Pause estivale

Nos publications font une pause durant la période estivale. Au plaisir de vous revoir sur ce site à la rentrée !

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Les astuces de 8 managers pour déconnecter pendant les vacances

source: cadremploi.fr

Travailler pendant ses vacances est devenu un classique, mais un classique néfaste. Nous avons donc interrogé 8 managers et cadres-dirigeants qui luttent pour une vraie déconnexion. Ça vous tente ?

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1-Alexandre Pham, co-président du réseau de cabinets de recrutement et d’intérim Lynx RH

« Pour pouvoir déconnecter pendant les vacances, avant tout, je m’organise en amont pour déléguer les tâches en cours. On ne peut raisonnablement se déconnecter que si on s’assure que les affaires courantes sont bien traitées en son absence. Pour cela, je préviens mes collaborateurs et les clients ! Je pars loin et dans un endroit sans connexion. Par exemple en séjour en caravane dans les fjords de Norvège. Sur place, pas de réseau internet, donc pas de tentation de se connecter… J’évite aussi de rester pendu à mon smartphone le soir avant de me coucher, et le matin en me réveillant. Un autre truc tout bête : laisser son téléphone dans l’entrée, voire l’éteindre réellement ! »

2-Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole du courtier Meilleurstaux.com

« J’ai du mal à lâcher prise. Et avec un seul téléphone à la fois pro et perso, me déconnecter, c’est compliqué. Largement encouragée par mon entourage familial, je me fixe des challenges. Par exemple, cet été je vais m’imposer de poser mon téléphone le matin et de ne pas le reprendre avant le soir. Pour faciliter cette déconnexion, je dois être dans l’impossibilité physique et matérielle de répondre aux appels et aux SMS. Donc les escapades en bateau, à cheval, le ski, etc… sont des activités que je privilégie durant les vacances. Je progresse car je me fait remonter les bretelles, mais c’est dur ».

3-Éric Lengert, directeur général de Decathlon Pro

« Avoir des enfants a beaucoup joué dans mon envie de faire une vraie coupure durant les vacances. En été, je supprime la synchronisation de mails sur mon téléphone. Comme ça, je ne suis pas tenté d’y jeter un coup d’œil. Je reste joignable par téléphone en cas d’extrême urgence. Mais ça n’arrive jamais car 99 % des problèmes peuvent être résolus par mes collaborateurs sur place. J’arrive tellement bien à déconnecter que régulièrement, j’en oublie même mon téléphone ».

4-Christian Jeanneau, vice-président SBU Nucléaire chez Assystem

« En tant que manager, la première chose a toujours été pour moi de mettre en œuvre une organisation de travail efficiente me permettant de déléguer en toute confiance certains sujets, en particulier pendant mes congés. Au quotidien, je ne crois pas en l’efficacité des solutions strictement techniques comme le fait d’éteindre son portable à une heure donnée car travaillant à l’international, je dois parfois sur des périodes définies, composer avec des décalages horaires. En revanche, j’ai une passion – la lecture – et il y a toujours un moment dans mon agenda réservé à cette activité. La clé pour moi est vraiment de cultiver une vie en dehors du travail pour ne pas le surinvestir émotionnellement et ne pas me sentir, in fine, obligé d’être toujours connecté. Car si je ne déconnecte pas, mes équipes ne déconnecteront pas non plus. »

5-Olivier Roland, directeur INEAT Île-de-France, spécialisé dans la digitalisation des entreprises

« En semaine, je ne déconnecte pas vraiment. Mais le week-end, étant père de 4 enfants en bas âge, je suis obligé de couper. J’ai deux mobiles, un pro et un perso. Le week-end, je range le pro avec mon ordinateur portable et je n’y touche pas avant le dimanche soir parfois. Pour déconnecter pendant les vacances, je veille à soigner mon départ. Pour cela, j’organise le passage de relais avec les équipes qui restent. Je m’arrange pour partir en vacances en même temps que nos clients, c’est plus simple. En cas d’urgence absolue, l’équipe m’appelle sur mon téléphone pro car je ne communique pas mon numéro perso. Je ne décroche pas, j’attends qu’ils laissent un message. Sans message, je ne rappelle pas. De plus, je ne checke jamais mes mails durant les vacances. Partir souvent au même endroit, en l’occurrence l’été à Noirmoutier, permet d’avoir des repaires et des habitudes. Du coup, je décompresse plus rapidement et me met direct en mode vacances. Lire, faire du sport et me reposer sans être connecté me permet de bien me ressourcer pour la reprise ».

