Bonnes vacances

L’ensemble des élus et adhérents UNSA FINANCO vous souhaitent de belles et agréables vacances. 

Nous faisons une pause d’un mois dans nos publications, profitez de votre temps libre pour relire quelques-uns de nos articles et/ou pour adhérer à l’UNSA.

Pendant cette pause estivale, deux choses sont certaines:

  • Certains dirigeants du Crédit Mutuel ne partiront pas en vacances ensemble ! Espérons au moins que cette période leurs permettent de prendre du recul et de bonnes résolutions. Se mettre autour d’une table n’est pourtant pas si compliqué !

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ELECTIONS PROFESSIONNELLES: près de la moitié des élus pour l’UNSA

Merci pour votre confiance

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Avec 6 élus au Comité d’Entreprise et 7 élus au DP-CHSCT, l’UNSA représente près de la moitié des élus de Financo.

Forts de votre soutien, vos représentants abordent leurs missions avec enthousiasme et détermination.

Dès maintenant, partagez vos réflexions, vos besoins, vos difficultés, vos craintes et vos satisfactions avec vos nouveaux élus :

CE

Stéphanie BRIAND

Sandy DUCHENE

Gwenaëlle LE JEUNE

Anne-Gaëlle PHILIPPOT

Alain DUCROS

Alexandre PALOYAN

DP-CHSCT

Audrey LE FOLL

Anne-Gaëlle PHILIPPOT

Stéphanie BRIAND

Sandy DUCHENE

Sylvie TREHOREL

Loetitia LEFEBVRE

David THURET

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Elections professionnelles Financo: Pourquoi voter pour l’UNSA ?

L’UNSA

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Créée en février 1993 autour de cinq organisations qui partagent les mêmes valeurs républicaines de laïcité, de démocratie, de solidarité, de liberté, d’humanisme et de justice sociale, elle compte aujourd’hui environ 200 000 adhérents actifs et retraités.

L’UNSA est une force syndicale interprofessionnelle qui syndique les salariés du secteur privé et du public.

L’UNSA respecte l’identité de ses composantes car organisée autour de syndicats autonomes. Autonomes dans leur gestion interne, dans leur démarche syndicale, dans leur expression publique. 

 

L’UNSA FINANCO

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Chez Financo, L’UNSA est présente depuis 2008. Nous avons participé aux deux dernières élections. La première fois, nous avons obtenu 18% des voix et 36% la seconde. Nous avons des représentants au CE, en DP, au CHSCT et nationalement aux négociations de la convention collective.

L’UNSA Financo est une section syndicale du syndicat UNSA Crédit Mutuel Arkéa. Grâce à notre organisation, nous intervenons régulièrement sur la situation de Financo au comité de Groupe auquel participent le DRH et le DG du Groupe Arkéa.

En terme de communication, nous faisons régulièrement des tracts et nous sommes les seuls à avoir un site internet et à être présents sur les réseaux sociaux. 

Pour assister et défendre les salariés ou pour mieux négocier les accords d’entreprise nous avons un service juridique qui nous accompagne.

Ni adeptes du refus systématique, ni soupçonnables de complaisance, nous sommes bien décidés à faire entendre notre voix en privilégiant le dialogue et la négociation: ne pas chercher des problèmes mais essayer de les résoudre. 

VOTEZ UNSA !

Elections professionnelles : VOUS, NOUS, FINANCO AUJOURD’HUI ET DEMAIN

Des changements vont traverser la vie de notre entreprise ces prochaines années. Ils sont de deux ordres :

  • subis dans un monde économique et social en profonde mutation (environnementaux, sociétaux, réglementaires, consuméristes, innovations, hyper concurrence)
  • voulus par la Direction (organisation, relations avec les salariés, individualisation des rémunérations, plan Financo 2020 …),

L’acceptation du changement passe par la compréhension des enjeux. Tout à chacun peut comprendre pour autant que l’explication se fasse dans un langage clair et précis.
Cela passe par deux choses :

  • une bonne communication de la Direction vers et avec les salariés,
  • un échange franc et sincère avec les représentants des salariés.

Sur cette seconde partie, le choix que vous ferez pour désigner vos interlocuteurs avec la Direction est essentiel.

En effet, le rôle de vos élus, déjà important, s’est accru depuis la loi Travail.

