en apnée derrière votre PC. Variante : ce n’est pas parce qu’on met plus de monde sur un projet que ça avance plus vite.

Le conseil : faites des pauses. Et prévoyez des blocs de travail continu de 90 minutes au maximum. Entre deux, allez prendre un bol d’air frais, papotez avec un collègue. Par ailleurs, sélectionnez les contributeurs pertinents sur un projet.

6. Loi de Carlson: la loi du travail fractionné dévoreur de temps

Définition : « Le temps perdu à cause de l’interruption d’une tâche est supérieur au temps de l’interruption. »

Tout travail interrompu (par une sollicitation, une musique, un casse-croûte etc.) est moins efficace qu’un travail réalisé en continu. Pour deux bonnes raisons. 1/ Il faut globalement trois minutes au cerveau pour se reconnecter à la tâche. 2/ Une fois déconcentré, l’individu est tenté de papillonner, surtout si le dossier l’embête : il ira à la machine à café, lira une affiche, croisera untel et papotera…

Le conseil : isolez-vous. Fermez vos portes, mettez votre téléphone sur répondeur, désactivez le signal sonore d’arrivée des nouveaux mails. Et résistez à toute dispersion en ne faisant qu’une activité à la fois.

7. Loi de Confucius: La loi de l’expérience vaine et intransmissible

Définition : « L’expérience ne sert qu’à répéter les mêmes erreurs, mais plus rapidement. »

La mode des « best practices » soi-disant applicables partout relève du fantasme. La formule « Croyez-en mon expérience! » tue l’innovation. Nous sommes dans l’ère du copier-coller. Or, ce qui vaut ici ne vaut pas forcément là. Il faut laisser sa place à l’imagination. Les clés de la réussite de Steve Jobs ne sont-elles pas liées à l’intuition à l’émotion, à l’interprétation? Il s’était, dit-on (1) procuré un Minitel, avait désossé l’appareil, et étudié en détail son modèle économique… Plutôt que de le décalquer, il l’a adapté et ont découlé de ses réflexions iTunes, l’App Store et l’iPhone.

Le conseil : mieux vaut s’inspirer d’un procédé que de chercher à l’imiter.

L’engagement des salariés, une question d’équilibre

source: hbrfrance.fr

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La France est loin d’être la championne du monde de l’engagement au travail. En 2015, environ un salarié français sur deux faisait preuve d’engagement à l’égard de son entreprise, un score inférieur à la moyenne mondiale (62%). Alors qu’il a été démontré que ce dernier engendrait des retombées positives, notamment sur le plan de la performance, cette question n’est toujours pas prioritaire au sein des comités de directions.

Par ailleurs, en dépit de l’évolution significative des connaissances sur les initiatives d’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée en Amérique du Nord et au Royaume-Uni, la connaissance de l’approche, de la mise en œuvre et de l’impact de ces initiatives dans les entreprises françaises restent insuffisantes voire anecdotiques pour certaines.

Dans le cadre de notre recherche, nous avons interviewé 27 dirigeants et managers de neuf grands groupes français dans le but d’améliorer notre compréhension des différents niveaux d’engagement. Pour cela, nous avons exploré la manière dont les pratiques, les politiques et les programmes en faveur de l’équilibre vie professionnelle et vie personnelle des salariés, ainsi que les relations interpersonnelles sur le lieu de travail, influençaient et contribuaient à l’engagement des salariés. Le groupe de participants était diversifié (54% de femmes et 46% d’hommes) représentant plusieurs secteurs, tels que la finance, l’éducation, la santé, les services publics et privés. Tous les participants étaient mariés et 92% d’entre eux avaient des enfants.

Des mesures isolées peu efficaces

Plusieurs initiatives en matière d’équilibre ont déjà été mises en place dans les entreprises que nous avons étudiées. Ce sont surtout des mesures formelles, le plus souvent appliquées à titre expérimental et non intégrées à un programme complet. Ce sont par exemple des chartes de bonnes pratiques sur l’envoi d’emails, le droit à la déconnexion, des conciergeries d’entreprises, etc.

