Les télétravailleurs sont plus efficaces que les employés de bureau

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Pour accroître votre productivité et combler les attentes de vos salariés, une solution existe : le télétravail.

Beaucoup en rêvent mais leurs employeurs sont encore réticents à leur lâcher la bride. 61% des Français souhaiteraient télétravailler, selon les chiffres officiels du Ministère du Travail, mais à peine 17% d’entre eux peuvent goûter aux joies du home office. En effet, le pourcentage de télétravailleurs serait compris entre 8% et 17,7% si l’on en croît les données rassemblées par l’Observatoire du télétravail.

Ce chiffre est inférieur à la moyenne européenne qui approche 20%. En Scandinavie, ce taux atteint 30% voire même 35%. Les entreprises auraient pourtant tout intérêt à permettre à leurs collaborateurs de rester à leur domicile ou de se rendre dans un espace de coworking au lieu de les contraindre à aller au bureau tous les jours.

Combattre les idées reçues

La grogne monte… Entre 2008 et 2014, le nombre de salariés américains qui se plaignaient de ne pas pouvoir se concentrer sur leur lieu de travail a augmenté de 18%, selon une étude publiée par la Harvard Business Review. 74% des employés se disent plus préoccupés par leur intimité au bureau qu’il y a dix ans. Et à peine plus de la moitié des personnes interrogées (55%) affirment pouvoir travailler en groupe sans être interrompues. Dans le monde, les Français, les Belges, les Allemands et les Espagnols sont ceux qui sont les plus mécontents.

Longtemps présentés comme une véritable panacée, les open spaces cacheraient de gros défauts. Contraindre les salariés à se côtoyer n’améliorerait aucunement leur créativité ni leur communication, si l’on en croît une étude publiée par la revue Philosophical Transactions of the Royal Society. 65% des employés pensent même que le télétravail leur permettrait d’accroître leur productivité. 86% des 2060 personnes interrogées par la compagnie américaine SuperPayroll préfèrent travailler seul. Les collègues bruyants (61%) et les réunions de dernière minute (40%) troublent tout particulièrement le quotidien des salariés. Ces soucis représentent un véritable manque à gagner pour les entreprises.

Des retombées sonnantes et trébuchantes

Une enquête de Regus, spécialisé dans les espaces de travail flexibles avec près de 3000 centres d’affaires situés dans 900 villes réparties dans 120 pays, montre que le travail à domicile et le coworking permettraient de rapporter jusqu’à 123 milliards d’euros en France d’ici à 2030.

Près de 100 millions d’heures de travail seraient notamment économisées en temps de déplacement et les rejets de gaz seraient réduits de 7 millions de tonnes par an. D’importants gains de productivité seraient également trouvés grâce au travail partagé qui pourrait représenter entre 10,9 et 11,5% des emplois dans l’hexagone d’ici à 2030.

Dix fois plus d’espaces de coworking en cinq ans

Le nombre d’espace de coworking, dans lesquels les indépendants ou les employés passent une partie de leur temps à travailler en tout indépendance, a plus que de décupler en cinq ans. La France compte aujourd’hui 728 de ces lieux dont 218 en Ile-de-France, selon la Carte du coworking. Ce nombre est encore appelé à se développer surtout dans des zones comme la Bretagne, la Picardie, le Poitou-Charente ou les Champagne-Ardennes qui n’abritent qu’un seul et unique espace de ce type.

Une étude sur le cotravail, effectuée aux Etats-Unis par Emergent Research, montre que ces lieux séduisent une clientèle très large. Moins de la moitié des coworkers (45%) sont des travailleurs indépendants. Les chefs d’entreprise et les salariés représentent la majorité des habitués de ces centres. Les coworkers sont malgré tout plutôt jeunes (78% ont moins de 40 ans), bien éduqués (75% possèdent au minimum un niveau bac+4) et masculins (aux deux-tiers). Les professionnels travaillant pour la Toile sont très représentés (44%), tout comme les spécialistes des RP et du marketing (13%). Le télétravail devrait toutefois toucher de plus en plus de métiers différents. Les employeurs qui vont continuer de refuser de permettre à leurs collaborateurs d’avoir recours au home office pourraient avoir du mal, à terme, à conserver leurs salariés et à recruter de nouveaux talents. Nager à contre-courant se termine souvent par une noyade.

