Les ambitions de croissance de Financo confortées par l’acquisition de My Money Bank

source: autoactu

Financo s’est fixé pour ambition de représenter 5% du marché du financement automobile par prescripteur (périmètre ASF) d’ici 2020. L’intégration de l’activité de My Money Bank s’inscrit dans ce cadre. Le rapprochement devrait être finalisé fin juin. Précisions avec Rémi Delaprée, directeur commercial de Financo.

 « Nous avons pris un virage dans les années 2009/2010 en nous donnant les moyens de nos ambitions en termes de développement produits et de ligne de financement qui se matérialise aujourd’hui avec le rachat de My Money Bank », nous a dit Rémi Delaprée, directeur commercial de Financo.
Depuis l’annonce le 8 décembre 2017 des négociations entre les deux établissements financiers pour l’acquisition par Financo de l’activité automobile de My Money Bank (ex-GE Money Bank) en métropole, les principales étapes ont été passées et notamment la phase de consultation des organisations syndicales. La date de la signature définitive de l’accord devrait intervenir courant mai. « Nous souhaitons finaliser le rapprochement à la fin du premier semestre », nous a dit Rémi Delaprée.
Après cette date, la production automobile de My Money Bank sera intégrée dans les livres de Financo.
La nomination en novembre 2016 de Rémi Delaprée, pur produit Financo, était déjà une forme de confirmation de cet engagement de Financo dans la distribution automobile. Entré chez Financo en 1999 comme attaché commercial terrain (après un début de carrière chez Finalion à partir de 1992), il a été successivement directeur d’agence (Rennes), de région (Grand Ouest) puis responsable marketing au siège à Brest en 2010. « C’est à cette époque que nous avons affiché notre ambition sur le marché automobile avec des prises de positions dans les grands groupes de distribution alors que nous étions avant présent dans des établissements de taille modeste », raconte-t-il.
Alors que l’établissement financier intervient aussi sur les marchés moto, loisir, amélioration de l’habitat et équipement général du foyer (qui sont tous sous la responsabilité de Rémi Delaprée), le dirigeant reconnait qu’il était plus en retrait sur le marché automobile : « Nous avons affirmé nos ambitions plus tard au niveau de l’automobile par rapport à la moto, où nous avons des partenariats avec Yamaha, Harley Davidson, Triumph, et au loisir qui sont des marchés historiques pour Financo. »
 En 2017, Financo a réalisé une production financière automobile de 277,4 millions d’euros en hausse de 12,7% (financement VN et VO, en crédit et LOA) pour 13 384 dossiers (+6%). « Nous progressons sur tous les segments de crédit en VN et VO et en LOA », précise Frédéric Rémy, directeur marché automobile de Financo. De son côté, My Money Bank représente sur le périmètre concerné par ce rachat (France métropolitaine uniquement) une production financière de l’ordre de 200 millions d’euros. « Nous faisons actuellement 2,2% du marché des financements automobile ASF et notre ambition à 2020 est d’atteindre 5% », nous a dit Rémi Delaprée. Avec cette acquisition, Financo atteindrait pratiquement l’objectif qui se situe autour de 500 millions d’euros.

Une mise en commun des développements avec les autres secteurs
Financo compte aujourd’hui 500 concessionnaires partenaires, dont un tiers font l’essentiel de son activité. « Une partie des grands comptes automobile recensés dans l’Annuaire Autoactu et de gros faiseurs multimarques VN et VO font 68% de notre fonds de commerce », précise Frédéric Rémy.
Si sa taille ne lui permet pas de rivaliser avec les trois principaux intervenants que sont CGI, Cetelem et Viaxel, Financo dispose cependant d’un savoir-faire issu de ses autres secteurs d’activités et des partenariats avec de grandes enseignes qui « facilitent la prospection auprès des distributeurs automobile », assure Rémi Delaprée. « Travailler sur plusieurs marchés nous permet d’identifier des  best practices et de les diffuser sur l’ensemble de notre activité. »

Dernier exemple en date, Financo a mis en place une « signature électronique » dans le cadre de son partenariat avec l’enseigne System U pour l’électroménager qui va être déployée dans les concessions. Le client ne signe pas à proprement parler, il reçoit un code de validation sur son téléphone portable qui est personnel et vaut signature. Cela évite d’imprimer le contrat et le client le reçoit par mail. « Nous avons défini avec System U un processus robuste, universel et implémentable très facilement. Nous sommes sur une solution opérationnelle et sans investissement », explique Rémi Delaprée. « Nous avons fait des tests sur des partenaires privilégiés et nous sommes en déploiement depuis janvier. Toute notre offre peut être souscrite en signature électronique. C’est une vraie attente au niveau de la distribution et nos partenaires ont été surpris que certains intervenants importants ne soient pas au même niveau de réalité opérationnelle que Financo. »

Actuellement utilisée dans 3 groupes pour 40 points de ventes, la signature électronique sera déployée chez 100% des partenaires. « Nous aurons des vendeurs qui seront utilisateurs et d’autres pas, ce sera leur libre choix et celui du client. Nous allons démarrer la formation de nos équipes en interne pendant 2 mois », explique Frédéric Rémy.

Prochain développement : une solution qui permettra d’implémenter les informations du client dans les dossiers à partir des documents transmis pour accélérer le processus de vente.
Florence Lagarde

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