Nous avons aussi remarqué l’existence et l’adoption progressive de mesures de « flexibilité » : travail à temps partiel, horaires modulables et télétravail. Elles sont généralement accompagnées de politiques telles que le congé parental, qui permettent aux collaborateurs de prendre du temps libre pour faire face à leurs responsabilités personnelles. Cependant, ces pratiques ne sont pas des « formules magiques » qui peuvent être utilisées indépendamment d’autres mesures, comme cela était pourtant le cas dans plusieurs entreprises.

En nous appuyant sur les expériences de nos participants et sur la perception qu’ils avaient de leur entreprise en terme d’adaptation (ou non) aux nouvelles attentes des salariés, nous avons identifié quatre principes que les entreprises devraient prendre en compte lorsqu’elles souhaitent assurer l’équilibre vie personnelle – vie professionnelle et donc l’engagement de leurs salariés.

1. Individualiser le soutien

Si les mesures telles que les services de garde d’enfants et le télétravail sont explicitement soutenues par l’entreprise, elles sont souvent appréciées des salariés. Cependant, ces initiatives formelles sont efficaces et utiles lorsqu’elles coexistent avec des normes et des pratiques de travail implicites, qui visent par exemple à donner un sens à l’importance de l’équilibre entre la vie professionnelle et privée, à soutenir et à être bienveillant à l’égard de ceux qui utilisent les mesures proposées.

Par ailleurs, les managers sont plus à même d’améliorer le bien-être et l’efficacité de leurs collaborateurs lorsqu’ils sont au courant de leurs contraintes personnelles. Ils sont plus attentifs aux signes avant-coureurs d’un déséquilibre comme le stress, l’anxiété et le manque de concentration. Les ressources du département RH peuvent être exploitées pour fournir ces connaissances sur le salarié (par exemple, l’entretien annuel incluant des questions sur la façon dont il se sent au travail).

Ce gain de renseignements incite les managers à donner accès aux mesures qui contribueraient à rééquilibrer la situation. Cependant, une telle approche personnalisée n’est pas toujours cohérente avec les valeurs et / ou les styles de management français. Les normes sociétales ont traditionnellement placé les questions « hors-travail » au-delà du domaine de préoccupation de l’entreprise, étiquetant le manager attentif d’« intrusif » ou de « non-professionnel ».

2. Communiquer en donnant l’exemple

Certains dirigeants soulignent qu’il est nécessaire de donner du sens à ce que font les salariés en démontrant que chaque décision a un but précis et justifié. En effet, les bonnes pratiques en matière d’engagement incitent les managers à communiquer clairement sur les efforts de l’entreprise pour répondre aux enjeux d’équilibre de tous les collaborateurs.

Pour cela, les managers doivent montrer l’exemple – en diversifiant leurs activités à côté du travail, en quittant leur poste à des heures raisonnables sans ramener de travail chez eux, en réservant leurs emails aux heures de travail et en acceptant les faiblesses exceptionnelles de la part de leurs collaborateurs. En ayant leurs managers pour exemple, les salariés sont davantage susceptibles de recourir à ces mesures.

D’après un dirigeant interrogé, les salariés ont parfois besoin de savoir dire «non», de définir leurs propres conditions de travail et surtout de s’y tenir. Par conséquent, un salarié souhaitant assurer son équilibre doit communiquer de façon transparente ses choix professionnels et privés à ses collègues et être convaincant. Il se rendra compte que ses choix seront finalement bien perçus et respectés.

3. Favoriser l’équité entre les salariés

Les salariés attendent des entreprises que les mesures profitent à tous les collaborateurs, et pas uniquement à un groupe restreint d’individus. Un dirigeant nous a donné l’exemple de l’attribution du télétravail dans son entreprise. La mesure est attribuée aux salariés qui en ont le plus besoin. La décision est prise collectivement et renouvelée plusieurs fois dans l’année, afin de permettre à tous les membres de l’équipe d’en bénéficier tout en s’assurant d’atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Les collaborateurs sont donc responsables et se coordonnent pour maintenir l’équité de cette mesure spécifique.

