Le « management à la française », entrave à la transition numérique

par Jean-Pierre Bouchez, chercheur associé en management à l’université de Versailles-Saint-Quentin sur lesechos.fr.

Les entreprises françaises gagneraient peut-être à revoir leurs méthodes de management si elles veulent faciliter la transformation digitale.

Il y a plus de trente ans, Philippe d’Iribarne publiait un ouvrage remarqué, dans lequel il soulignait l’influence des cultures nationales sur la gestion et le fonctionnement des organisations. La France serait ainsi caractérisée par la  » logique de l’honneur  » (Seuil, 1989).

Dans cette perspective, « les rapports hiérarchiques mettent en relation des hommes marqués par leur état, leurs traditions, leurs droits et leurs devoirs ». Cette manière française du « vivre ensemble » puise sa source dans les analyses de Montesquieu (« L’Esprit des lois », 1748) et de Tocqueville (« L’Ancien Régime et la Révolution », 1856) au regard d’une société divisée en ordres, marquée ainsi par la notion d’honneur, les oppositions entre le noble et le vil, le pouvoir honoré et le pouvoir méprisé et craint.

Le sens de l’honneur

Dans un entretien accordé en décembre 2016 au quotidien « Le Monde » , d’Iribarne persistait à considérer qu’aujourd’hui encore, c’est le sens de l’honneur qui gouverne en France, la manière dont les relations de travail sont ressenties.

On peut certes nuancer ses analyses, mais on doit bien admettre que plus globalement – ainsi que nous l’avons nous-même observé lors de nos nombreux entretiens de terrain – la prégnance cette posture, en dépit des discours et des récits fondés de l’autonomie et de la responsabilisation des personnes et des groupes voire de la « libération » de l’entreprise.

L’indice de rapport au pouvoir

Cette perception a été étayée par les célèbres travaux menés depuis les années 1980, par Geert Hofstede , sur la base d’une enquête conduite auprès des employés d’IBM dans le monde, portant notamment sur la distance hiérarchique (PDI ou Power Distance Index) permettant de comparer les cultures nationales.

Cet indice définit le grade de la distance par rapport au pouvoir entre managers et subordonnés en se déployant de 0 à 100.

Elle relève ainsi que la France, qui atteint un score de 68, apparaît comme une société très hiérarchisée, ainsi placée nettement devant les États-Unis (40), les Pays-Bas (38), la Grande-Bretagne et l’Allemagne (35), pays à faible distance hiérarchique.

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L’autonomie du travail régresse

Ces constats sont confirmés par l’institut européen Eurofound, via sa sixième Enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS) réalisée sur la base de 44.000 travailleurs interrogés.

En moyenne, 40% des salariés européens (28 pays) considèrent pouvoir influencer les décisions considérées comme importantes pour leur travail, contre 31% des salariés français.

Enfin, en se focalisant sur la France, on relèvera qu’une étude de la DARES , relève précisément que l’autonomie au travail en France, régresse pour l’ensemble des catégories socioprofessionnelles (à l’exception des ouvriers non qualifiés).

La confiance en berne

Ces tendances doivent être corrélées avec la question centrale de la confiance, condition de toute forme de coopération et de collaboration, comme le soulignent notamment Algan, Cahuc et Zylberberg dans leur ouvrage intitulé  » La Fabrique de la défiance  » (Albin Michel, 2012), où il apparait que la position de la France n’est guère enviable.

Ils rappellent en particulier que parmi les 97 pays couverts par les enquêtes de World Values Survey, la France se positionne plutôt en queue de peloton au 58e rang de l’échelle de confiance.

Au niveau de l’OCDE, la confiance est la plus faible avec le Portugal et la Turquie, alors que nous sommes très allégrement dépassés par les pays d’Europe du Nord (Norvège, Suède, Danemark), leur niveau de confiance apparaissant comme environ trois fois supérieur au nôtre.

L’Espagne et l’Italie ayant un niveau supérieur à celui de la France (invalidant une lecture réductrice d’une segmentation nord/sud), de même que l’Allemagne, la Grande Bretagne et les Etats-Unis.

Ces différentes données laissent entrevoir une forme particulière de « management à la française », où l’homo hierarchicus devra pourtant de plus en plus cohabiter avec des populations de plus en plus nombreuses aux aspirations contradictoires centrées sur l’autonomie. Intenable durablement…

La transformation digitale entravée

Depuis 2013, l’entrepreneur Gilles Babinet, réalise en partenariat avec Les Echos , une évaluation de la transformation digitale des firme du CAC40, sur la base de leur maturité digitale.

