Le crédit conso poursuit son redressement

source: les echos

La production cumulée sur douze mois est revenue à son niveau de septembre 2009. Elle est tirée par les locations avec option d’achat. Les volumes de crédits renouvelables stagnent après avoir chuté sous l’effet des tours de vis réglementaires.

Le marché français du crédit à la consommation continue de remonter la pente après avoir été durement été éprouvé par la crise et les tours de vis réglementaires.

La production cumulée de ces prêts sur les 9 premiers mois de l’année a augmenté de 4,5 % par rapport à la même période l’année dernière, pour atteindre 29,7 milliards d’euros selon les données publiées lundi par l’Association française des sociétés financières (ASF). Celle-ci représente notamment les spécialistes de la distribution de ce type de prêts sur le lieu de vente.

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Un redressement soutenu par les opérations de location

Sur douze mois, la production cumulée de ces nouveaux prêts destinés à financer un besoin personnel ou un service (comme de l’électroménager ou des travaux), a atteint plus de 40 milliards d’euros en septembre. Même s’ils restent très loin des niveaux enregistrés en 2007 et 2008 (autour de 45 milliards d’euros), les volumes sont ainsi retournés au niveau de septembre 2009. Ces statistiques confirment la poursuite du redressement du marché entamée en 2015, dans le sillage de la reprise de l’activité économique.

Les opérations de location avec option d’achat (LOA) font plus que jamais figure de locomotives pour le secteur. Compte tenu de l’appétit croissant des consommateurs pour la location au détriment de la propriété, la production cumulée sur 9 mois de financements d’automobiles via des LOA a progressé de 27,6 % par rapport à la même période l’année dernière pour dépasser 4,6 milliards d’euros en septembre.

La production de crédits renouvelables stagne

Les prêts personnels, qui peuvent être utilisés librement, continuent cependant de représenter le gros des nouveaux prêts à la consommation. S’élevant à plus de 10 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, la production (rachats de créances compris) a augmenté de 1,3 % sur un an. La production de crédits affectés (auto, travaux, équipements etc.) est aussi dynamique avec une croissance de 1,8 %, à 7,2 milliards d’euros sur 9 mois.

En revanche, les volumes de nouveaux crédits renouvelables sont restés quasiment inchangés sur un an (-0,2 %) pour atteindre 7,3 milliards d’euros (en cumulé sur 9 mois). Ces données confirment la stagnation à un niveau bas de la production de ces prêts dont le capital se reconstitue au fur et à mesure des versements.

Avant de se stabiliser en 2016, la production de crédits renouvelables avait dégringolé à partir de 2008, sous l’effet de la crise et de l’encadrement de la distribution de ces crédits par la loi Lagarde de 2010. Alors que celle-ci a été complétée par la loi Hamon en 2014, la part du crédit renouvelable dans la production totale des établissements spécialisés est passée de 41 % en juin 2009 (sur douze mois), à 26 % à la fin de l’année dernière.

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