Cette méthode permet aux collaborateurs d’adhérer davantage à la politique de l’entreprise. Toutefois, compte tenu du décalage entre la théorie et la pratique, les managers et les praticiens RH doivent veiller à mesurer le niveau d’adhésion à ces nouvelles initiatives ainsi que les résultats obtenus auprès de ceux qui les utilisent.

4. Prendre en compte les différences de générations

Les salariés de la génération Y ont tendance à placer leurs propres intérêts avant ceux de l’entreprise. Ils ne se sentent pas redevables et sont prêts à quitter leur entreprise dès lors qu’elle n’est plus un lieu d’épanouissement personnel et professionnel. En revanche, les membres de la génération X démontrent un engagement fort envers elle, en la plaçant au centre de leur vie et en le montrant par leur disponibilité totale – en restant au travail pendant de longues heures et en laissant «voir» qu’ils sont présents.

Un exemple inquiétant s’est présenté à maintes reprises dans nos questionnaires. Il s’agit de la persistance de la norme du «travailleur idéal», étroitement alignée sur les normes comportementales françaises. En effet, de nombreux salariés des générations plus âgées continuent à croire que de longues heures de présence au travail et une grande disponibilité leur donnent l’image d’employés « performants» qui sont «vraiment engagés».

Ce comportement archaïque est contraire à ce qui est nécessaire pour préserver son équilibre – comme prendre quelques moments pour soi, diversifier ses activités et se déconnecter de son travail. Ce ne sont pas des signes de «désengagement», mais plutôt le contraire (lire aussi la chronique : « Cultivez la paresse pour renouer avec l’envie de travailler »)

Par conséquent, les organisations doivent trouver un consensus qui réponde aux attentes divergentes des salariés issus de générations différentes pour continuer à susciter leur engagement. Les managers doivent, au préalable, avoir connaissance des préférences de leurs collaborateurs en matière de travail et d’équilibre avec leur vie personnelle.

Ainsi, pour inverser la tendance en France, les organisations devraient prendre en compte les retombées positives des mesures de conciliation entre travail et vie privée sur l’engagement. Elles gagneraient à mettre en œuvre des programmes cohérents et complets, en vue de préserver leur capital humain.

Les managers sont-ils en train de basculer en plein spleen?

source: challenges

Qu’il s’agisse des qualités relationnelles, de l’environnement de travail ou de l’épanouissement, oui, le climat social des entreprises françaises s’améliore sensiblement ces dernières années, confirme le dernier baromètre Cegos. Derrière ces bons chiffres, le cas particulier des managers interpelle.

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C’est un fait assez rare pour être souligné. Cette année, salariés, managers et DRH s’accordent tous sur le même constat: côté climat social, ça va mieux dans les entreprises françaises, révèle le 19ème baromètre de l’Observatoire Cegos mené sur cette question, publié ce mardi 5 décembre. Ainsi, alors que seulement 9% des salariés et 24% des managers percevaient une amélioration du climat social en 2014, ils sont respectivement 22% (+13 points) et 32% (+8 points) à identifier des progrès. Même tendance du côté des DRH les plus optimistes qui sont passés d’une proportion de 23% à 47% (+24 points), sur cette même période. Inversement, moins nombreux sont ceux à noter une dégradation notoire du climat dans leur entreprise (-16 points pour les salariés, -27 points pour les managers, et -19 points pour les DRH). Qualité du climat au sein de l’équipe, fierté d’appartenance, entraide entre collègues, environnement de travail… Tous les indicateurs sont ainsi au mieux en progression comparés aux années précédentes, au pire stables.