Cinq thèmes sont examinés : la communication externe et les réseaux sociaux, le niveau de maitrise technologique, l’ouverture sur un écosystème numérique, la culture digitale et la sécurité.

Babinet souligne que si les efforts que les firmes sont capables de fournir d’une année sur l’autre sont très substantiels, il est un domaine, sur lequel elle paraissent trébucher, c’est celui du modèle du management et de sa verticalisation…

Un profond travail culturel en perspective certes, mais dont il convient de souligner que des dirigeants éclairés, et c’est heureux, ont d’ores et déjà fortement fait bouger les lignes sur cet aspect capital.

L’intrapreneuriat comme nouveau pilier de croissance des entreprises, réalité ou illusion ?

source: maddyness.com

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Il est venu le temps de l’intrapreneuriat !

Face aux méthodes agiles et collaboratives des nouveaux acteurs de l’économie, les entreprises traditionnelles n’ont plus le choix : il faut offrir à ses salariés la possibilité de se transformer en entrepreneurs en herbe, et leur laisser la liberté de créer. Mais que se cache-t-il derrière ce terme qui s’impose peu à peu dans les entreprises françaises ? Comment aborder et maîtriser cette nouvelle démarche ? De quelle manière trouver l’équilibre parfait entre création et traditions ?

Développer son propre projet professionnel au coeur même de l’entreprise dans laquelle on travaille. Un rêve il y a encore quelques années, désormais porté par le concept de l’intrapreneuriat. L’idée : Accorder du temps à ses salariés afin de leur permettre de s’attaquer au développement de projets innovants sortis tout droit de leur esprit. Un nouveau schéma entrepreneurial qui se fait doucement une place au sein des entreprises, et sur lequel Richard Biquillon, CEO de la société d’accompagnement spécialisée sur les questions d’open innovation Yoomap, porte un regard optimiste.

Il y a 20 ans, essaimage et spin-off étaient souvent synonymes de « restructuration stratégique. (Comprendre « plan social ») ou d’implication territoriale (entendre « faire plaisir aux élus du coin ») “ Richard Biquillon, CEO de Yoomap.

Pour cet expert en la matière, l’intrapreneuriat s’impose enfin comme une transformation de fond, au bénéfice de l’entreprise et de ses collaborateurs, qui doit cependant être “maîtrisée pour en assurer le succès, sans excès, autrement dit motiver les plus entreprenants sans les voir partir créer… ailleurs ! ”, précise-t-il.

L’intrapreneuriat, une version schizophrène du fonctionnement de l’entreprise ?  

Pour Richard Biquillon, l’intrapreneuriat est un sujet à la mode : “tout le monde veut en faire sans savoir trop ce que cela signifie et comment cela fonctionne”. Plus récent que l’open innovation, le sujet invite les entreprises à se remettre en question et bouscule, de par son ambiguïté, les mentalités en interne : “si je fais de mes collaborateurs des entrepreneurs, est-ce prendre le risque de les voir partir les meilleurs ? C’est une logique un peu contradictoire, il faut que les salariés entreprennent plus, mais si je les porte trop, ils vont partir”, poursuit le fondateur de Yoomap, avant d’ajouter “Il faut donner du temps aux employés, les faire réfléchir, tout en continuant à être productif”.

L’intrapreneuriat, peut-être plus que tout autre modèle, demande ainsi à l’entreprise de repenser presque l’intégralité de son organisation, mais aussi sa relation avec ses collaborateurs. À l’image de Google et de sa réussite de son terrain de l’intrapreneuriat, beaucoup d’entreprises s’essaient aujourd’hui à l’exercice, sans pour autant parvenir à adapter ce système à leur ADN. Pourtant, la démarche relèverait désormais presque de la survie :  “ Dans quinze ans, les sociétés qui n’auront pas changé leurs règles par rapport à l’entreprenariat, et qui n’inciteront pas leurs employés à oser, seront probablement en difficulté” explique Richard Biquillon.

L’intrapreneuriat ne tiendrait donc pas seulement à laisser ses employés créer une startup, mais surtout à leur insuffler la mentalité du “tout est possible”. Une vision plus simple en théorie qu’en pratique, en particulier en France, ou la culture de la gestion du risque prime sur la nécessité de l’échec comme levier de réussite future.