6-Laetitia Alcover, COO de Kang, plateforme collaborative pour freelance

« En vacances, mais aussi le soir en rentrant du boulot, j’impose un créneau de digital detox à ma famille, mari et enfants compris.Il s’agit d’un moment sans écran, où on est tous ensemble, disponibles les uns pour les autres. En vacances, c’est par exemple entre 18 h et 21 h. Dans la journée, pour réellement couper avec le boulot, je privilégie les sports qui m’imposent d’être concentrée sur un sujet particulier. Par exemple, la voile. Courir ne me déconnecte pas du tout, c’est même le contraire car au fil des kilomètres, j’ai tout le loisir de penser aux projets en cours ».

7-Franck Auzanneau, PDG fondateur de Goomeo, éditeur d’une plateforme web dédiée à la création d’applis mobiles événementielles

« La déconnexion commence avant même de partir en vacances. Je rédige un message d’absence sur ma messagerie web indiquant que je ne répondrais pas aux mails avant telle date et qu’en cas d’urgence, je renvoie vers un collaborateur. Je suis également pro actif sur ma messagerie de téléphone. Ensuite, je vise les destinations en zone blanche, à savoir les endroits où la couverture du réseau téléphonique est la plus mauvaise. Enfin, je ne réponds jamais aux appels entrants, si c’est urgent, il y aura un message. S’il n’y a pas de message, il n’y a pas d’urgence et cela attendra. Et ainsi, je profite mieux de mes vacances ».

8-Augustin Verlinde, CEO de Frizbiz, plateforme web et mobile dédiée aux services entre particuliers dans le domaine de l’habitat

« En vacances, je vais privilégier le sport et le bon temps en famille et entre amis autour d’une partie de golf ou de tennis. Le seul moyen pour moi de me déconnecter est de garder une forte activité dans ma vie perso. Ces moments permettent de prendre le recul nécessaire que l’on n’a pas forcement dans le rush de la semaine, et cela permet de pouvoir continuer à innover avec un esprit plus libre. Pour moi il est essentiel pour la réussite d’un entrepreneur de pouvoir se déconnecter de temps en temps. Évidemment, je garde toujours un œil sur mon entreprise, mais je sais que je peux avoir confiance en mes équipes, et jusqu’à maintenant, c’est un modèle qui a toujours vraiment bien fonctionné ».

La tyrannie des « indicateurs de performance »

source: Ghislain Deslandes, professeur à ESCP Europe

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Comment accède-t-on à la « vérité » des organisations aujourd’hui ? Eh bien tout simplement par l’avenue principale : leur évaluation chiffrée. La croyance selon laquelle c’est le chiffre, et uniquement le chiffre, qui donne accès à la vérité dans les organisations s’est répandue comme une trainée de poudre sur l’économie planétaire au point de devenir le seul critère de jugement légitime dans l’estimation de la santé des entreprises. Cette tendance, l’historien américain Jerry Muller la nomme « The Tyranny of metrics »La tyrannie des indicateurs de performance, publiée aux Presses Universitaires de Princeton.

Dans ce livre, Jerry Muller dénonce les excès, et seulement les excès, de cette tendance à la valorisation de la calculabilité qui s’est imposée dans de nombreux domaines, notamment les entreprises commerciales mais aussi les Universités et les hôpitaux. Il met en évidence les nombreuses absurdités organisationnelles engendrées par cette obsession calculocratique, et la manière avec laquelle certains systèmes de mesure finissent par obtenir le résultat inverse de ce pour quoi ils existent. 

