En France, un employé sur deux n’aurait pas confiance en son patron

source: latribune.fr

Les dirigeants français ne seraient pas ceux qui inspirent le plus de confiance à leurs salariés, d’après une étude Malakoff Médéric. Une confiance pourtant essentielle dans la vie de l’entreprise.

Jusqu’où suivriez-vous votre patron ? A l’aube de l’Université d’été du Medef, qui ouvre ses portes pendant deux jours à Jouy-en-Josas (Yvelines) sur le campus de HEC, Malakoff Médéric présente mardi 29 août l’étude « Regards croisés sur la confiance en entreprise », qui observe en profondeur les liens de confiance qui unissent – ou non – les employés de leurs supérieurs hiérarchiques.

Elle analyse la valeur « confiance » dans le monde du travail, qui reste indispensable pour évoluer selon les différents acteurs concernés, aussi bien pour les salariés, les clients, que les dirigeants. Le document s’appuie sur un sondage réalisé auprès de plus de 500 dirigeants et chefs d’entreprises du secteur privé français, et pas moins de 1001 salariés employés dans ces entreprises.

Une confiance qui varie selon les acteurs

Thème principal de l’Université du Medef cette année, la notion de confiance conserve une place décisive dans la vie de l’entreprise. Et pas seulement : ils sont 97%, aussi bien salariés que dirigeants, à considérer la confiance comme un sujet essentiel dans la vie professionnelle, mais également personnelle.

Pourtant, la valeur confiance ne signifie pas la même chose selon les acteurs. Pour les dirigeants, confiance rime surtout avec respect pour 25% d’entre eux, puis honnêteté avec 20%. Viennent ensuite les mots de collaboration, de sécurité, et de dialogue. Quant aux salariés, ils citent d’abord l’honnêteté à 23%, et ensuite le respect à 20%. Les termes qu’ils préfèrent associer à la confiance sont ceux de partage, d’aide, de sécurité, et de fidélité.

Une divergence de vues qui se répercute aussi sur les estimations de confiance accordées entre les dirigeants et leurs collaborateurs. Si 95% des cadres et responsables d’entreprises estiment jouir de la confiance de leurs salariés, la réalité est plus nuancée. Seuls 55%, soit un peu plus d’un salarié sur deux, auraient confiance en leurs dirigeants. Ils sont cependant 72% à accorder cette précieuse confiance à leurs collègues directs.

Des leviers pour développer la confiance

Pourtant, le bilan reste positif sur certains points : 72% des salariés, et 88% des dirigeants se disent confiants par rapport à leurs situations professionnelles. Les deux camps s’accordent aussi sur l’importance de la reconnaissance, comme principal levier pour développer la confiance au sein d’une relation manager-managé. Dans l’étude, 63% des dirigeants et 60% des salariés estiment qu’elle est la compétence managériale qui a le plus d’impact sur la confiance, devant l’écoute et le dialogue. L’étude pointe aussi une autre faiblesse : l’engagement des salariés a dégringolé en sept ans, passant de 41% en 2009, à 28% en 2016.

Des leviers essentiels pour la vie de l’entreprise, alors que l’appréhension des salariés vis-à-vis de leurs places ou des moyens de progression se différencient clairement de celle des dirigeants. Seuls 55% des salariés considèrent leur contribution personnelle reconnue et leur statut juste et équitable. Ils insistent également sur l’esprit d’entraide et de solidarité, lorsque les dirigeants choisissent de prôner l’esprit d’initiative à 92%. Une autre preuve de cette méfiance et des carences de confiance qui persistent : à peine six salariés sur dix estiment pouvoir s’exprimer en toute confiance dans son entreprise.

Cette situation requiert des efforts constants de part et d’autre : l’étude souligne le fait que « plus les salariés sont rassurés par leurs dirigeants, plus ils disent avoir envie d’améliorer leur façon de travailler ». Une relation donnant-donnant qui reste surtout dépendante de la confiance.

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Bonnes vacances

L’ensemble des élus et adhérents UNSA FINANCO vous souhaitent de belles et agréables vacances. 

Nous faisons une pause d’un mois dans nos publications, profitez de votre temps libre pour relire quelques-uns de nos articles et/ou pour adhérer à l’UNSA.

Pendant cette pause estivale, deux choses sont certaines:

  • Certains dirigeants du Crédit Mutuel ne partiront pas en vacances ensemble ! Espérons au moins que cette période leurs permettent de prendre du recul et de bonnes résolutions. Se mettre autour d’une table n’est pourtant pas si compliqué !

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Les firmes avec des femmes aux postes clé sont celles qui fonctionnent le mieux

Source lesechos.fr

Selon plusieurs études, les entreprises ayant davantage de femmes à des postes de direction seraient en meilleure santé. 