Tous, vraiment ? A y regarder de plus près, le baromètre Cegos pointe une dichotomie troublante sur le cas particulier des managers. Car certes, ils sont à chaque fois plus positifs que les salariés sur leur évaluation globale des différents items du questionnaires. Certes, la grande majorité d’entre eux jugent satisfaisants le climat de leur l’équipe (88%), leur environnement de travail (82%), leurs objectifs fixés (83%) ou encore leur rémunération actuelle -69% la jugent même comme une source de motivation. Toutefois, sur un nombre conséquents d’autres signaux faibles, les indicateurs sont en recul.

« Mise à distance »

A commencer par l’intérêt porté à leur poste et leurs missions. Ainsi, si les trois quarts des managers estiment que leur travail est d’abord une source d’épanouissement avant d’être une source de de contraintes cette année, la tendance est à la baisse par rapport à 2016 (-2 points). De même, les chefs d’équipes sont moins nombreux à affirmer qu’ils « apprennent en permanence dans leur travail » (-5 points VS 2015). Seule un peu plus de la moitié d’entre eux (53%) identifie par ailleurs l’intérêt et la variété de leur poste comme un facteur-clé de motivation (en baisse de 15 points par rapport à 2015).

Si bien que la part des managers attribuant une note supérieure à 8 (sur une échelle de 1 à 10) à leur implication et investissement dans le travail au quotidien recule également de 4 points par rapport à l’an passé. « On constate une forme de mise à distance plus importante des managers par rapport aux salariés, que les DRH ne semblent d’ailleurs pas percevoir pour le moment. Cela peut s’expliquer par le fait que cela ne se ressent dans aucun indicateur RH tel que l’absentéisme ou la baisse de performance individuel », explique Catherine Lainé, directrice de projet, spécialiste des enjeux RH chez Cegos. A moyen terme néanmoins, une baisse d’implication, auprès des équipes notamment, peut avoir des effets délétères sur la qualité des relations mais aussi des résultats d’un service.

Les conditions de travail des responsables interrogés évoluent également de manière mitigée. Encore 52% d’entre eux jugent avoir une charge de travail trop importante. Ils étaient toutefois 65% en 2015. La pression exercée par leurs managers et par les acteurs extérieurs à l’entreprise (clients, fournisseurs, sous-traitants, etc.) se dégrade en revanche de façon notoire (respectivement de 8 et 16 points).

Entre le marteau et l’enclume

« Les managers sont une population particulièrement exposée car ils se retrouvent au croisement de différentes exigences parfois contradictoires entre leur hiérarchie d’une part, leurs partenaires extérieurs et leur équipe, d’autre part. Tout cela avec une marge de manoeuvre souvent limitée », constate Catherine Lainé. Pas étonnant dès lors que les managers se sentent de plus en plus isolés et moins soutenus. La qualité des échanges, des contacts avec leurs collègues comme facteur de motivation recule d’ailleurs de 9 points par rapport à 2015.

Résultat, les deux tiers des managers subissent un stress régulier au travail et 65% d’entre eux affirment que ce niveau de stress a un impact négatif sur leur santé (en léger recul comparé à 2015). Un peu plus du quart d’entre eux admet d’ailleurs que leur travail a causé des problèmes psychologiques graves (dépression, burn-out) au cours de leur carrière (même tendance du côté des salariés). « Attention, cela ne signifie pas qu’ils sont nécessairement plus touchés par des burn-out qu’avant. Selon moi, cela s’explique aussi parce que la parole s’est libérée ces dernières années sur cette question de la prévention des risques psycho-sociaux et que les managers se sentent sans doute moins culpabilisés d’en parler », commente Catherine Lainé.

