6 tendances qui définiront le travail du futur (infographie)

source: wrike.com

Fax, rolodex et PDA semblent aujourd’hui appartenir à une autre époque ; pourtant, il y a 10 ans, ces derniers étaient des outils de bureau omniprésents. Quelles surprises réserve la prochaine décennie aux travailleurs d’aujourd’hui ? 

Comme le dit l’adage, la seule constante est le changement. Préparez-vous au succès en gardant un œil sur ces 6 grandes tendances qui définiront notre manière de travailler dans les années à venir. 

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Préparer son entretien annuel d’évaluation : 5 conseils à suivre

source: juritravail

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Si l’entretien annuel d’évaluation est souvent redouté par de nombreux salariés, il est pourtant un moment privilégié avec votre manager. Il permet en effet d’évaluer le travail accompli sur l’année écoulée, de fixer les objectifs pour l’année à venir mais aussi l’occasion de négocier notamment une augmentation de salaire.  Le salarié invité à un entretien annuel d’évaluation doit donc le préparer en amont. Voici 5 conseils pour maîtriser le déroulement de cette entrevue

Conseil n°1 : Faire le bilan des actions positives de 2018 avec objectivité

Le salarié doit évaluer avec objectivité son potentiel, en faisant le bilan des actions positives qu’il a mené au cours de l’année écoulée.

Vous pouvez ainsi faire une liste détaillée des travaux et missions que vous avez accomplis avec succès (il peut, par exemple, s’agir d’objectifs fixés par l’employeur et que le salarié a atteint, mais pas seulement) et déterminer ce qu’ils ont apporté à l’entreprise : moins de perte, diminution des coûts, augmentation des gains, plus-value.

Vous devez compléter la grille d’évaluation qui vous est remise par votre employeur avec ces éléments.

Pour attribuer des avantages ou une hausse de rémunération, l’employeur tiendra compte de ce que vous avez apporté à l’entreprise. En effet, cette attribution se fera « au mérite ».

Conseil n°2 : Envisager les évolutions de son poste en 2019

L’entretien annuel d’évaluation permet à l’employeur de fixer les objectifs pour l’année à venir mais c’est aussi l’occasion pour vous de demander à votre supérieur hiérarchique un changement de poste, afin d’évoluer.

Il va donc falloir que vous étayez votre demande en démontrant vos compétences, vos prises d’initiatives, que votre travail contribue aux bénéfices de la société et que vous êtes un élément de confiance sur lequel l’employeur peut se reposer.

Avant de soumettre votre demande, vous devez vous renseigner sur le poste convointé : est-ce que le poste est vacant ? L’entreprise envisage-t-elle de créer ce poste ? En a-t-elle besoin ? Ais-je toutes les compétences pour l’occuper ?

Conseil n°3 : Connaître la situation économique et financière de l’entreprise

Dans tous les cas, que vous souhaitiez obtenir une promotion, une augmentation de salaire ou l’attribution d’un avantage en nature, un aménagement de vos horaires ou de vos conditions de travail (obtenir un bureau individuel par exemple), vous devez vous renseigner sur la situation de l’entreprise (chiffre d’affaires annuel, EBITDA, dettes, budget recherche et développement, etc.). Cela vous permettra d’évaluer les chances que vous avez d’obtenir ce que vous demandez.

Où en est l’entreprise ? Génère-t-elle du chiffre d’affaires ou connaît-elle des difficultés financières ? Quelles sont ses perspectives d’avenir et dans quel secteur d’activité souhaite-t-elle investir ? A t-elle mis en oeuvre des licenciements pour motif économique ou des plans de départs volontaires ou au contraire a-t-elle procédé à des recrutements en masse ? Dans quel domaine ?

Conseil n°4 : Faire le point sur la situation du marché local du travail

Afin de justifier votre demande, il est intéressant pour vous d’étudier en amont la situation du marché local du travail, pour vérifier que vos demandes sont cohérentes, et adaptées au marché de l’emploi. Pour cela, mieux vaut utiliser un outil d’évaluation du salaire.