Il prend exemple, en Angleterre, sur le Ministère des affaires sociales qui s’était mis à pénaliser les hôpitaux publics dans lesquels le temps d’attente des patients, dans la salle réservée à cet effet, pouvait être supérieur à quatre heures. Très vite en effet, les statistiques montrèrent des résultats positifs et l’opération fut un succès ; avant de constater toutefois que les services d’urgence s’étaient mis à faire patienter les malades dans les ambulances afin que leur nombre ne soit pas comptabilisé dans les salles d’attente. 

Il donne également l’exemple des membres du conseil d’administration de grandes sociétés américaines qui, tellement occupés à s’assurer de l’exactitude de leurs déclarations chiffrés depuis l’application de la loi Sarbannes-Oxley sur la réforme de la comptabilité des sociétés côtés aux Etats-Unis, en oublient tout simplement de s’intéresser à la stratégie de leur entreprise, faute de temps pour s’y consacrer.

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Il montre aussi, par de nombreux exemples, notamment dans un pays les Etats-Unis d’Amérique où l’inconscient collectif se conçoit comme mieux sauvegardé qu’ailleurs du risque de crue bureaucratique, les nombreuses incohérences de cette passion évaluative qui a saisit ses contemporains. Une frénésie qui comporte trois composantes majeures: d’une part la croyance que les indications chiffrés peuvent remplacer le jugement et l’expérience personnelle. D’autre part l’idée que la transparence des chiffres renforce la crédibilité et le sérieux des organisations qui les mettent en place. Enfin le sentiment diffus, mais tenace, que les professionnels ne sont en général motivés que par l’obtention de récompenses, notamment sonnantes et trébuchantes, dans la réalisation de leurs missions.

Au point qu’inlassablement on mesure sans vraiment savoir ce qu’on mesure, et souvent la dépense engendrée par ce surcroît de contrôle dépasse jusqu’aux espoirs de réduction des coûts qu’occasionnent la production de toutes ces données. Tout se passant comme si la tyrannie des instruments de mesure avait pour but d’oublier ce qui ne peut être mesuré, de  nous distraire de considérer ce qui compte vraiment ; enfin,  de nous empêcher de produire toute forme de nouveauté. Car comme l’écrit Muller : « the unknow is beyond the measurable »Ce qui n’est pas encore connu ne peut être mesuré.

De toute cette affaire, il convient de tirer quelques leçons pour la pratique managériale elle-même. L’auteur précise que l’ardeur quantophrénique peut en partie s’expliquer dans des environnements où les récompenses extrinsèques sont le principal facteur de motivation. Ou dans le cas où la confiance entre les parties est réduite à la portion congrue. En revanche, lorsque les personnes vivent leur métier sur le mode de la vocation et en espère avant tout une satisfaction intrinsèque, comme les infirmières, les chercheurs, les médecins, les journalistes etc..  alors une approche strictement quantitative de la part du management peut avoir des conséquences dramatiques sur les autres critères de bonne santé d’une organisation : la réputation, la satisfaction des clients, et l’engagement des salariés bref, leur affectio societatis.

Pour finir, rappelons que de nombreuses figures de l’incalculable demeurent malgré tout présentes dans les organisations : l’identité des personnes, le savoir-vivre ou le simple respect de la parole donnée en sont des exemples saisissants. C’est donc à une nouvelle « biodiversité » des évaluations qu’il faudra bientôt s’atteler, sans quoi nous pourrions être condamnés à répondre en urgence à la question posée par le juriste Alain Supiot : « Ce qui était exprimé par des mots a fini par l’être par des nombres. Quel prix a-t-il fallu payer pour cela ? »

Réf. The Tyranny by numbers by Jerry Z Muller

6 tendances qui définiront le travail du futur (infographie)

source: wrike.com

Fax, rolodex et PDA semblent aujourd’hui appartenir à une autre époque ; pourtant, il y a 10 ans, ces derniers étaient des outils de bureau omniprésents. Quelles surprises réserve la prochaine décennie aux travailleurs d’aujourd’hui ? 