Les élus au Comité d’Entreprise, qui donnent leurs avis sur les orientations de l’entreprise (formation, organisation, changements informatiques, plan annuel, etc) devront désormais donner des avis motivés (exposer les suggestions, satisfactions, craintes ou incertitudes)

Les élus DP et CHSCT ne formeront plus qu’une seule instance qui devront notamment suppléer la médecine du travail qui a subi un rabotage radical.

Le changement doit être une évolution et non pas une révolution brutale, anxiogène et risquée. Il doit être vécu comme facteur de bien être. La confiance réciproque est la condition essentielle de réussite.

Au mois de juin, vous aller désigner, pour 4 ans, vos représentants.

Donnez votre voix pour des candidats qui s’engagent pour:

  • continuer à être exigeants sur la manière dont se prépareront ces évolutions
  • être acteurs préventifs des changements à venir en y associant les acteurs de terrain
  • veiller aux conditions de travail et à leur amélioration
  • être force de propositions lors de négociations

Votez et faites voter UNSA !

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Augmentations individuelles: vos droits

Le 6 mai 2015, la cour de cassation a rendu un arrêt très intéressant portant sur les augmentations individuelles au regard de l’application du principe « à travail égal, salaire égal ». Dans cette décision, numéro de pourvoi n° 13-25821, la Cour de cassation rappelle que ces décisions d’ordre salarial doivent reposer sur des critères pertinents et objectifs.  L’ORSEU, un organisme avec lequel l’UNSA a signé une convention permettant notamment aux adhérents de bénéficier de conseils juridiques professionnels et personnels, nous fait profiter de l’analyse et de l’expertise d’un de ses juristes, Claude ROUAT.

Bonjour Claude, Comment peut-on résumer le pourvoi 13-25821 du 6 mai 2015 rendu par la cour de cassation ?

Bonjour Mikaël, dans cette affaire, un accord d’entreprise signé dans le sillage des négociations annuelles sur les salaires prévoyait la répartition d’une enveloppe globale de 3% du montant des salaires de base des cadres du mois de décembre. Mais l’accord ne disait rien de précis sur les modalités de répartition des augmentations individuelles. Un salarié n’ayant pas eu d’augmentation individuelle, ni d’explications satisfaisantes a décidé de le contester en justice.

C’est l’occasion pour la Cour de cassation de rappeler que même en matière d’augmentations individuelles, l’employeur ne dispose pas de pouvoir discrétionnaire. Il doit être en mesure, si un salarié le lui demande, de justifier précisément les raisons pour lesquelles il n’a pas obtenu d’augmentation quand certains de ses collègues en ont bénéficié.

Une différence de traitement entre des salariés placés dans la même situation doit reposer sur des raisons objectives matériellement vérifiables. La décision du 6 mai 2015 fait écho à celle du 30 avril 2009 (n° 07-40527) au sujet de l’attribution de primes dans laquelle la Cour a jugé que « l’employeur ne peut opposer son pouvoir discrétionnaire pour se soustraire à son obligation de justifier de façon objective et pertinente, une différence de rémunération ».

 Concrètement, quelles précautions l’employeur doit-il prendre ?

Que ce soit dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire ou pas, la jurisprudence de la Cour de cassation devrait conduire les employeurs à faire preuve d’une grande rigueur dans leurs décisions d’ordre salarial. Il doivent définir les critères qui permettent aux salariés d’obtenir des primes, des bonus ou des augmentations de salaire. Ces critères doivent être matériellement vérifiables. Cette exigence d’égalité régulièrement rappelée par la Cour de cassation perturbe les politiques d’individualisation des rémunérations qui ont cours dans les entreprises et qui laissent souvent une trop grande place à des considérations subjectives.

Quel conseil peut-on donner à un salarié qui souhaite faire valoir ses droits ?

Si un salarié constate qu’il ne bénéficie pas de la même rémunération qu’un de ses collègues faisant le même le travail ou un travail de même valeur, il est d’abord en droit de demander des explications à sa hiérarchie.  C’est une demande qui part d’un constat : « Je suis moins payé que mon collègue. Nous faisons le même travail » ; et qui suscite une interrogation légitime : «  J’aimerais comprendre pourquoi ». A défaut d’explication convaincante, le salarié pourra saisir l’inspection du travail, demander à un délégué du personnel de l’UNSA d’exercer un droit d’alerte (Article L 2313-2 du code du travail) ou porter directement l’affaire en justice.