Vous pouvez pour cela vous renseigner sur les niveaux de rémunération pratiqués sur des postes équivalents au votre, à compétences et expériences égales.

Vous avez également la possibilité de vous renseigner sur les offres d’emploi disponibles dans votre domaine d’activité, pour déterminer les besoins des entreprises de la région.

Vous trouverez facilement ces informations sur internet.

Conseil n°5 : Faire le point sur les avantages / inconvénients du poste convoité

Avant de réclamer une évolution de poste, vous devez vous pencher sur les avantages et les inconvénients du poste que vous convoitez.

Si bien souvent promotion rime avec augmentation des revenus, cela engendre aussi davantage de responsabilités. Vous devez vous demander si vous êtes prêt à les assumer. Il est nécessaire d’anticiper vos nouvelles responsabilités en ciblant les tâches supplémentaires ou nouvelles qui pourront vous être confiées.

L’attribution d’un nouveau poste peut aussi vous permettre de profiter d’avantages en nature. Celui qui est promu au poste de manager peut par exemple se voir attribuer un téléphone mobile. S’il s’agit d’un poste qui demande de la mobilité, le salarié peut négocier la fourniture d’un véhicule de service.

Les 5 habitudes les plus ridicules et contreproductives en entreprise

source: Gaël Chatelain

Vous le savez peut-être mais mon dada, c’est le bien-être en entreprise. Et ma conviction est que nous sommes responsables de celui-ci, toutes et tous, individuellement, quel que soit notre niveau hiérarchique. Alors bien entendu, vous allez me dire que si la structure dans laquelle vous travaillez n’est pas bienveillante, il est difficile d’agir… oui… et non. Le sens de cet article est de mettre en avant 5 habitudes que beaucoup d’entreprises font perdurer et qui, si nous agissions, pourrions faire évoluer petit à petit. Comme toute habitude, c’est en changeant individuellement que l’on pourra évoluer collectivement.

1- partir tard est signe d’implication/motivation

Aaaaaaah… le présentéisme. Il faut prendre conscience que c’est un mal spécifiquement français ; que ce soit en Angleterre, en Suède, en Allemagne, les journées à rallonge ne sont pas un signe de professionnalisme, c’est même le contraire. Je me souviens quand je travaillais chez CANAL+, l’un de mes interlocuteurs avec lequel j’étais en contact était Directeur Général d’un très grand média à New York. Un jour, je lui demande : « John, comment se fait-il que quand je t’appelle à 18.00, tu ne répondes jamais ? » Et là, lui, un tantinet surpris : « mais enfin Gaël, tous les jours je vais chercher mes enfants à l’école ».

J’adore la journée des 3 huit suédois : 8 heures de travail, 8 heures pour la vie personnelle, 8 heures pour dormir. Si nous arrivions à cela, peut n’entendrions nous plus jamais cette phrase si l’on part à 18.00 « ben.. tu prends ton après-midi ? ».

2- une réunion n’a jamais de fin

Un salarié français passe en moyenne 24 jours par an en réunion. Pas étonnant quand on sait qu’un grand nombre de celles-ci n’ont pas d’ordre du jour et surtout, pas vraiment d’heure de fin. La capacité de concentration d’un être humain normalement constitué est de 45 minutes maximum… à quoi bon faire des réunions de 3 heures qui, de plus, ne feront pas l’objet d’un compte-rendu ? Sans parler du retard pris sur son travail personnel !

“Le neuf suscite la colère des habitudes.” Jacques Attali

3- toujours joignable

Regardez une salle de réunion… bien souvent, la moitié des participant(e)s gardent leur téléphone à portée de main et répondent parfois à leur email. Pire, depuis quelques années, les ordinateurs portables apparaissent. Contrairement à ce que l’on imagine, le cerveau n’est absolument pas multitâche sur des taches conscientes. Notre cerveau zappe d’une tache à l’autre mais ne sait pas être à 100% sur chacune. Si l’on veut changer l’habitude n°2, il est fondamental de laisser ordinateur et smartphone à l’entrée des salles de réunion.