Comme le dit l’adage, la seule constante est le changement. Préparez-vous au succès en gardant un œil sur ces 6 grandes tendances qui définiront notre manière de travailler dans les années à venir. 

Découvrez des idées sur le thème Infographie

Préparer son entretien annuel d’évaluation : 5 conseils à suivre

source: juritravail

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Si l’entretien annuel d’évaluation est souvent redouté par de nombreux salariés, il est pourtant un moment privilégié avec votre manager. Il permet en effet d’évaluer le travail accompli sur l’année écoulée, de fixer les objectifs pour l’année à venir mais aussi l’occasion de négocier notamment une augmentation de salaire.  Le salarié invité à un entretien annuel d’évaluation doit donc le préparer en amont. Voici 5 conseils pour maîtriser le déroulement de cette entrevue

Conseil n°1 : Faire le bilan des actions positives de 2018 avec objectivité

Le salarié doit évaluer avec objectivité son potentiel, en faisant le bilan des actions positives qu’il a mené au cours de l’année écoulée.

Vous pouvez ainsi faire une liste détaillée des travaux et missions que vous avez accomplis avec succès (il peut, par exemple, s’agir d’objectifs fixés par l’employeur et que le salarié a atteint, mais pas seulement) et déterminer ce qu’ils ont apporté à l’entreprise : moins de perte, diminution des coûts, augmentation des gains, plus-value.

Vous devez compléter la grille d’évaluation qui vous est remise par votre employeur avec ces éléments.

Pour attribuer des avantages ou une hausse de rémunération, l’employeur tiendra compte de ce que vous avez apporté à l’entreprise. En effet, cette attribution se fera « au mérite ».

Conseil n°2 : Envisager les évolutions de son poste en 2019

L’entretien annuel d’évaluation permet à l’employeur de fixer les objectifs pour l’année à venir mais c’est aussi l’occasion pour vous de demander à votre supérieur hiérarchique un changement de poste, afin d’évoluer.

Il va donc falloir que vous étayez votre demande en démontrant vos compétences, vos prises d’initiatives, que votre travail contribue aux bénéfices de la société et que vous êtes un élément de confiance sur lequel l’employeur peut se reposer.

Avant de soumettre votre demande, vous devez vous renseigner sur le poste convointé : est-ce que le poste est vacant ? L’entreprise envisage-t-elle de créer ce poste ? En a-t-elle besoin ? Ais-je toutes les compétences pour l’occuper ?

Conseil n°3 : Connaître la situation économique et financière de l’entreprise

Dans tous les cas, que vous souhaitiez obtenir une promotion, une augmentation de salaire ou l’attribution d’un avantage en nature, un aménagement de vos horaires ou de vos conditions de travail (obtenir un bureau individuel par exemple), vous devez vous renseigner sur la situation de l’entreprise (chiffre d’affaires annuel, EBITDA, dettes, budget recherche et développement, etc.). Cela vous permettra d’évaluer les chances que vous avez d’obtenir ce que vous demandez.

Où en est l’entreprise ? Génère-t-elle du chiffre d’affaires ou connaît-elle des difficultés financières ? Quelles sont ses perspectives d’avenir et dans quel secteur d’activité souhaite-t-elle investir ? A t-elle mis en oeuvre des licenciements pour motif économique ou des plans de départs volontaires ou au contraire a-t-elle procédé à des recrutements en masse ? Dans quel domaine ?

Conseil n°4 : Faire le point sur la situation du marché local du travail

Afin de justifier votre demande, il est intéressant pour vous d’étudier en amont la situation du marché local du travail, pour vérifier que vos demandes sont cohérentes, et adaptées au marché de l’emploi. Pour cela, mieux vaut utiliser un outil d’évaluation du salaire.