Cet arrêt de la cour de cassation repose sur le principe « à travail égal, salaire égal ». Que peut-on dire de plus sur ce principe ?  

Ce principe est la généralisation du principe d’égalité de traitement applicable entre femmes et hommes inscrit dans le code du travail. Dans la plupart des affaires jugées il s’agit d’une comparaison entre des salariés qui ont des fonctions identiques. Mais l’application du principe d’égalité de traitement ne se limite pas à ce cas de figure. La comparaison peut également se faire avec un travail de valeur égale. Sont considérés comme ayant une valeur égale les travaux qui exigent des salariés un ensemble comparable de connaissances professionnelles consacrées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle, de capacités découlant de l’expérience acquise, de responsabilités et de charge physique ou nerveuse. (L 3221-4 du code du travail)

La Cour de cassation a par exemple retenu qu’il y avait une inégalité de traitement entre une salariée responsable des ressources humaines, du juridique et des services généraux et ses collègues masculins, membres comme elle du comité de direction après avoir constaté une identité de niveau hiérarchique, de classification, de responsabilités, leur importance comparable dans le fonctionnement de l’entreprise, chacune d’elles exigeant en outre des capacités comparables et représentant une charge nerveuse du même ordre. La salariée disposait d’une ancienneté plus importante et un niveau d’études similaire mais percevait une rémunération inférieure. Cass. Soc. 6 juillet 2010 n° 09-40021

Merci Claude pour avoir pris le temps de répondre à cet entretien. Ce sont des informations précieuses et utiles pour les salariés que vous nous faites partager. Rappelons que l’ORSEU* permet aux adhérents UNSA de bénéficier de conseils juridiques professionnels ou personnels.

Les élus et représentants UNSA Financo restent disponibles pour accompagner les salariés dans leur démarche auprès de la Direction s’ils le souhaitent.

*L’ORSEU intervient dans les domaines suivants: expertise, assistance aux élus, formation, recherche/études. Site internet: orseu.com

Interview de Jean Pierre Denis: « Nous voulons construire notre autonomie »

FRANCE INFO – Jean-Pierre Denis, président du Crédit Mutuel Arkea, était l’invité de l’interview éco lundi. Il est revenu sur les bons résultats du groupe, publiés lundi.

Jean-Pierre Denis est le président du Crédit Mutuel Arkea.
Jean-Pierre Denis (RADIO FRANCE / CAPTURE D’ÉCRAN)

Le Crédit Mutuel Arkea a publié ses résultats financiers lundi 6 mars. Ce groupe bancaire regroupe le réseau des banques du Crédit Mutuel dans le sud-ouest, le massif Central et la Bretagne mais aussi la banque en ligne Fortunéo. Mais son président Jean-Pierre Denis insiste : « Il ne faut pas rentrer dans un processus de centralisation qui ferait de notre banque, une banque comme les autres ».

franceinfo : Allez-vous quitter le Crédit Mutuel ?

Il n’est pas question pour nous de quitter le Crédit Mutuel. Ce qui se joue à travers une tentative de centralisation du groupe bancaire, c’est la dénaturation du groupe. Nous voulons préserver le caractère très décentralisé de l’organisation du Crédit Mutuel. Nous ne voulons pas entrer dans un processus de centralisation, nous souhaitons continuer de nous développer tout en restant autonome. Nous voulons être dans le groupe mais ne rendre de compte qu’à nos actionnaires. Nous ne sommes pas une filiale de la confédération.

Souhaitez-vous une certaine autonomie au sein de l’ensemble ?

Je ne me bats pas contre l’autonomie du Crédit Mutuel Arkéa. J’essaie de faire en sorte qu’il n’y ait pas de volonté centralisatrice. Nous sommes contre la centralisation car elle ne correspond plus au paysage bancaire d’aujourd’hui. Dans l’environnement bancaire de nos jours, la taille n’est plus importante. Ce sont plutôt l’agilité, la souplesse et surtout le digital. Il y a une forme d’incompatibilité à être rattaché à un organe central qui ne présente pas les garanties d’impartialité qu’on serait en droit d’attendre de lui.

Allez-vous sortir de vos frontières traditionnelles, la Bretagne, le sud-ouest et le massif Central ?