4- le boss a toujours raison

La libération de la parole n’est pas véritablement le point fort de nos entreprises. Bien sûr, il y a les entretiens annuels pour s’exprimer directement avec sa hiérarchie, mais nous le savons toutes et tous, ces entretiens ne sont pas toujours (bien) faits. Par ailleurs, quand quelque chose ne va pas dans votre couple par exemple, vous ne le notez pas sur un bout de papier en vous disant que vous en parlerez lors de votre entretien annuel avec votre conjoint(e), si ? Il faut libérer la parole pour réduire le niveau de frustration mais, surtout, augmenter l’efficacité collective. Les outils numériques comme Ourcompany sont là pour ça ! Respecter sa hiérarchie ne signifie en rien se transformer en béni-oui-oui bien sage.

5- l’injonction au bonheur

Il est socialement nettement plus acceptable de dire que l’on adoooooore son métier et que, définitivement son entreprise est la meilleure du monde. Ok… pourquoi pas. Mais que se passe-t-il si vous gagnez 50 millions d’euros demain au Loto ? Vous ne changez rien à votre vie professionnelle ? Un ouvrier qui avait gagné plus de 15 millions a arrêté de travailler 6 mois pour reprendre après… mais à mi-temps. Notre vie, ce n’est pas notre travail. Nous ne sommes pas une meilleure personne si on adore son métier, ni une pire si nous trouvons à y redire. Le bien-être est essentiel mais celui-ci peut être obtenu tout en admettant qu’il y a des imperfections dans notre quotidien professionnel. Et assumer cela, c’est le premier pas pour essayer de le changer.

Conclusion

Loin de moi l’idée de prétendre que si nous supprimions ces 5 habitudes dans nos entreprises nous nagerions dans un bonheur infini… mais je n’ai aucun doute sur le fait que si plus de la moitié disparaissaient, le niveau moyen de stress serait grandement réduit. Je ne sais pas vous mais personnellement, quand j’entends que plus de 10% de la population active française a ou va faire un burn-out, je me dis qu’il serait temps d’agir de façon massive, non ?

Reprise des parutions

Maintenant que la rentrée est passée et que chacun a pris ou repris ses marques dans ses fonctions, à notre tour de reprendre nos parutions.
L’actualité de Financo et du groupe Arkea est riche, les questions ne manquent pas. Nous profiterons du prochain Comité d’Entreprise pour faire le point avec la Direction.
Dès aujourd’hui, nous entamons des négociations sur le télétravail. D’une manière plus générale, un cycle de négociations débute. Beaucoup de sujets seront abordés: temps de travail, parcours professionnel, qualité de vie au travail, etc.
Notre employeur souhaite-t’il fermement appliquer le nouveau code du travail ? Ou souhaite t’il moderniser Financo en mettant les salariés au coeur de la réussite de l’entreprise ? Nous le saurons rapidement.
De notre côté, nous partons sur la seconde optique. Une entreprise sera perdante en instaurant un inconfort permanent avec ses salariés et en détériorant le climat social. Au contraire, moderniser son organisation et améliorer les conditions de travail favorisera sa réussite et la rendra plus attractive. C’est en ce sens que nous ferons des propositions.
Avec ces négociations, l’actualité de l’entreprise et l’incertitude sur le projet d’indépendance du groupe, nous sommes dans une période importante. Pendant cette période, nous représenterons activement les salariés en CE, en DUP et en étant force de propositions lors des négociations.
Bonne rentrée à tous
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Suspension des parutions

A nos lecteurs, collègues et sympathisants

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous avons suspendu la parution d’articles sur ce site et sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Nous espérons revenir avec de nouveaux posts prochainement.

Bien évidemment, nous continuons à être joignables et actifs chez Financo, N’hésitez pas à contacter nos élus et représentants ou à nous joindre à unsa.financo@gmail.com.

 

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Qualité de vie au travail : que valent vraiment les classements d’employeurs ?

source: les echos

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Tendance. En pleine guerre des talents, difficile pour les entreprises de ne pas tenir compte de ces palmarès qui prétendent mesurer la qualité de vie au travail.