Vous pouvez pour cela vous renseigner sur les niveaux de rémunération pratiqués sur des postes équivalents au votre, à compétences et expériences égales.

Vous avez également la possibilité de vous renseigner sur les offres d’emploi disponibles dans votre domaine d’activité, pour déterminer les besoins des entreprises de la région.

Vous trouverez facilement ces informations sur internet.

Conseil n°5 : Faire le point sur les avantages / inconvénients du poste convoité

Avant de réclamer une évolution de poste, vous devez vous pencher sur les avantages et les inconvénients du poste que vous convoitez.

Si bien souvent promotion rime avec augmentation des revenus, cela engendre aussi davantage de responsabilités. Vous devez vous demander si vous êtes prêt à les assumer. Il est nécessaire d’anticiper vos nouvelles responsabilités en ciblant les tâches supplémentaires ou nouvelles qui pourront vous être confiées.

L’attribution d’un nouveau poste peut aussi vous permettre de profiter d’avantages en nature. Celui qui est promu au poste de manager peut par exemple se voir attribuer un téléphone mobile. S’il s’agit d’un poste qui demande de la mobilité, le salarié peut négocier la fourniture d’un véhicule de service.

Les 5 habitudes les plus ridicules et contreproductives en entreprise

source: Gaël Chatelain

Vous le savez peut-être mais mon dada, c’est le bien-être en entreprise. Et ma conviction est que nous sommes responsables de celui-ci, toutes et tous, individuellement, quel que soit notre niveau hiérarchique. Alors bien entendu, vous allez me dire que si la structure dans laquelle vous travaillez n’est pas bienveillante, il est difficile d’agir… oui… et non. Le sens de cet article est de mettre en avant 5 habitudes que beaucoup d’entreprises font perdurer et qui, si nous agissions, pourrions faire évoluer petit à petit. Comme toute habitude, c’est en changeant individuellement que l’on pourra évoluer collectivement.

1- partir tard est signe d’implication/motivation

Aaaaaaah… le présentéisme. Il faut prendre conscience que c’est un mal spécifiquement français ; que ce soit en Angleterre, en Suède, en Allemagne, les journées à rallonge ne sont pas un signe de professionnalisme, c’est même le contraire. Je me souviens quand je travaillais chez CANAL+, l’un de mes interlocuteurs avec lequel j’étais en contact était Directeur Général d’un très grand média à New York. Un jour, je lui demande : « John, comment se fait-il que quand je t’appelle à 18.00, tu ne répondes jamais ? » Et là, lui, un tantinet surpris : « mais enfin Gaël, tous les jours je vais chercher mes enfants à l’école ».

J’adore la journée des 3 huit suédois : 8 heures de travail, 8 heures pour la vie personnelle, 8 heures pour dormir. Si nous arrivions à cela, peut n’entendrions nous plus jamais cette phrase si l’on part à 18.00 « ben.. tu prends ton après-midi ? ».

2- une réunion n’a jamais de fin

Un salarié français passe en moyenne 24 jours par an en réunion. Pas étonnant quand on sait qu’un grand nombre de celles-ci n’ont pas d’ordre du jour et surtout, pas vraiment d’heure de fin. La capacité de concentration d’un être humain normalement constitué est de 45 minutes maximum… à quoi bon faire des réunions de 3 heures qui, de plus, ne feront pas l’objet d’un compte-rendu ? Sans parler du retard pris sur son travail personnel !

“Le neuf suscite la colère des habitudes.” Jacques Attali

3- toujours joignable

Regardez une salle de réunion… bien souvent, la moitié des participant(e)s gardent leur téléphone à portée de main et répondent parfois à leur email. Pire, depuis quelques années, les ordinateurs portables apparaissent. Contrairement à ce que l’on imagine, le cerveau n’est absolument pas multitâche sur des taches conscientes. Notre cerveau zappe d’une tache à l’autre mais ne sait pas être à 100% sur chacune. Si l’on veut changer l’habitude n°2, il est fondamental de laisser ordinateur et smartphone à l’entrée des salles de réunion.

