Le télétravail augmente la productivité et favorise la collaboration entre les salariés

source: archimag

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Si choisir son lieu de travail est un rêve pour beaucoup de salariés, il s’agit déjà une réalité pour plus d’un actif sur deux en France et dans le monde. Bonne nouvelle, il semblerait que cette flexibilité du lieu de travail ait des effets positifs sur la productivité de leur entreprise tout en favorisant la collaboration entre les salariés. C’est ce que montrent les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Morar Consulting pour le compte de Polycom Inc dans douze pays du monde.

Cette enquête nous apprend d’abord que 62 % de la population active mondiale (et 58% de la population active française) travaillent selon une approche flexible. La transformation numérique progressive des organisations y est pour beaucoup. Comme le rappelle l’étude, « pour préserver leur compétitivité, les entreprises doivent innover, développer une meilleure culture du travail et conserver les meilleurs talents ».

68 % des télétravailleurs à domicile

En France, un peu plus d’un salarié sur deux (58 %) bénéficie déjà du télétravail, et ils sont 68 % à le pratiquer depuis chez eux (les autres choisissent par exemple de travailler dans des espaces de co-working). Intéressante, cette enquête rapporte que 61 % des télétravailleurs français estiment que cette façon de travailler les aide à être davantage productifs. Au niveau mondial, la presque quasi totalité des répondants (98 %) estime qu’une approche du travail accessible en tous lieux est favorable à la productivité dans l’entreprise. Et ce « dans la mesure où les employés peuvent travailler à l’endroit où ils sont les plus efficaces », précise l’étude.

Le télétravail rapproche les collaborateurs

Et n’allez surtout pas imaginer que nous entrons progressivement dans l’ère d’un travail impersonnel où les rapports humains n’auraient progressivement plus leur place : car si deux salariés sur trois (78 %) à travers le monde collaborent régulièrement avec des collègues situés dans d’autres bureaux ou qui travaillent à distance, ils sont pourtant 91 % à déclarer mieux connaître leurs collègues. Grâce notamment à l’utilisation des technologies de collaboration, et notamment à la vidéo, qui semble donc favoriser le rapprochement entre les salariés (92 % des personnes interrogées déclarent que la collaboration vidéo améliore le travail d’équipe) et permet, en prime, de conserver l’interaction humaine tout en aidant les employés à entretenir de meilleures relations.

Présentéisme et génération Y

Seul bémol, selon cette étude : des différences culturelles et générationnelles constitueraient encore des freins à cette flexibilité du lieu de travail. En effet, la culture française du présentéisme, qui consiste parfois à mesurer les performances sur la base des heures ouvrées et non sur les résultats ont encore la vie dure, tout comme 66 % des employés de la génération Y (surnommés les « millenials ») qui craignent d’être considérés comme non productifs lorsqu’ils ne travaillent pas au bureau.

Une chose est sûre, c’est sur la technologie que repose une bonne partie de ces nouvelles pratiques, en permettant notamment aux équipes de collaborer à distance et aux employés d’accéder aux mêmes ressources quel que soit leur lieu de travail. La technologie constitue donc le socle sans lequel cette nouvelle culture professionnelle ne serait possible.

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Indice du Bien Etre au Travail

Parmi les statistiques / chiffres / résultats qui sont partagés au quotidien / mensuellement / annuellement,  en individuel / au collectif, en existe-t’il juste un seul qui prend en compte le bien être au travail ?

Depuis 5 ans, le Groupe Apicil et le cabinet de consulting en entreprise Mozart consulting   mesurent le bien être au travail dans le secteur privé en examinant l’autonomie, l’utilité sociale, la reconnaissance et la qualité des relations.

Sans la maîtrise de ces fondamentaux, le mal-être au travail se développe et se répercute sur la productivité. Ces indicateurs devraient être mesurés et intégrés en tant qu’outil de pilotage ou dans des réflexions sur un changement d’organisation par exemple.

Un chiffre à retenir:  11 000 euros/an/salarié. C’est ce que représente les conséquences du défaut de maîtrise de ces indicateurs par les entreprises.

Par exemple, le coût pour une entreprise de 400 salariés, dont le défaut de maîtrise de ces indicateurs se situe dans la moyenne du secteur privé soit 11 000 euros, est de 4 400 000 euros par an. Autrement dit, la performance de cette entreprise pourrait s’améliorer de      4 400 000 euros / an. A l’époque d’une constante recherche d’optimisation, le bien être au travail est un critère capital d’amélioration de la performance à prendre en considération.

Pour en savoir plus:

Le communiqué de presse qui reprend les principaux chiffres

L’étude complète