Ce fut une petite guerre d’annonces. Le 28 mars dernier, des dizaines d’entreprises vantaient leur place dans le palmarès 2018 de  Great Place To Work des entreprises où il fait bon travailler en France . L’une se félicitait d’être « la première à figurer pour la cinquième année consécutive dans le Top 3 », l’autre de son entrée prometteuse à la 41e place… Le même jour, le géant Amazon France rappelait, dans un communiqué un brin agacé, qu’il avait, lui, été « distingué à trois reprises parmi les employeurs les plus attractifs en France », dans de « prestigieux classements » : les LinkedIn Top Companies 2018, Randstad Employer Brand Research 2018 et Universum Awards 2018. Aucune entreprise soucieuse de son image ne peut plus ignorer ces classements d’employeurs. Chacune cherche la meilleure stratégie à adopter.

Un ticket d’entrée parfois coûteux

Patrick Dumoulin, directeur général de Great Place To Work France, ne cache pas sa satisfaction. « Les entreprises françaises sont de plus en plus nombreuses à se porter candidates pour figurer dans notre palmarès. Elles font désormais de la qualité de vie au travail un axe stratégique. » Le cabinet originaire de San Francisco est ainsi devenu une sorte d’arbitre des élégances « corporate ». Chaque année plus attendu, son palmarès est aussi contesté. Ce qui lui est reproché ? Un ticket d’entrée à 5.900 euros minimum, voire 13.400 euros pour les entreprises de plus de 50 salariés souhaitant bénéficier d’une « analyse détaillée ». Le montant n’a pourtant rien d’excessif, sur ce marché pas comme les autres.  Top Employers , palmarès concurrent né à Amsterdam il y a dix ans, annonce un tarif d’adhésion à 15.500 euros par an, assorti d’un engagement de trois ans. « Nous assumons complètement notre modèle payant », insiste Patrick Dumoulin.

Cherchez le business model !

A mesure que la marque employeur et le bien-être au travail sont devenus des leviers puissants de recrutement, de nombreux classements ou labels ont débarqué en France :  Top EmployersRandstad Employer Brand , Statista, Universum, LinkedIn, pour ne citer qu’eux. On en dénombre 100 à 150 chaque année dans le monde. Great Place To Work veut se distinguer par son antériorité. « Notre méthodologie a été mise au point en 1992, et développée dans 60 pays, rappelle son directeur pour la France. Nous avons accumulé quinze ans de data. Great Place To Work s’est imposé comme un observateur privilégié de la qualité de vie au travail en France. » Avant d’ajouter, un peu provocateur : « Si un classement met en avant sa gratuité, cherchez le business model ! »

Une manifestation spontanée de l’attractivité

La gratuité, c’est justement l’argument du  Randstad Employer Brand. La moitié des 250 entreprises lauréates en France sont de grands clients du cabinet d’intérim et de recrutement. « C’est un service que nous leur rendons, concède volontiers François Béharel, président du groupe Randstad France. Ce qui les intéresse, c’est le rapport détaillé que nous leur transmettons sur ce que perçoivent d’elles les sondés. Il leur permet de s’autoévaluer et de se comparer avec d’autres acteurs, concurrents directs ou non. »  Randstad Employer Brand du classement de Randstad, ne figure  Great Place To Work des entreprises où il fait bon travailler en France . « Nous préférons ne pas mettre en place d’opération payante, puisque nous avons la chance que notre attractivité se manifeste spontanément dans d’autres enquêtes », explique Thierry Baril, directeur général des ressources humaines du groupe Airbus. Mais il se garde bien d’exclure formellement de faire la démarche de s’affilier, un jour, à Great Place To Work. « Car c’est un label international qui compte. »

 

7 principes pour être plus efficace

source: l’express

Heures sup’ qui s’enchaînent, projets qui dérapent… Ces scénarios catastrophes s’expliquent. Apprenez à les déjouer.

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La vie, au travail comme à la maison, ne peut pas être mise en équation. Il existe pourtant des dizaines de lois empiriques qui la régissent sans que nous en prenions conscience et qui font l’objet de nombreuses études. Connaître leurs effets est une des clés pour bien s’organiser. En voici sept que l’on rencontre tout au long de sa carrière, décortiquées par le coach de dirigeants Jean-Louis Muller, auteur du blog « Le management dans tous ses états ».