4- le boss a toujours raison

La libération de la parole n’est pas véritablement le point fort de nos entreprises. Bien sûr, il y a les entretiens annuels pour s’exprimer directement avec sa hiérarchie, mais nous le savons toutes et tous, ces entretiens ne sont pas toujours (bien) faits. Par ailleurs, quand quelque chose ne va pas dans votre couple par exemple, vous ne le notez pas sur un bout de papier en vous disant que vous en parlerez lors de votre entretien annuel avec votre conjoint(e), si ? Il faut libérer la parole pour réduire le niveau de frustration mais, surtout, augmenter l’efficacité collective. Les outils numériques comme Ourcompany sont là pour ça ! Respecter sa hiérarchie ne signifie en rien se transformer en béni-oui-oui bien sage.

5- l’injonction au bonheur

Il est socialement nettement plus acceptable de dire que l’on adoooooore son métier et que, définitivement son entreprise est la meilleure du monde. Ok… pourquoi pas. Mais que se passe-t-il si vous gagnez 50 millions d’euros demain au Loto ? Vous ne changez rien à votre vie professionnelle ? Un ouvrier qui avait gagné plus de 15 millions a arrêté de travailler 6 mois pour reprendre après… mais à mi-temps. Notre vie, ce n’est pas notre travail. Nous ne sommes pas une meilleure personne si on adore son métier, ni une pire si nous trouvons à y redire. Le bien-être est essentiel mais celui-ci peut être obtenu tout en admettant qu’il y a des imperfections dans notre quotidien professionnel. Et assumer cela, c’est le premier pas pour essayer de le changer.

Conclusion

Loin de moi l’idée de prétendre que si nous supprimions ces 5 habitudes dans nos entreprises nous nagerions dans un bonheur infini… mais je n’ai aucun doute sur le fait que si plus de la moitié disparaissaient, le niveau moyen de stress serait grandement réduit. Je ne sais pas vous mais personnellement, quand j’entends que plus de 10% de la population active française a ou va faire un burn-out, je me dis qu’il serait temps d’agir de façon massive, non ?

Reprise des parutions

Maintenant que la rentrée est passée et que chacun a pris ou repris ses marques dans ses fonctions, à notre tour de reprendre nos parutions.
L’actualité de Financo et du groupe Arkea est riche, les questions ne manquent pas. Nous profiterons du prochain Comité d’Entreprise pour faire le point avec la Direction.
Dès aujourd’hui, nous entamons des négociations sur le télétravail. D’une manière plus générale, un cycle de négociations débute. Beaucoup de sujets seront abordés: temps de travail, parcours professionnel, qualité de vie au travail, etc.
Notre employeur souhaite-t’il fermement appliquer le nouveau code du travail ? Ou souhaite t’il moderniser Financo en mettant les salariés au coeur de la réussite de l’entreprise ? Nous le saurons rapidement.
De notre côté, nous partons sur la seconde optique. Une entreprise sera perdante en instaurant un inconfort permanent avec ses salariés et en détériorant le climat social. Au contraire, moderniser son organisation et améliorer les conditions de travail favorisera sa réussite et la rendra plus attractive. C’est en ce sens que nous ferons des propositions.
Avec ces négociations, l’actualité de l’entreprise et l’incertitude sur le projet d’indépendance du groupe, nous sommes dans une période importante. Pendant cette période, nous représenterons activement les salariés en CE, en DUP et en étant force de propositions lors des négociations.
Bonne rentrée à tous
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Suspension des parutions

A nos lecteurs, collègues et sympathisants

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous avons suspendu la parution d’articles sur ce site et sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Nous espérons revenir avec de nouveaux posts prochainement.

Bien évidemment, nous continuons à être joignables et actifs chez Financo, N’hésitez pas à contacter nos élus et représentants ou à nous joindre à unsa.financo@gmail.com.

 

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