Nous sommes déjà un réseau national. Notre filiale développe des activités partout en France. Fortunéo est une référence en matière de banque en ligne. Nous gardons la marque Crédit Mutuel pour dénommer nos caisses locales. Le groupe est constitué de plusieurs entités en concurrence. Nous sommes les seuls à constituer un établissement bancaire de plein exercice.

 

Le Crédit Mutuel Arkéa fait la démonstration de sa force

source: les échos

Le résultat net de la banque régionale progresse de 13,5 %, conjugué à un gain de 350.100 clients en 2016. De quoi nourrir la farouche volonté d’indépendance du groupe régional.logo CMA

Pour Jean-Pierre Denis, le président du Crédit Mutuel Arkéa, « la banque centralisée, c’est du passé ». Alors qu’il publiait ses résultats annuels lundi, il considère que ses performances confortent sa volonté d’indépendance vis-à-vis de la Confédération nationale du Crédit Mutuel qu’il souhaite quitter au plus vite pour créer son propre organe central. « La taille d’une banque n’est plus le driver, nous sommes une ETI [entreprise de taille intermédiaire], nos clients attendent de nous la proximité, la réactivité et l’innovation », insiste-t-il. Le produit net bancaire d’Arkéa (équivalent du chiffre d’affaires) est en hausse de 4,1 % quand son résultat net de 336 millions d’euros, en hausse de 13,5 %, « atteint un niveau historique ».

Non seulement ses activités de banque à réseau continuent de progresser puisque son portefeuille clients s’est renforcé de 9,8% l’an dernier, mais « 25% de notre chiffre d’affaires se réalise désormais pour le compte de tiers », ajoute Ronan Le Moal, le directeur général du groupe bancaire régional. Arkéa gère tout ou partie des opérations bancaires de nombreuses entreprises comme Système U ou Renault mais également Compte-Nickel, ainsi qu’Amazon ou BlaBlaCar en France. Ces contrats, souvent d’une durée de 5 à 10 ans, lui garantissent un volant récurrent d’activité et l’obligent à se situer en permanence à la pointe des technologies numériques indispensables à ces accords signés en marque blanche. « Cette diversification fait partie intégrante de nos différents relais de croissance. Les contrats pour compte de tiers génèrent désormais 10 % du résultat net du groupe », dit encore le directeur général.

Conserver les centres de décision en Bretagne

« Tous ces chiffres, affirme Jean-Pierre Denis, valident le positionnement du Crédit Mutuel Arkéa » qui n’a pas l’intention « de se dissoudre dans une organisation centralisée » et veut à tout prix conserver ses centres de décision principalement en Bretagne. « Nous disposons de 25 filiales, une centralisation du Crédit Mutuel entraînerait inéluctablement la rationalisation des moyens »… et la suppression d’emplois.

Doté de 6,1 milliards d’euros de capitaux propres, en hausse de 51% depuis cinq ans, Arkéa estime avoir les reins assez solides pour un avenir en solo. Bercy craint néanmoins une progression à moyen terme de ses tarifs pour compenser la mobilisation de fonds propres supplémentaires liés à une telle stratégie. De fait son indépendance n’est pas encore acquise. Plusieurs rendez-vous judiciaires vont encore ponctuer les prochaines actualités du groupe bancaire breton, notamment au sujet de la marque Crédit Mutuel qu’il entend bien conserver. Au second semestre de 2017, le Conseil d’Etat devrait être amené à statuer sur la solidarité financière des différentes fédérations. Là encore, Arkéa souhaite se désengager.

Yelloan, partenaire de Financo, élue fintech de l’année

via usine digitale

La start-up Yelloan, qui a développé le concept de garantie participative pour faciliter l’accès au crédit, vient d’être élue fintech de l’année par le pôle de compétitivité Finance Innovation. En 2017, la jeune pousse ambitionne d’industrialiser son offre et planche sur de nouveaux algorithmes de scoring et sur la création d’un chatbot pour améliorer l’expérience utilisateur.

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Rendre le crédit à la consommation accessible à tous ceux qui en sont exclus, et particulièrement aux jeunes. Telle est l’ambition de la start-up Yelloan, qui vient de décrocher le prix de la fintech de l’année. Un prix décerné, ce jeudi 2 février, par le pôle de compétitivité Finance Innovation.

« Aujourd’hui, dès que vous n’avez pas un CDI, il est très difficile de se voir accorder un crédit à la consommation. Or, on sait que 3/4 des jeunes débutent leur carrière professionnelle avec un CDD et que c’est à ce moment là de la vie que des projets, comme l’achat d’une première voiture, sont réalisés », raconte Michaël Diguet, l’un des trois cofondateurs de Yelloan.