1. Loi de Murphy: la loi des emmerdements maximum

Définition : « Rien ne se passe jamais comme on l’a prévu. » Variante: « Le diable est dans les détails. »

Le pépin arrive toujours quand il ne faut pas et où il ne faut pas. C’est le passeport qu’on découvre non valide une fois arrivé à l’aéroport, la tartine qui tombe côté beurre. Et les petits tracas s’enchaînent. Vous êtes pressé? La voiture est en panne, etc. Les ingénieurs connaissent bien cette loi qui dérègle et retarde les projets. Tout processus – de recrutement, d’innovation, de production…- est une aventure pleine d’aléas. Mieux vaut chercher à les anticiper et à les réduire.

Le conseil : faites de la paranoïa intelligente, dès que c’est important pour vous. Les explorateurs du bout du monde, par exemple, se font opérer de l’appendicite avant de partir, au cas où il y aurait nul médecin. Sur les gros projets les experts préparent des rétro-plannings et imaginent le pire. Et vous, avant votre rendez-vous capital, faites réviser la voiture.

2. Loi de Parkinson: la loi du temps qui s’étire à l’infini

Définition : « Comme le gaz, le temps se dilate jusqu’à occuper la totalité de l’espace disponible. »

Cette loi fondamentale s’applique à la gestion de son temps mais aussi de sa carrière et de sa vie. Lorsqu’on ne se fixe pas de butée horaire ou calendaire dans la réalisation d’une tâche ou la prise d’une décision, elles s’éternisent. Plus on a du temps pour faire une chose, plus on met du temps à la faire. Pensez plutôt à rebours:  » Qu’est-ce que j’aimerais qu’on dise de moi après cette mission? »

Le conseil : borner votre temps et celui des autres et raisonner en termes d’objectifs et non pas de tâches à réaliser. On vous dit « c’est ASAP » (aussitôt que possible), faites préciser le délai ; fixez à 20 minutes la durée de la réunion ; commencez un mémo par la conclusion, etc. Les petits ballons de baudruche laissent moins de place à l’air qu’une montgolfière.

3. Loi de Douglas: la loi des dossiers qui s’entassent tout seuls

Définition : « Plus on dispose de place, moins on trie. »

C’est une variante de la loi de Parkinson. Plus vous avez d’espace et d’armoires pour ranger, plus vous étalez vos affaires. Votre bureau ressemble plus à une aire de stockage qu’à un lieu de travail, votre boîte mail est surchargée de dossiers et sous-dossiers. Résultats: vous perdez du temps à retrouver l’information utile. Ce qui paralyse l’action.

Le conseil : restreignez vos zones de rangement.

4. Loi de Pareto: la loi de l’éparpillement inutile

Définition : « L’essentiel prend 20% du temps et de l’espace, l’accessoire, 80%. »

C’est une autre loi fondamentale qui s’applique à bien des domaines : 80% des effets sont produits par 20% des causes. Exemple: 80% du chiffre d’affaires est réalisé par 20% des clients, 80% des tâches sont traitées en 20% de temps… Ce coefficient multiplicateur est issu des bâtisseurs égyptiens de pyramides, qui ont calculé l’énergie minima à développer pour soulever les gros blocs de pierre.

Le conseil : inutile de gaspiller vos forces. Mieux vaut se focaliser sur ce qui vaut la peine, ces 20% qui vont causer des dégâts ou booster l’activité. Gare au perfectionnisme, au micro-management, à la lecture exhaustive des mails, etc. Apprenez à élaguer votre arbre des priorités et à doser votre effort.

5. Loi d’Illich: loi de l’acharnement inefficace

Définition : « Au-delà d’un certain seuil, l’efficacité humaine diminue jusqu’à devenir négative. »

C’est la loi des rendements décroissants. Au bureau ou à l’école, au-delà de 90 minutes, l’attention est en chute libre. Alors, inutile de prévoir des réunions de 3 heures, de s’escrimer en continu sur un dossier qui vous résiste, d’avaler un sandwich derrière votre écran à midi pour vous avancer… La journée non-stop ne vous rendra pas plus efficient. Vous tomberez en apnée derrière votre PC. Variante : ce n’est pas parce qu’on met plus de monde sur un projet que ça avance plus vite.