Facteur sans doute aggravant, du côté de l’équilibre vie pro/vie perso, les chefs d’équipe sont encore 61% à travailler sur leur temps personnel. Et le recours aux outils numériques (mails, smartphones, ordinateurs portables…) utilisés dans le cadre du travail sont de moins en moins perçus comme gage d’efficacité professionnelle pour eux. Sur ces points les managers sont rejoints par les salariés. « Ces tendances posent plus que jamais la question non seulement de la charge de travail mais aussi du droit à la déconnexion ou de l’encadrement du télétravail dans les entreprises« , souligne Isabelle Drouet de la Thibauderie, manager d’offre et d’expertise « Ressources Humaines » chez Cegos. Des enjeux de qualité de vie au travail, au milieu desquels le cas particuliers des managers n’est qu’un symptôme parmi beaucoup d’autres de la porosité grandissante entre vie personnelle et professionnelle.

*Méthodologie: pour cette édition 2017, 1115 personnes (700 salariés, 250 managers et 165 Directeurs ou Responsables des Ressources Humaines-DRH-RRH) d’entreprises du secteur privé de plus de 100 salariés ont été interrogés en septembre.

 

Quand le bien-être au travail se positionne comme un levier de recrutement et de fidélisation incontournable

source: courriercadres.com

Incontestablement, le XXIe siècle sera un siècle de grands changements pour les entreprises qui vont devoir profondément faire évoluer leurs modèles économiques et passer d’un stade de prédation à un stade d’impact vertueux. Par Pascal Mennesson, co-fondateur de Maltem Consulting Group.

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Dans ce contexte, l’un des enjeux majeurs que doivent relever les organisations est de recruter et fidéliser leurs collaborateurs en répondant à leurs nouvelles attentes. Cette donnée est particulièrement vraie pour les secteurs à très forte valeur ajoutée à l’image de celui du numérique.

Donner du sens et tirer parti de l’intelligence collective

Désormais, les collaborateurs, et particulièrement les “digital natives”, ont pris conscience de certains enjeux globaux grâce à l’intelligence collective (partage et diffusion de l’information sur le net, les réseaux sociaux, etc.). Ainsi, ils perçoivent désormais la forte interaction entre l’économie, le social et l’environnemental. Ces différents piliers jouent un rôle-clé dans leur processus de sélection d’un nouvel employeur. Les entreprises doivent alors être de plus en plus vertueuses et transparentes dans leur mode de fonctionnement pour s’entourer de collaborateurs désireux de vivre une expérience professionnelle riche de sens.

Créer un cadre propice à l’épanouissement et tenir compte des nouveaux usages

Un autre point stratégique qui a fait évoluer les tendances en matière de recrutement et de fidélisation tient à la capacité des entreprises à proposer un cadre de travail bienveillant permettant de mieux connaitre ses collaborateurs, de prendre en compte la multiplicité de leurs compétences et de leur faire vivre leur travail comme une expérience enrichissante et non une contrainte. Il est alors tout naturel de développer des activités Wellness au sein même de l’entreprise : coach sportif, yoga, naturothérapie, sophrologie… autant d’exemples possibles pour que chacun puisse apprendre à se connaître et partager une aventure commune épanouissante.
Dans ce contexte, nous avons par exemple récemment vu émerger une nouvelle fonction dans l’entreprise : le Chief Happiness Officer. Sa mission consiste notamment à promouvoir le développement personnel, la santé, mais aussi le fun et l’écoute de chacun.
Il est d’ailleurs probable que le cadre réglementaire évolue dans les prochaines années car l’objectif de cette fonction converge vers celle du Comité d’entreprise et du comité Hygiène et sécurité.

Équilibrer la vie personnelle et professionnelle

Dans le cadre imposé par le droit du travail, l’entreprise fait donc face à un nouveau challenge : celui de rendre poreuse la frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle. Cela passe par un ensemble de mesures nouvelles comme le recours au Home Office qui, grâce aux nouveaux outils numériques, peut offrir un réel confort de vie personnelle sans pour autant impacter la qualité du travail réalisé ou encore la valorisation dans un projet de carrière, de certains projets personnels associatifs, culturels ou sportifs.