Si l’on réussit huit projets mais qu’on en rate deux, on nous parlera que des deux que l’on a raté. La culture de l’échec est pourtant constructive : il faut apprendre à oser et savoir échouer vite pour avancer mieux “ Richard Biquillon

Créer une véritable prise de conscience autour des enjeux de l’intrapreneuriat n’est donc plus un programme “d’amusement”, mais un dispositif stratégique pour toute entreprise souhaitant poursuivre son chemin jusqu’à demain.

ImpressionLe besoin d’innover des collaborateurs : un véritable cri du cœur !

Acculturer les collaborateurs à l’innovation, les inviter à imaginer et construire les offres et services de demain, c’est répondre directement à leurs attentes et respecter leur évolution dans un monde qui bouge plus vite que leur entreprise. C’est aussi renforcer leur engagement, les valoriser personnellement et leur faire confiance au quotidien. Une réalité qui doit dès à présent être acceptée et portée par les RH pour à la fois attirer les meilleurs talents et les retenir. Le top management, lui aussi, a son rôle à jouer, en présentant l’intrapreneuriat comme un objectif stratégique, et ce à tous les niveaux de l’entreprise.

L’intrapreneuriat est l’une des clés du changement de la culture d’entreprise. La difficulté, c’est que nous n’avons pas encore de référence en la matière étant donné que nous en sommes aux prémices. Il y a une vraie crise identitaire chez les salariés due à cette véritable scission entre le fonctionnement de l’entreprise et le monde moderne qui change “ Richard Biquillon

Allianz France, un cas d’école

L’Innovathon d’Allianz, qui a déjà connu cinq saisons, est une référence quand on parle d’intrapreneuriat. L’objectif du programme ? Mobiliser 5 000 salariés de l’entreprise sur une durée de 6 mois pour contribuer au développement de startups et pouvoir faire émerger des réalisations concrètes. Avoir de l’impact et transformer l’entreprise de l’intérieur !

Avant tout, ces initiatives permettent de changer la culture de l’entreprise. Les projets sont volontairement courts, vite mis en œuvre et réalisés avec des startups. L’approche transverse dans l’entreprise, au contact de nouveaux modes de travail et de la culture startup, permet de diffuser d’autres modes de travail, plus agiles, plus directs, plus efficaces “ Julien Martinez, Directeur de la stratégie et des projets innovants chezAllianz France

C’est donc l’humain, placé au cœur de cette démarche, et la transformation des ambitions en actions, qui permettront aux entreprises de se transformer durablement.

Les salariés face à la transformation numérique

via le blog du modérateur

Si la transformation numérique fait beaucoup parler d’elle, qu’en pensent réellement les salariés ? Pensent-ils que la digitalisation de leur activité va avoir un impact ? Est-ce un phénomène synonyme d’opportunités, ou au contraire, de menaces pour l’emploi ? L’Ifop a souhaité recueillir les impressions des actifs français face à cette évolution des modes de travail.

Un quotidien amélioré mais des relations avec les collègues et la hiérarchie qui se dégradent

Au-delà du buzzword, les salariés sont assez partagés quant aux impacts concrets de la transformation numérique sur leur activité. La majorité est plutôt convaincue (55%), appréciant notamment « la rapidité de réalisation des tâches », « l’accès à l’information » ou « les performances » boostées par la digitalisation des outils et des pratiques. Une majorité qui est à relativiser puisqu’ils sont tout de même un quart des interrogés à ne constater « aucun effet » au quotidien, et presque tout autant (20%) à émettre un avis négatif, voire très négatif sur le nombre d’emplois dans leur entreprise.

Les salariés sont également mitigés quant aux effets sur la sérénité au travail (50% d’opinions favorables contre 25% d’opinions négatives). Un désaccord d’opinions que l’on retrouve dans les relations avec les collègues et la hiérarchie : 52% et 48% saluent les bénéfices de la transformation digitale à cet égard, tandis qu’ils sont respectivement 18% et 23% à constater une dégradation (et 30% et 29% aucune évolution).

Les jeunes, les cadres et les travailleurs du tertiaire plus positifs

Autre élément que nous apprend l’enquête de l’Ifop, le regard des jeunes de moins de 30 ans (40%), des cadres (35% contre 25% en moyenne), ainsi que des salariés des secteurs du commerce et des services est plus positif. Inversement, au-delà de 50 ans, les répondants des entreprises de plus de 250 salariés ou du secteur de l’Industrie émettent davantage de réserves, voire de craintes.