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Le télétravail augmente la productivité et favorise la collaboration entre les salariés

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Si choisir son lieu de travail est un rêve pour beaucoup de salariés, il s’agit déjà une réalité pour plus d’un actif sur deux en France et dans le monde. Bonne nouvelle, il semblerait que cette flexibilité du lieu de travail ait des effets positifs sur la productivité de leur entreprise tout en favorisant la collaboration entre les salariés. C’est ce que montrent les résultats d’une étude réalisée par le cabinet Morar Consulting pour le compte de Polycom Inc dans douze pays du monde.

Cette enquête nous apprend d’abord que 62 % de la population active mondiale (et 58% de la population active française) travaillent selon une approche flexible. La transformation numérique progressive des organisations y est pour beaucoup. Comme le rappelle l’étude, « pour préserver leur compétitivité, les entreprises doivent innover, développer une meilleure culture du travail et conserver les meilleurs talents ».

68 % des télétravailleurs à domicile

En France, un peu plus d’un salarié sur deux (58 %) bénéficie déjà du télétravail, et ils sont 68 % à le pratiquer depuis chez eux (les autres choisissent par exemple de travailler dans des espaces de co-working). Intéressante, cette enquête rapporte que 61 % des télétravailleurs français estiment que cette façon de travailler les aide à être davantage productifs. Au niveau mondial, la presque quasi totalité des répondants (98 %) estime qu’une approche du travail accessible en tous lieux est favorable à la productivité dans l’entreprise. Et ce « dans la mesure où les employés peuvent travailler à l’endroit où ils sont les plus efficaces », précise l’étude.

Le télétravail rapproche les collaborateurs

Et n’allez surtout pas imaginer que nous entrons progressivement dans l’ère d’un travail impersonnel où les rapports humains n’auraient progressivement plus leur place : car si deux salariés sur trois (78 %) à travers le monde collaborent régulièrement avec des collègues situés dans d’autres bureaux ou qui travaillent à distance, ils sont pourtant 91 % à déclarer mieux connaître leurs collègues. Grâce notamment à l’utilisation des technologies de collaboration, et notamment à la vidéo, qui semble donc favoriser le rapprochement entre les salariés (92 % des personnes interrogées déclarent que la collaboration vidéo améliore le travail d’équipe) et permet, en prime, de conserver l’interaction humaine tout en aidant les employés à entretenir de meilleures relations.

Présentéisme et génération Y

Seul bémol, selon cette étude : des différences culturelles et générationnelles constitueraient encore des freins à cette flexibilité du lieu de travail. En effet, la culture française du présentéisme, qui consiste parfois à mesurer les performances sur la base des heures ouvrées et non sur les résultats ont encore la vie dure, tout comme 66 % des employés de la génération Y (surnommés les « millenials ») qui craignent d’être considérés comme non productifs lorsqu’ils ne travaillent pas au bureau.

Une chose est sûre, c’est sur la technologie que repose une bonne partie de ces nouvelles pratiques, en permettant notamment aux équipes de collaborer à distance et aux employés d’accéder aux mêmes ressources quel que soit leur lieu de travail. La technologie constitue donc le socle sans lequel cette nouvelle culture professionnelle ne serait possible.

Indice du Bien Etre au Travail

Parmi les statistiques / chiffres / résultats qui sont partagés au quotidien / mensuellement / annuellement,  en individuel / au collectif, en existe-t’il juste un seul qui prend en compte le bien être au travail ?

Depuis 5 ans, le Groupe Apicil et le cabinet de consulting en entreprise Mozart consulting   mesurent le bien être au travail dans le secteur privé en examinant l’autonomie, l’utilité sociale, la reconnaissance et la qualité des relations.

Sans la maîtrise de ces fondamentaux, le mal-être au travail se développe et se répercute sur la productivité. Ces indicateurs devraient être mesurés et intégrés en tant qu’outil de pilotage ou dans des réflexions sur un changement d’organisation par exemple.

Un chiffre à retenir:  11 000 euros/an/salarié. C’est ce que représente les conséquences du défaut de maîtrise de ces indicateurs par les entreprises.

Par exemple, le coût pour une entreprise de 400 salariés, dont le défaut de maîtrise de ces indicateurs se situe dans la moyenne du secteur privé soit 11 000 euros, est de 4 400 000 euros par an. Autrement dit, la performance de cette entreprise pourrait s’améliorer de      4 400 000 euros / an. A l’époque d’une constante recherche d’optimisation, le bien être au travail est un critère capital d’amélioration de la performance à prendre en considération.

Pour en savoir plus:

Le communiqué de presse qui reprend les principaux chiffres

L’étude complète