Le conseil : faites des pauses. Et prévoyez des blocs de travail continu de 90 minutes au maximum. Entre deux, allez prendre un bol d’air frais, papotez avec un collègue. Par ailleurs, sélectionnez les contributeurs pertinents sur un projet.

6. Loi de Carlson: la loi du travail fractionné dévoreur de temps

Définition : « Le temps perdu à cause de l’interruption d’une tâche est supérieur au temps de l’interruption. »

Tout travail interrompu (par une sollicitation, une musique, un casse-croûte etc.) est moins efficace qu’un travail réalisé en continu. Pour deux bonnes raisons. 1/ Il faut globalement trois minutes au cerveau pour se reconnecter à la tâche. 2/ Une fois déconcentré, l’individu est tenté de papillonner, surtout si le dossier l’embête : il ira à la machine à café, lira une affiche, croisera untel et papotera…

Le conseil : isolez-vous. Fermez vos portes, mettez votre téléphone sur répondeur, désactivez le signal sonore d’arrivée des nouveaux mails. Et résistez à toute dispersion en ne faisant qu’une activité à la fois.

7. Loi de Confucius: La loi de l’expérience vaine et intransmissible

Définition : « L’expérience ne sert qu’à répéter les mêmes erreurs, mais plus rapidement. »

La mode des « best practices » soi-disant applicables partout relève du fantasme. La formule « Croyez-en mon expérience! » tue l’innovation. Nous sommes dans l’ère du copier-coller. Or, ce qui vaut ici ne vaut pas forcément là. Il faut laisser sa place à l’imagination. Les clés de la réussite de Steve Jobs ne sont-elles pas liées à l’intuition à l’émotion, à l’interprétation? Il s’était, dit-on (1) procuré un Minitel, avait désossé l’appareil, et étudié en détail son modèle économique… Plutôt que de le décalquer, il l’a adapté et ont découlé de ses réflexions iTunes, l’App Store et l’iPhone.

Le conseil : mieux vaut s’inspirer d’un procédé que de chercher à l’imiter.

Gérer l’intelligence en entreprise

source: editions tissot

Nous entendons de plus en plus souvent parler d’intelligence individuelle ou collective au sein des entreprises sans que ces termes soient toujours clairement explicités. Pourtant, les différentes formes d’intelligences sont le ferment des organisations et, lorsqu’elles sont activées à bon escient, elles leur apportent performance et croissance.

Qu’est-ce que l’intelligence ?

Les différentes définitions existantes ne font certes pas l’unanimité, selon qu’elles viennent de la philosophie, de la psychologie ou des sciences. Toutefois, nous pourrions dire qu’il s’agit des processus systémiques d’organismes vivants ou non qui favorisent l’apprentissage, la compréhension et l’adaptation.

Étymologiquement, le mot vient du latin intelligentia, « capacité à percevoir et comprendre » et de intellegere qui, décomposé signifie « entre » (inter) et « cueillir, choisir, lire » (legere).

Si la psychométrie, une des branches de la psychologie, a initié des outils de mesure comme l’échelle métrique d’intelligence d’Alfred Binet et Théodore Simon, ceux-ci ne mesurent que quelques aspects de l’intelligence et s’appuient essentiellement sur des données statistiques qui ne tiennent pas compte du contexte et de l’environnement de l’individu testé.

Les différentes formes d’intelligence individuelle

Or, les récents travaux en psychologie cognitive montrent aujourd’hui que nous disposons de 8 à 10 formes d’intelligences différentes et complémentaires.