Digitalisation = surconnexion

Effet collatéral régulièrement pointé du doigt, et qui a fait l’objet d’un dispositif de droit à la déconnexion figurant dans la loi Travail, plus d’un tiers des salariés travaillent ou répondent à leurs e-mails hors temps de travail grâce à leurs équipements mobiles, dont la moitié tous les jours ou presque et un quart au moins une fois par semaine. Plus précisément, 26% déclarent se connecter le soir et 20% le week–end (35 % se connectant à la fois le soir et le week-end).

Yelloan, partenaire de Financo, élue fintech de l’année

via usine digitale

La start-up Yelloan, qui a développé le concept de garantie participative pour faciliter l’accès au crédit, vient d’être élue fintech de l’année par le pôle de compétitivité Finance Innovation. En 2017, la jeune pousse ambitionne d’industrialiser son offre et planche sur de nouveaux algorithmes de scoring et sur la création d’un chatbot pour améliorer l’expérience utilisateur.

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Rendre le crédit à la consommation accessible à tous ceux qui en sont exclus, et particulièrement aux jeunes. Telle est l’ambition de la start-up Yelloan, qui vient de décrocher le prix de la fintech de l’année. Un prix décerné, ce jeudi 2 février, par le pôle de compétitivité Finance Innovation.

« Aujourd’hui, dès que vous n’avez pas un CDI, il est très difficile de se voir accorder un crédit à la consommation. Or, on sait que 3/4 des jeunes débutent leur carrière professionnelle avec un CDD et que c’est à ce moment là de la vie que des projets, comme l’achat d’une première voiture, sont réalisés », raconte Michaël Diguet, l’un des trois cofondateurs de Yelloan.

PARIER SUR LA COMMUNAUTÉ POUR ÉVALUER LA SOLVABILITÉ 

Partant de ce constat, la start-up parisienne a lancé il y a un an une offre de garantie participative. Ce nouveau concept propose aux emprunteurs de constituer une garantie représentant 5% du montant de leur prêt, en faisant appel à cinq de leurs proches (famille et amis). La somme est conservée par la banque pendant toute la durée du prêt et lorsque l’emprunteur a fini de rembourser son crédit, celle-ci est reversée aux différents participants.

Grâce à cette garantie participative, l’emprunteur peut décrocher un crédit, même s’il est en CDD, en intermittence ou encore autoentrepreneuriat. Le raisonnement est le suivant : si cinq personnes sont prêtes à faire confiance à l’emprunteur en lui versant une certaine somme d’argent, alors cela signifie que la banque peut aussi faire confiance à l’emprunteur. « La banque valorise la confiance accordée à l’emprunteur par ses amis et l’idée qu’ils pourront lui venir en aide en cas de difficultés financières futures », explique la start-up sur son site.

105 start-up ont candidaté pour décrocher le prix de la Fintech de l’année 2016, concours organisé par le pôle de compétitivité Finance Innovation. Ce concours s’adresse aux fintechs françaises nées après 2008 et dont l’effectif est inférieur à 100 salariés. Yelloan a tiré son épingle du jeu parmi les sept autres start-up finalistes (Payintech, Heoh, Evolution Energie, Risbee, Treezor, Easytransac, FundShop). Elle remporte ainsi un chèque de 8000 euros, un pack de communication, un an d’adhésion au pôle de compétitivité et une mise en relation avec ses partenaires.

 « Plutôt qu’évaluer la solvabilité d’une personne sur la pérennité de son contrat de travail, nous proposons aux banques de l’évaluer en regardant sa communauté », commente l’entrepreneur. Le chiffre « cinq » n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. « Nous voulions aller au-delà de la sphère familiale pour renforcer le sentiment de confiance de la banque », indique Michaël Diguet.

OBJECTIF : 3000 PRÊTS ACCORDÉS EN 2017

Les prêts sont plafonnés à 15 000 euros et la moyenne des prêts accordés est de 8000 euros sur 3 à 5 ans.  La start-up assure que le public visé peut bénéficier des mêmes taux d’intérêt que ceux accordés en général, soit 4% en moyenne. Pour l’heure, la pépite travaille avec trois partenaires bancaires. Son offre est d’ores et déjà disponible pour les clients de Financo, une filiale du Crédit Mutuel Arkea, et de la banque en ligne Monabanq. Un partenariat a également été noué avec Crédit Agricole Consumer Finance qui commercialise la marque Sofinco. Avec ce dernier partenaire, une offre devrait être lancée au cours des prochains mois.