Offrir aux collaborateurs de nouvelles expériences et accroître la créativité

Confronter à des enjeux de disruptions de plus en plus forts, l’entreprise doit savoir aujourd’hui stimuler et organiser la créativité au sein même de son organisation. De ce fait, le lieu de travail doit évoluer et permettre l’émergence d’une nouvelle dynamique propice à l’innovation, à l’intrapreuneuriat et au partage de connaissances, y compris avec des communautés extérieures à l’entreprise.

Ces quelques éléments illustrent une dynamique générationnelle qui répond aux enjeux de la société du XXIe siècle.
Pour réussir ce changement vers une organisation à impact sociétal positif et cette ouverture du monde de l’entreprise vers celui de la société civile, ces projets devront être portés directement par les équipes de direction.
Celles qui y réussiront pourront alors accroître l’attractivité de leur marque employeur et tirer toute la quintessence de cette intelligence collective, tout en augmentant le bien-être de leurs équipes et donc, au final, la durabilité de leur entreprise.

 

Ecouter ses collaborateurs : un enjeu devenu essentiel

par Claire Sorel sur visionarymarketing.fr

Aujourd’hui, l’ambiance au travail est devenue primordiale, car cela agit directement sur la motivation des salariés. Les entreprises ont donc tout intérêt à écouter leurs collaborateurs. C’est pourquoi, nous avons rencontré Thomas Le Gac, co-fondateur avec Arnaud Testude Bloomin afin qu’il nous présente sa start-up (« éclosion de l’intérieur » en français) qui a pour vocation de transformer les organisations et leur efficacité en améliorant l’écoute des collaborateurs. Bloomin a ainsi développé une plateforme dont le but est d’aider les managers et les DRH à comprendre les différentes raisons qui vont motiver leurs collaborateurs à long terme.

Quelle est l’importance d’avoir une image d’entreprise attractive ?

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Un bon cadre de travail est essentiel pour la productivité de vos collaborateurs.

Enchanter son entreprise n’est pas si simple que cela, car l’humain est très complexe et évolue dans le temps. Auparavant, se préoccuper du bien être de ses salariés n’était pas une priorité. Mais de nos jours, cela est devenu un réel enjeu. Les entreprises ont tout intérêt à se pencher sur ce sujet, car elles veulent toutes posséder les meilleurs éléments dans leurs équipes. Pour les faire venir à eux, il est important que les personnes connaissent les entreprises sous leur meilleur jour, car nous n’avons pas envie de rejoindre une entreprise dirigée par des personnes antipathiques. Il y a donc un vrai enjeu de marque employeur.

En plus de cet enjeu de marque employeur, avoir des collaborateurs heureux est synonyme de performance et d’engagement pour la société.

Afin de faire connaître ses divers éléments au grand public, une interactivité existe entre les entreprises, les employés et futurs collaborateurs par le biais de Glassdoor. Ce site web arrivé en France en 2014, est un système ingénieux américain publiant des milliers d’annonces tout en permettant aux salariés dans l’anonymat de mettre en lumière les salaires et les conditions de travail dans les entreprises. Cela fonctionne sur le même principe que TripAdvisor pour les hôtels et les restaurants, car les ce sont les mêmes fondateurs pour ces deux sites web. Aujourd’hui, il est nécessaire de se renseigner pour les différentes activités qui nous entourent et par conséquent, notre emploi entre en compte.

Les grandes entreprises sont-elles attractives pour les jeunes diplômés ?

Aujourd’hui, les entreprises ont beau être attractives, les jeunes sortant d’écoles prestigieuses n’ont guère envie de les rejoindre. Vous vous demandez pourquoi ? Tout simplement à cause de leur envie de créer leur propre start-up ou de rejoindre les petites structures des start-up. Ces choix qui satisfont leur besoin de liberté, représentent 2/3 de leur intérêt. Enfin, après ces choix, ils se penchent vers les grandes entreprises. Il est donc très important pour elles de devenir très attractives, cela est devenu capital.