Les firmes femmes postes clé fonctionnent mieuxLes firmes avec des femmes aux postes clé sont celles qui fonctionnent le mieux

C’est un fait statistique : plus d’un Français sur deux est une Française et la moitié des actifs sont des femmes. Pourtant, dès qu’il s’agit de la direction d’entreprise, la gente féminine est sous représentée. Selon une étude de KPMG publiée en 2015 et intitulée  « Portrait(s) de femmes dirigeantes » , seulement 14% des chefs d’entreprise sont des femmes. Parmi celles-ci, uniquement 15% dirigent des entreprises de plus de 500 salariés. Est-ce qu’il en est ainsi parce qu’elles sont moins compétentes dans les postes de direction ? Loin de là.

Les dirigeantes, plus appréciées par leurs collaborateurs

Selon une étude menée en 2011 par le cabinet de conseil américain Zenger Folkman, les femmes dirigeantes seraient considérées comme de meilleures dirigeantes que leurs pairs masculins par leurs collègues, leurs collaborateurs directs (N-1 et N+1) et autres. Cette étude portant sur 7.280 leaders dans des entreprises de divers pays se base sur 16 compétences en leadership.

Les dirigeantes ont obtenu des appréciations meilleures sur 15 de ces compétences, et sur 12 d’entre elles, la note est significativement plus élevée, avec un écart bien plus prononcé encore sur des compétences telles que la prise d’initiative, le développement personnel, l’intégrité/honnêteté et l’orientation vers les résultats. Les dirigeants, quant à eux, ne surclassent leurs collègues féminines que sur un point : leur habileté à développer un point de vue stratégique.

La clé est dans la compétitivité

Selon une étude récente menée par Crédit Suisse, les firmes qui comptent des femmes dans leur direction générale ou leur conseil d’administration seraient en meilleure santé que les autres uniquement conduites par des hommes. La mixité au sein de la direction est source de créativité et démontre son efficacité opérationnelle.

Les entreprises gagneraient à prendre en considération la nécessité de cette cohabitation avantageuse dans le top management. Les stratégies de recrutement notamment pourraient être révisées en fonction de cette orientation.

Le fait est qu’une femme n’a pas besoin d’agir en homme pour être une bonne dirigeante, et un bon dirigeant ne l’est pas parce qu’il est un homme. Pour mener une entreprise vers l’excellence, le genre importe peu en réalité. Les leaders qui ont su conduire leur entreprise sur la voie de la réussite sont ceux qui ont fait preuve de détermination professionnelle et d’humilité personnelle.

Par Matthieu Duris, responsable de bureau chez Visconti

Les dirigeants et les nouvelles technologies

Vu sur businesstoday.fr

81% des dirigeants français craignent les startups digitales mais seulement 37% s’associent à elles pour adopter un modèle d’innovation ouvert

Chiffres clés :

·         43% des entreprises françaises (48% dans le monde) ne savent pas à quoi leur industrie ressemblera dans 3 ans ;

·         48% des dirigeants concèdent que leur entreprise pourrait devenir obsolètes d’ici 3 à 5 ans, contre 43% en Allemagne et 32% au Royaume-Uni ;

·         81% considèrent les startups digitales comme une menace actuelle ou future, contre 75% en Allemagne, 74% aux Pays-Bas, 68% aux Etats-Unis et 65% au Royaume-Uni ;

·         71% reconnaissent que la transformation digitale pourrait être plus étendue dans leur entreprise ;

·         Les dirigeants français sont 41% à juger positivement leur capacité à identifier de façon prédictive de nouvelles opportunités (contre 32% en moyenne) ; 20% à proposer une expérience unique et personnalisée (contre 26% en moyenne) ; et 24% à agir de façon transparence et sûre (contre 31% en moyenne).

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78% des entreprises considèrent les startups digitales comme une menace actuelle ou future, selon le dernier rapport de Dell Technologies. Ce phénomène, qui profite aux entreprises innovantes, est une véritable menace pour les autres.

Près de la moitié (48%) des dirigeants ou responsables français interrogés pour ce rapport craignent de voir leur entreprise devenir obsolète au cours des 3 à 5 prochaines années, en raison de la concurrence des startups digitales. Si l’on pourrait penser que l’union fait la force, ils ne sont pourtant que 37% à s’associer à ces startups et à adopter un modèle d’innovation ouvert.

Cette peur de l’avenir s’accompagne d’une nécessité de faire face au changement, vite. 52% des dirigeants d’entreprise dans le monde rapportent que les technologies numériques et l’IoT ont significativement bouleversé leur industrie.