PARIER SUR LA COMMUNAUTÉ POUR ÉVALUER LA SOLVABILITÉ 

Partant de ce constat, la start-up parisienne a lancé il y a un an une offre de garantie participative. Ce nouveau concept propose aux emprunteurs de constituer une garantie représentant 5% du montant de leur prêt, en faisant appel à cinq de leurs proches (famille et amis). La somme est conservée par la banque pendant toute la durée du prêt et lorsque l’emprunteur a fini de rembourser son crédit, celle-ci est reversée aux différents participants.

Grâce à cette garantie participative, l’emprunteur peut décrocher un crédit, même s’il est en CDD, en intermittence ou encore autoentrepreneuriat. Le raisonnement est le suivant : si cinq personnes sont prêtes à faire confiance à l’emprunteur en lui versant une certaine somme d’argent, alors cela signifie que la banque peut aussi faire confiance à l’emprunteur. « La banque valorise la confiance accordée à l’emprunteur par ses amis et l’idée qu’ils pourront lui venir en aide en cas de difficultés financières futures », explique la start-up sur son site.

105 start-up ont candidaté pour décrocher le prix de la Fintech de l’année 2016, concours organisé par le pôle de compétitivité Finance Innovation. Ce concours s’adresse aux fintechs françaises nées après 2008 et dont l’effectif est inférieur à 100 salariés. Yelloan a tiré son épingle du jeu parmi les sept autres start-up finalistes (Payintech, Heoh, Evolution Energie, Risbee, Treezor, Easytransac, FundShop). Elle remporte ainsi un chèque de 8000 euros, un pack de communication, un an d’adhésion au pôle de compétitivité et une mise en relation avec ses partenaires.

 « Plutôt qu’évaluer la solvabilité d’une personne sur la pérennité de son contrat de travail, nous proposons aux banques de l’évaluer en regardant sa communauté », commente l’entrepreneur. Le chiffre « cinq » n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. « Nous voulions aller au-delà de la sphère familiale pour renforcer le sentiment de confiance de la banque », indique Michaël Diguet.

OBJECTIF : 3000 PRÊTS ACCORDÉS EN 2017

Les prêts sont plafonnés à 15 000 euros et la moyenne des prêts accordés est de 8000 euros sur 3 à 5 ans.  La start-up assure que le public visé peut bénéficier des mêmes taux d’intérêt que ceux accordés en général, soit 4% en moyenne. Pour l’heure, la pépite travaille avec trois partenaires bancaires. Son offre est d’ores et déjà disponible pour les clients de Financo, une filiale du Crédit Mutuel Arkea, et de la banque en ligne Monabanq. Un partenariat a également été noué avec Crédit Agricole Consumer Finance qui commercialise la marque Sofinco. Avec ce dernier partenaire, une offre devrait être lancée au cours des prochains mois.

En 2016, moins de 1000 prêts ont été accordés et Yelloan s’est fixée un objectif de 3000 prêts pour l’année 2017. La start-up se finance en prélevant une commission auprès des banques chaque fois qu’un prêt est accordé. Pour accélérer son développement, elle a récemment finalisé un tour de table d’1,75 million d’euros. Objectif : poursuivre ses efforts en R&D et déployer des actions de marketing et de communication afin de se faire connaître auprès du grand public.

UN ALGORITHME D’INCLUSION ET UN CHATBOT EN PRÉPARATION

En matière de R&D, la jeune pousse planche notamment sur de nouveaux algorithmes de scoring. Ces derniers reposent sur des technologies de machine learning et doivent permettre d’identifier les bons profils, parmi les individus habituellement exclus des crédits à la consommation. « On les appelle les scores d’inclusion », précise le cofondateur. Autre projet en cours : le développement d’un chatbot pour améliorer l’expérience client. « Pour rendre le crédit accessible, il faut le rendre le plus simple et plus efficace possible », explique Michael Diguet, qui promet que « l’utilisateur sera guidé de manière très personnalisée dans sa démarche de financement ».

La start-up entend également élargir sa cible en proposant une offre de garantie participative pour les PME et s’attaquer, dès 2018, à l’international. L’Espagne, l’Italie et les pays d’Amérique Latine sont visés en priorité.