Le manque d’attractivité de ces entreprises s’explique par leur digitalisation qui est moins bien perçue par le jeune public. Dans celles-ci, les services des ressources humaines sont notamment les moins digitalisés, or cela est très important, c’est le plus gros enjeu. Les entreprises actuelles n’appliquent pas de façon efficace la digitalisation. Aujourd’hui, elles n’arrêtent pas de mettre en avant le customer client où le digital a un impact clé. Dans ce discours, elles sont contradictoires, car pour délivrer une bonne expérience salariée, il faut déjà posséder un bon employé d’expérience. Il faut donc par conséquent, mettre en place la digitalisation en interne afin d’avoir un effet positif sur la clientèle.

Afin d’être plus attirantes, les entreprises essayent de s’inspirer de l’organisation des start-up en cherchant à être de moins en moins une organisation pyramidale. Or, cela est compliqué dans des très entreprises de plus de 50 000 personnes. Leur solution est donc de créer de petites unités partiellement autonomes afin de leur permettre d’aller plus vite dans l’exécution des tâches.

 

Comment calculer le taux de satisfaction des collaborateurs ?

Pour obtenir un taux de satisfaction, différents indicateurs sont nécessaires :

  • Des indicateurs structurants dans la durée qui nécessitent des plans d’actions plus lourds. Nous pouvons suivre ces indicateurs tous les trimestres, les semestres, ou de manière annuelle.
  • Des indicateurs plus instantanés. Ils peuvent être déclenché à la suite à d’un événement particulier, un séminaire, une réunion d’équipe, en mode reporting… Dans ces moment là, il est important de connaître la motivation des équipes ainsi que le ressenti au travail et l’humeur de ses collaborateurs. Instantanément, vous pourrez ainsi savoir s’il y a des problèmes au sein de votre équipe et par conséquent réagir pour être le plus efficace le plus rapidement possible

De plus, dans l’évolution des humeurs des collaborateurs, il y a parfois des micros-événements qui sont loin d’être négligeables. Nous observons que dans plusieurs entreprises avec une bonne comme une mauvaise image, certains managers ne sont pas tendres avec leurs collaborateurs en leur « pourrissant » la vie. Face à cela, il faut réagir. Cette situation n’est pas réellement inquiétante, mais il faut faire progresser le manager. Mais attention, cette mesure est anonyme car la loi n’autorise pas de montrer du doigt une personne. L’avantage de cette mesure est qu’elle n’est pas orientée de façon négative.

En effet dans certaines grandes entreprises, cette mesure annuelle est plus stressante qu’autre choses. Les collaborateurs reçoivent un email « où il est marqué en gras et rouge, caractère 20, mesure du stress au travail, merci de répondre dans les 15 jours ». Avant même le fait de répondre, ces personnes sont mises dans une situation de stress. C’est pour cela, que les mesures misent en place par Bloomin sont totalement différentes. Cela repose sur la bienveillance, la transparence. Lorsque qu’un collaborateur répond, en retour il a instantanément un premier niveau de réponse contrairement aux grandes entreprises où les personnes ont des retours des mois après. Dans cette situation, les collaborateurs n’ont guère confiance.

Enfin, cet outil permet de diriger l’ensemble des réponses de leurs clients de manière anonyme pour permettre à une entreprise de se comparer avec d’autres entreprises du même secteur ou qui ont des particularités identiques.

Par conséquent, il est très important de prendre parfaitement en compte l’écoute de ses collaborateurs. Cependant, des règles sont a respecter pour que cela fonctionne.

La qualité de vie au travail: un levier de compétitivité

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Synthèse du rapport publié par la Fabrique de l’industrie, Terra Nova et le réseau Anact-Aract.

 1. Qualité de vie au travail (QVT), bien-être, bonheur au travail… De quoi parlons-nous ?

L’emballement médiatique autour du « bonheur au travail » et de « l’entreprise libérée » nécessite de mettre de l’ordre dans les concepts. La QVT commence par la qualité du travail. Les salariés ne demandent pas aux entreprises de faire leur bonheur, mais d’agir sur ce qu’elles maîtrisent : le travail et son organisation.