En 2016, moins de 1000 prêts ont été accordés et Yelloan s’est fixée un objectif de 3000 prêts pour l’année 2017. La start-up se finance en prélevant une commission auprès des banques chaque fois qu’un prêt est accordé. Pour accélérer son développement, elle a récemment finalisé un tour de table d’1,75 million d’euros. Objectif : poursuivre ses efforts en R&D et déployer des actions de marketing et de communication afin de se faire connaître auprès du grand public.

UN ALGORITHME D’INCLUSION ET UN CHATBOT EN PRÉPARATION

En matière de R&D, la jeune pousse planche notamment sur de nouveaux algorithmes de scoring. Ces derniers reposent sur des technologies de machine learning et doivent permettre d’identifier les bons profils, parmi les individus habituellement exclus des crédits à la consommation. « On les appelle les scores d’inclusion », précise le cofondateur. Autre projet en cours : le développement d’un chatbot pour améliorer l’expérience client. « Pour rendre le crédit accessible, il faut le rendre le plus simple et plus efficace possible », explique Michael Diguet, qui promet que « l’utilisateur sera guidé de manière très personnalisée dans sa démarche de financement ».

La start-up entend également élargir sa cible en proposant une offre de garantie participative pour les PME et s’attaquer, dès 2018, à l’international. L’Espagne, l’Italie et les pays d’Amérique Latine sont visés en priorité.

Les dirigeants et les nouvelles technologies

Vu sur businesstoday.fr

81% des dirigeants français craignent les startups digitales mais seulement 37% s’associent à elles pour adopter un modèle d’innovation ouvert

Chiffres clés :

·         43% des entreprises françaises (48% dans le monde) ne savent pas à quoi leur industrie ressemblera dans 3 ans ;

·         48% des dirigeants concèdent que leur entreprise pourrait devenir obsolètes d’ici 3 à 5 ans, contre 43% en Allemagne et 32% au Royaume-Uni ;

·         81% considèrent les startups digitales comme une menace actuelle ou future, contre 75% en Allemagne, 74% aux Pays-Bas, 68% aux Etats-Unis et 65% au Royaume-Uni ;

·         71% reconnaissent que la transformation digitale pourrait être plus étendue dans leur entreprise ;

·         Les dirigeants français sont 41% à juger positivement leur capacité à identifier de façon prédictive de nouvelles opportunités (contre 32% en moyenne) ; 20% à proposer une expérience unique et personnalisée (contre 26% en moyenne) ; et 24% à agir de façon transparence et sûre (contre 31% en moyenne).

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78% des entreprises considèrent les startups digitales comme une menace actuelle ou future, selon le dernier rapport de Dell Technologies. Ce phénomène, qui profite aux entreprises innovantes, est une véritable menace pour les autres.

Près de la moitié (48%) des dirigeants ou responsables français interrogés pour ce rapport craignent de voir leur entreprise devenir obsolète au cours des 3 à 5 prochaines années, en raison de la concurrence des startups digitales. Si l’on pourrait penser que l’union fait la force, ils ne sont pourtant que 37% à s’associer à ces startups et à adopter un modèle d’innovation ouvert.

Cette peur de l’avenir s’accompagne d’une nécessité de faire face au changement, vite. 52% des dirigeants d’entreprise dans le monde rapportent que les technologies numériques et l’IoT ont significativement bouleversé leur industrie.

Ces résultats sont extraits d’une étude menée par Vanson Bourne auprès de 4 000 dirigeants et décideurs d’entreprises – depuis les PME jusqu’aux grands groupes – dans 16 pays et 12 industries.

« Pour réussir à l’ère digitale, il faut répondre à certaines exigences. Sans cela, il devient difficile de trouver sa place sur un marché extrêmement concurrentiel. D’ici peu, le développement des logiciels sera au cœur de l’expertise de la grande majorité des entreprises. Une large part de ces entreprises seront récentes, et les autres – celles qui n’ont pas écrit une ligne de code depuis 20 ans – n’auront d’autre choix que de les imiter. Les dirigeants sont de plus en plus nombreux à le percevoir, et c’est pourquoi ils craignent la concurrence des startups digitales. Mais la peur n’évite pas le danger, c’est pourquoi la transformation digitale devient une question de survie, » nous expliquent Sébastien Verger (Sales Development Manager France) et Denis Montillet (Marketing Manager Infrastructure Solution Group France) chez Dell EMC

Progrès disparate ou crise digitale à l’horizon ?

