Santé au travail – Pour les personnes travaillant souvent en position assise, est-il judicieux de proposer un swissball (ballon souple) pour remplacer un siège classique ?

source: INRS

Le swissball (ballon souple) n’a pas vocation à remplacer un siège « classique » mais peut être proposé en complément. La posture de travail en position assise sur un siège classique peut, lorsqu’elle est prolongée, nuire à la santé. Le manque de sollicitations musculaires et le caractère statique de cette posture en sont les éléments déterminants. Utiliser un swissball (ballon souple) comme siège de travail peut, du fait de l’instabilité de l’assise et de l’absence de dossier, induire une posture plus dynamique et un certain niveau de sollicitations musculaires (nécessaire à la préservation du bon fonctionnement des muscles). Cependant, une utilisation prolongée pourrait entraîner une fatigue ou un inconfort. Par ailleurs, les assises de type swissball ne permettent un réglage en hauteur que par la taille du ballon, le bureau doit donc pouvoir être réglable et s’adapter à l’utilisateur. Ces ballons doivent également être regonflés régulièrement.

De plus, l’assise par nature instable sur le swissball implique un temps d’adaptation : son utilisation doit ainsi se faire de manière progressive et en adéquation avec l’environnement de travail.

Le swissball comme siège de travail peut ainsi être utile, en alternance avec d’autres postures de travail (debout, « bureaux dynamiques », siège « classique »…), pour favoriser des postures plus dynamiques, mais il ne doit pas être imposé comme unique possibilité pour s’asseoir. Conserver un siège « classique » donne la possibilité d’effectuer différents réglages permettant de s’adapter à l’utilisateur afin d’obtenir une posture de travail plus statique lorsque nécessaire.

Enfin, un siège doit être choisi par rapport à une situation de travail et à un utilisateur donné. Il est donc important d’impliquer le salarié dans ce choix afin que le siège soit réellement adapté à son besoin et à ses spécificités. Rappelons également que rester assis de manière prolongée induit un comportement sédentaire préjudiciable pour la santé. L’alternance des postures de travail apparaît donc nécessaire pour lutter contre les risques liés au travail de bureau.

Publicités

Troubles musculo-squelettiques (TMS)

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause de maladie professionnelle. Elles touchent toutes les professions et toutes les entreprises. Présentation.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) regroupent des affections touchant les muscles, les tendons, les nerfs, les articulations et les os. Les parties du corps les plus fréquemment touchées sont : la colonne vertébrale, les membres supérieurs (épaule, coude, poignet), les genoux. Les affections les plus fréquentes sont les lombalgies, les cervicalgies, les douleurs articulaires, les tendinites et le syndrome du canal carpien.

Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils peuvent apparaître rapidement. Toutefois, ils s’installent le plus souvent de façon progressive après une longue période de sollicitations intensives des parties du corps atteintes.

Les facteurs favorisant les TMS sont multiples. En voici une illustration:

facteurs tms troubles musculo squelettiques

Pour un travail de bureau, les principaux troubles touchent le cou, les épaules, le dos et les poignets.

Vous trouverez des dossiers complets disponibles sur les sites de l’assurance maladie et de l’INRS