   2. Comment démontrer la relation entre QVT et performance ?

Question mille fois débattue. Oui, ce lien existe. De nombreux travaux scientifiques, en particulier européens, le prouvent. L’amélioration de la QVT est un levier pour soutenir les politiques de montée en gamme des produits et services, de différenciation concurrentielle vis-à-vis des pays à faible coût de main d’œuvre, et pour prendre le virage de la révolution numérique.

   3. Et en pratique ?

Une dizaine d’entreprises françaises de toutes tailles qui expérimentent des « nouvelles » formes d’organisation du travail ont été interviewées : BlaBlaCar, Airbus, Valeo, Booking, Maille Verte des Vosges… Toutes s’appuient sur un facteur essentiel de la QVT : donner de l’autonomie au collaborateur et susciter son engagement. Des industriels, des chercheurs et des syndicalistes apportent leurs témoignages : Isaac Getz (ESCP Europe), Yves Rousselle (Aigle International) ou encore Tony Fraquelli et Jérôme Vivenza (CGT).

   4. Entreprises libérées, lean, entreprises responsables… : de vieilles recettes managériales  « repackagées » ?

Faire confiance, miser sur la coopération, donner aux salariés la capacité d’agir et de s’exprimer… : tout cela ne date pas d’hier. Mais, au-delà des discours, la France est en retard dans la mise en place d’organisations responsabilisantes. Tous ces modèles « émergents » développent une autonomie régulée dans l’organisation. Celle-ci peut concerner trois dimensions : les tâches, la coopération dans l’activité de travail et la gouvernance. C’est en activant ces trois leviers que les dirigeants peuvent améliorer la qualité de vie au travail des salariés et la performance économique de l’entreprise. 

Pour télécharger le rapport complet, c’est ici

Santé et Qualité de Vie au Travail – SQVT

Le recours à des indicateurs chiffrés pour suivre, mesurer, améliorer ou évaluer la santé et la qualité de vie au travail se développe dans les entreprises. Ces indicateurs peuvent être des appuis pour définir et suivre des politiques de prévention et d’amélioration de la qualité de vie au travail. Toutefois, cela dépend des modalités de leur construction et de leur diffusion ainsi que de la manière d’en débattre et de les interpréter.

La logique purement réglementaire et formaliste –produire et communiquer des chiffres parce qu’on y est contraint – n’est guère efficace. Les indicateurs ne seront de véritables ressources pour l’action que s’ils sont construits, débattus,interprétés dans un dialogue pluridisciplinaire qui intègre les connaissances sur les conditions réelles du travail. D’où la nécessité d’ouvrir le processus de production et d’interprétation des indicateurs de SQVT à une grande pluralité d’acteurs (directions, managers, médecins, représentants du personnel, salariés).

L’agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT) a récemment publié une documentation sur ce thème:

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Définitions des composantes de la Qualité de Vie au Travail

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Vous retrouverez dans cette partie l’ensemble des définitions des composantes intrinsèques de la Qualité de Vie au Travail

Addictions

Les conduites addictives sont des comportements d’accoutumance et de dépendance, qui entrainent une compulsion à prendre une substance de façon continue ou périodique. Que révèlent ces comportements au regard du fonctionnement du collectif ? Aident-t-ils à faire face à la réalité du travail et à ses contraintes organisationnelles et managériales ? Des liens de causalité existent également entre les conduites addictives au travail et le stress, les violences ou la souffrance.

Articulations vie privée/vie pro

La conciliation entre vie au travail et vie hors travail recouvre les champs des rythmes et horaires de travail, de vie familiale, d’accès aux services, des loisirs, du transport. Un bon équilibre entre vie professionnelle et familiale permet un engagement durable entre le travailleur et l’entreprise.

Autonomie

L’autonomie est une dimension forte dans l’organisation du travail…

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