En matière de progrès, les disparités sont très nettes sur le marché. Si certaines entreprises n’ont pas encore commencé leur transformation digitale ou au contraire l’ont complétée, elles restent une minorité alors qu’une large part a fait le choix d’une approche fragmentée. 73% des répondants dans le monde admettent que la transformation digitale pourrait être davantage étendue au sein de leur organisation.

MONDE

FRANCE

 

Digital Leaders 

la transformation digitale, quelle que soit sa forme, fait partie intégrante de leur ADN

5%

2%

Digital Adopters :

disposent d’un plan digital mature, ont déjà réalisé des investissements et des innovations

14%

13%

Digital Evaluators 

réalisent leur transformation digitale avec prudence et par étapes, en planifiant et en investissant pour l’avenir

34%

40%

Digital Followers 

peu d’investissements digitaux ; tentent timidement de planifier l’avenir

32%

31%

Digital Laggards 

n’ont pas de plan digital, ont réalisé des investissements et des initiatives limitées

15%

13%

En France, des performances en demi-teinte mais une dynamique encourageante

Dans une étude réalisée en 2015, EMC avait interrogé des responsables et des dirigeants pour identifier cinq attributs digitaux clés à maîtriser au cours de la décennie à venir : 1/ Innover de façon agile 2/ Identifier de nouvelles opportunités de façon prédictive 3/ Opérer de façon transparente et sûre 4/ Fournir une expérience unique et personnalisée et 5/ Agir en temps réel et de façon continue. 

De nouveaux interrogés sur leur maturité face à ces attributs en 2016, une large majorité des répondants considère que leur entreprise a encore des progrès à faire sur l’ensemble de ces points. Seules 7% se jugent compétents dans les 5 domaines cités. Les Français ne font pas exception, révélant des performances en demi-teinte.

Ralenties le manque d’expertises internes (36%), l’absence de technologies adaptées (32%) ou encore par des budgets restreints (31%), près de 6 entreprises sur 10 en France et dans le monde ne peuvent pas répondre aux attentes principales de leurs clients, notamment en matière de sécurité ou d’accès rapide aux services et informations 24/7. 65% reconnaissent ne pas être capable de réagir à l’information en temps réel.

En matière de confiance et de transparence, les français ne sont que 24% à considérer que leur entreprise opère de façon transparente, soit le plus mauvais score tous pays confondus, à l’exception de la Chine qui enregistre 17%.

Heureusement, ce bilan plutôt sévère est à nuancer.

41% des répondants estiment que leur entreprise maîtrise l’identification de nouvelles opportunités de façon prédictive, derrière l’Inde (55%) et le Brésil (50%) mais loin devant les autres pays interrogés. 31% considèrent également que leur entreprise innove de façon agile, contre 28% en moyenne.

Des investissements vers le progrès

Pour entrer une bonne fois pour toute dans l’ère digitale et faire face à la concurrence des jeunes pousses numériques, près de deux tiers des entreprises envisagent d’investir dans leur infrastructure IT et dans l’acquisition de nouvelles compétences d’ici les 3 prochaines années.

Avec la multiplication des projets réussis d’analytique, Big Data et traitement des données se multiplient en France, il n’est pas étonnant que 39% des entreprises souhaitent y investir en priorité au cours des 3 prochaines années. Suivent ensuite les applications mobiles de nouvelle génération (38% en France, contre 44% en moyenne), les technologies informatiques très hautes performances (31%, contre 42% en moyenne) et les technologies IoT (26%, contre 39% en moyenne).

Enfin, près de 70% des entreprises ont bien l’intention d’étendre leurs capacités de développement logiciel.

Le futur environnement de travail vu par les salariés

IoT, VR…Pour les salariés, le bonheur au travail est dans les nouvelles technologies

Dans l’ensemble, les salariés dans le monde entier sont lassés de leurs postes de travail traditionnel. Ils cherchent des environnements «plus mobile, plus productif, et plus capable qu’auparavant. Cependant, ce n’est pas encore le cas», constate les auteurs. Si les salariés ont conscience du monde ultra connecté dans lequel ils évoluent, leur frustration est d’autant plus grande qu’ils ne voient pas leur lieu de travail évoluer à la même vitesse.