Les travaux d’Howard Gardner de 1983 à 1993 sur l’intelligence multiple ont été largement confirmés par les neurosciences, du moins en ce qui concerne les 8 formes suivantes :

  1. l’intelligence interpersonnelle
    C’est celle qui nous permet de différencier les personnes de notre entourage, de détecter leurs humeurs au travers de leurs attitudes, et savoir nous y adapter. Elle facilite la collaboration, la durabilité de la relation, la négociation, la sensibilité et l’empathie. Les personnes qui en disposent ont du leadership et savent gérer un groupe, l’animer et l’organiser.
  2. l’intelligence verbale-linguistique
    C’est celle qui nous aide à mettre des mots sur les choses, de lire, écrire, raconter une histoire, apprendre les langues étrangères et jouer avec les mots. L’expression des concepts, même complexes, des idées et ressentis relève de cette forme d’intelligence.
  3. l’intelligence visuelle-spatiale
    Elle nous permet de penser en 2 et 3 dimensions, de bouger, déplacer les objets, elle sert aux dessins, plans et graphes y compris leur visualisation mentale. Elle est utile pour s’orienter dans l’espace et se souvenir des détails concrets.
  4. l’intelligence corporelle-kinesthésique
    La kinesthésie est la capacité à percevoir consciemment la position de son propre corps ou des mouvements des différentes parties du corps. Elle est aussi appelée parfois la proprioception.
    L’intelligence corporelle-kinesthésique utilise le corps pour agir et résoudre des problèmes, communiquer de façon non verbale, fabriquer ou réparer des objets, des machines.
  5. l’intelligence logico-mathématiques
    C’est elle qui nous fait calculer et résoudre des opérations complexes, trier, classer, repérer les similitudes, raisonner et argumenter de façon rationnelle, logique et cartésienne.
  6. l’intelligence musicale-rythmique
    Elle nous aide à repérer les tonalités, le timbre, le rythme, des sons, lier les sons à leur sens, composer et jouer des mélodies, chanter, jouer d’un instrument, créer des bruits, des sons, des effets sonores.
  7. l’intelligence intrapersonnelle
    Elle nous apporte une bonne connaissance de soi, favorise l’introspection et la définition d’objectifs, par une meilleure compréhension de ses propres processus cognitifs comme émotionnels. Elle favorise une gestion fluide de ses propres comportements.
  8. l’intelligence naturaliste-écologiste
    C’est elle qui nous rend sensible au devenir de la planète et intéressé par l’environnement naturel, le monde végétal animal et minéral, la protection de l’environnement et le développement durable.

Bien entendu nous disposons de plusieurs de ces intelligences et elles peuvent évoluer avec l’âge et les expériences de vie. L’intérêt pour l’entreprise est de connaître les typologies d’intelligences de ses collaborateurs pour constituer des équipes présentant la diversité nécessaire à l’aboutissement des projets qu’elles auront à gérer. Ces connaissances seront également utiles au moment du recrutement, sur un poste donné, en fonction des compétences requises.

Vous trouverez sur Internet plusieurs tests aidant au repérage de ces 8 types d’intelligences pour vous y aider.

L’intelligence collective

Le terme vient, entre autres, de la cybernétique et de l’approche systémique, et se base sur le principe que « le tout n’est pas la somme des parties ».

Elle désigne les capacités cognitives d’un groupe liées aux interactions entre les individus qui le composent et s’appuie sur la synergie du groupe. La synergie est pour mémoire un phénomène de création globale d’un effet qui serait différent de celui produit individuellement par chacun des acteurs du groupe, soit isolément, soit ensemble mais travaillant indépendamment.

L’intelligence collective apparaît lorsqu’est posé au préalable un cadre psychologiquement sécurisant : absence de jugements de valeurs et de critiques non constructives, organisation du temps, abstraction des phénomènes hiérarchiques. Elle s’organise le plus souvent avec des méthodes et outils coopératifs et de co-développement qui stimulent la créativité.

Là aussi vous trouverez de multiples outils et sites sur Internet afin de vous aider à mettre en place des facilitations de l’intelligence collective.

Pour conclure

Chaque individu dispose de sa propre forme d’intelligence grâce à la mixité des typologies précitées, qui peut être exponentialisée par la synergie du groupe et la démarche de codéveloppement coopératif. Bien gérée, cette intelligence aux multiples facettes devient une réelle plus-value tant sur le plan humain qu’économique.