Ces résultats sont extraits d’une étude menée par Vanson Bourne auprès de 4 000 dirigeants et décideurs d’entreprises – depuis les PME jusqu’aux grands groupes – dans 16 pays et 12 industries.

« Pour réussir à l’ère digitale, il faut répondre à certaines exigences. Sans cela, il devient difficile de trouver sa place sur un marché extrêmement concurrentiel. D’ici peu, le développement des logiciels sera au cœur de l’expertise de la grande majorité des entreprises. Une large part de ces entreprises seront récentes, et les autres – celles qui n’ont pas écrit une ligne de code depuis 20 ans – n’auront d’autre choix que de les imiter. Les dirigeants sont de plus en plus nombreux à le percevoir, et c’est pourquoi ils craignent la concurrence des startups digitales. Mais la peur n’évite pas le danger, c’est pourquoi la transformation digitale devient une question de survie, » nous expliquent Sébastien Verger (Sales Development Manager France) et Denis Montillet (Marketing Manager Infrastructure Solution Group France) chez Dell EMC

Progrès disparate ou crise digitale à l’horizon ?

En matière de progrès, les disparités sont très nettes sur le marché. Si certaines entreprises n’ont pas encore commencé leur transformation digitale ou au contraire l’ont complétée, elles restent une minorité alors qu’une large part a fait le choix d’une approche fragmentée. 73% des répondants dans le monde admettent que la transformation digitale pourrait être davantage étendue au sein de leur organisation.

MONDE

FRANCE

 

Digital Leaders 

la transformation digitale, quelle que soit sa forme, fait partie intégrante de leur ADN

5%

2%

Digital Adopters :

disposent d’un plan digital mature, ont déjà réalisé des investissements et des innovations

14%

13%

Digital Evaluators 

réalisent leur transformation digitale avec prudence et par étapes, en planifiant et en investissant pour l’avenir

34%

40%

Digital Followers 

peu d’investissements digitaux ; tentent timidement de planifier l’avenir

32%

31%

Digital Laggards 

n’ont pas de plan digital, ont réalisé des investissements et des initiatives limitées

15%

13%

En France, des performances en demi-teinte mais une dynamique encourageante

Dans une étude réalisée en 2015, EMC avait interrogé des responsables et des dirigeants pour identifier cinq attributs digitaux clés à maîtriser au cours de la décennie à venir : 1/ Innover de façon agile 2/ Identifier de nouvelles opportunités de façon prédictive 3/ Opérer de façon transparente et sûre 4/ Fournir une expérience unique et personnalisée et 5/ Agir en temps réel et de façon continue. 

De nouveaux interrogés sur leur maturité face à ces attributs en 2016, une large majorité des répondants considère que leur entreprise a encore des progrès à faire sur l’ensemble de ces points. Seules 7% se jugent compétents dans les 5 domaines cités. Les Français ne font pas exception, révélant des performances en demi-teinte.

Ralenties le manque d’expertises internes (36%), l’absence de technologies adaptées (32%) ou encore par des budgets restreints (31%), près de 6 entreprises sur 10 en France et dans le monde ne peuvent pas répondre aux attentes principales de leurs clients, notamment en matière de sécurité ou d’accès rapide aux services et informations 24/7. 65% reconnaissent ne pas être capable de réagir à l’information en temps réel.

En matière de confiance et de transparence, les français ne sont que 24% à considérer que leur entreprise opère de façon transparente, soit le plus mauvais score tous pays confondus, à l’exception de la Chine qui enregistre 17%.

Heureusement, ce bilan plutôt sévère est à nuancer.

41% des répondants estiment que leur entreprise maîtrise l’identification de nouvelles opportunités de façon prédictive, derrière l’Inde (55%) et le Brésil (50%) mais loin devant les autres pays interrogés. 31% considèrent également que leur entreprise innove de façon agile, contre 28% en moyenne.

Des investissements vers le progrès

Pour entrer une bonne fois pour toute dans l’ère digitale et faire face à la concurrence des jeunes pousses numériques, près de deux tiers des entreprises envisagent d’investir dans leur infrastructure IT et dans l’acquisition de nouvelles compétences d’ici les 3 prochaines années.

Avec la multiplication des projets réussis d’analytique, Big Data et traitement des données se multiplient en France, il n’est pas étonnant que 39% des entreprises souhaitent y investir en priorité au cours des 3 prochaines années. Suivent ensuite les applications mobiles de nouvelle génération (38% en France, contre 44% en moyenne), les technologies informatiques très hautes performances (31%, contre 42% en moyenne) et les technologies IoT (26%, contre 39% en moyenne).

Enfin, près de 70% des entreprises ont bien l’intention d’étendre leurs capacités de développement logiciel.

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