38% des salariés qui travaillent en France estiment que la technologie mise à leur disposition au travail n’est pas assez intelligente (contre 44% en moyenne à l’échelle internationale).

Bientôt, la communication en face à face sera jugée inefficace. 59% des salariés français interrogés misent sur la collaboration à distance, notamment grâce au télétravail, et les nouvelles technologies de communication.

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VR, partage, AI…les attentes des salariés français

D’ici cinq ans, les employés pensent qu’ils utiliseront des technologies de réalité augmentée ou de réalité virtuelle. Les objets connectés sont également attendus pour changer les méthodes de travail.

L’impatience est aussi forte autour de l’intelligence artficielle. 69% des Français pensent que l’AI pourrait leur faciliter la tâche. 48% y voit un gain de productivité.

Alors qu’ils utilisent de plus en plus les plateforme de l’économie de partage dans leur quotidien (covoiturage, logement, services…), plus des deux tiers indiquent qu’ils veulent prendre part à l’économie de partage en 2017. C’est proportion est encore plus fort dans la génération Y (83%).

Et mieux vaut satisfaire ces désirs. Un actif sur deux de la génération Y se dit prêt à quitter son poste s’il estime que la technologie que leur fournit son employeur n’est pas conforme à ses attentes.

«Les employeurs qui ne sauront pas se tenir à jour des nouvelles avancées risquent de se faire distancer par d’autres plus agiles (…) Les employeurs hésitants et dubitatifs doivent comprendre que c’est une formidable occasion de positionner leur entreprise en première ligne d’un environnement de travail du futur pour satisfaire leurs équipes et accompagner leur évolution », prédit l’étude.

Nouvelles technologies, les attentes des salariés français

source: frenchweb.fr

VR, partage, AI…les attentes des salariés français

D’ici cinq ans, les employés pensent qu’ils utiliseront des technologies de réalité augmentée ou de réalité virtuelle. Les objets connectés sont également attendus pour changer les méthodes de travail.

L’impatience est aussi forte autour de l’intelligence artficielle. 69% des Français pensent que l’AI pourrait leur faciliter la tâche. 48% y voit un gain de productivité.

Alors qu’ils utilisent de plus en plus les plateforme de l’économie de partage dans leur quotidien (covoiturage, logement, services…), plus des deux tiers indiquent qu’ils veulent prendre part à l’économie de partage en 2017. C’est proportion est encore plus fort dans la génération Y (83%).

Et mieux vaut satisfaire ces désirs. Un actif sur deux de la génération Y se dit prêt à quitter son poste s’il estime que la technologie que leur fournit son employeur n’est pas conforme à ses attentes.

«Les employeurs qui ne sauront pas se tenir à jour des nouvelles avancées risquent de se faire distancer par d’autres plus agiles (…) Les employeurs hésitants et dubitatifs doivent comprendre que c’est une formidable occasion de positionner leur entreprise en première ligne d’un environnement de travail du futur pour satisfaire leurs équipes et accompagner leur évolution », prédit l’étude.
L’ensemble de l’article: http://www.frenchweb.fr/iot-vr-pour-les-salaries-le-bonheur-au-travail-est-dans-les-nouvelles-technologies/257251#yKlygohWJtVv7D9L.99

 

Imaginons…

…Imaginons notre espace de travail dans quelques années. Connecté, forcément.                  Mais comment ? Quelles seront les fonctionnalités ? Pour quoi faire ?

Et si les objets connectés amélioraient le bien-être au travail ?

En fait, c’est plus qu’une éventualité. C’est ce qu’envisage l’auteur de l’article que nous vous faisons partager: « Les objets connectés seront-ils le nouveau levier du bien-être au travail ?« publié sur Maddyness

Bonne lecture !

bien etre au travail innovation objets connectés

Documentaire ARTE – Le bonheur au travail

Dans notre volonté de vous faire partager des informations sur le monde du travail, voici ce documentaire de 2014 (pour lequel chacun se fera sa propre opinion) passé sur ARTE appelé LE BONHEUR AU TRAVAIL dans lequel des entreprises ont innové dans leur approche de l’organisation, du management, des conditions de travail, etc.